เข้าสู่ระบบLe vendredi soir, Louane venait à peine de terminer son dîner lorsqu’elle entendit les roues du fauteuil de Richard avancer dans le couloir, et quelques secondes plus tard, il apparut dans l’encadrement de la porte avec cette expression neutre qu’elle avait déjà appris à reconnaître, celle qui annonçait généralement qu’il avait quelque chose à lui dire et qu’il n’attendait pas réellement son avis. — Demain, nous irons dîner chez mes parents. Louane releva les yeux vers lui, Il marqua une courte pause avant d’ajouter : — Sois prête à dix-huit heures trente. Louane hocha simplement la tête. — D’accord. Richard repartit aussitôt, sans demander si elle avait quelque chose de prévu ou si elle souhaitait venir, comme si sa présence à ce dîner allait de soiLe lendemain, à l’heure prévue, ils quittèrent la maison ensemble. Pendant tout le trajet, Richard resta silencieux, les yeux fixés sur la route à travers la fenêtre, tandis que Louane regardait discrètement son reflet dans la vit
Deux jours plus tard, alors que Louane était assise dans le petit salon en train de feuilleter distraitement un magazine qu’elle ne lisait même pas réellement, la gouvernante vint lui annoncer que sa sœur était arrivée, et pendant quelques secondes, un véritable soulagement traversa son visage, car depuis son mariage, Jennifer était probablement la personne dont la présence lui manquait le plus, celle devant laquelle elle n’aurait pas besoin de prétendre que tout allait bien, celle qui connaissait ses silences suffisamment bien pour comprendre lorsqu’un sourire n’était qu’une manière de cacher une douleur. — Madame Louane, votre sœur est là. Louane se leva immédiatement, Elle n’attendit même pas que la gouvernante lui réponde avant de se diriger vers l’entrée. Quelques secondes plus tard, Jennifer apparut dans le salon, un petit sac à la main, et dès qu’elle aperçut sa sœur, elle ouvrit les bras. — Louane ! Les deux sœurs se serrèrent longuement dans leurs bras, Louane ferma les y
Lorsqu’ils rentrèrent à la maison après la séance de rééducation, Richard fut immédiatement accueilli par la gouvernante qui s’approcha de lui pour l’aider à rejoindre son fauteuil habituel, tandis que Louane, elle, resta quelques secondes en retrait avant de monter silencieusement dans sa chambre, comme elle avait pris l’habitude de le faire chaque fois qu’elle sentait qu’elle n’avait pas sa place auprès de lui. À peine avait-elle refermé la porte derrière elle que son téléphone se mit à sonne, elle répondit immédiatement à son père. — Allô, papa ? — Louane, comment vas-tu ? Je voulais simplement prendre de tes nouvelles, dit-il d’une voix qui trahissait une certaine inquiétude, Comment se passent les choses chez les Reid?Louane s’assit sur le bord de son lit et regarda quelques secondes le sol avant de répondre. — Tout va bien, papa. Elle mentait, Elle savait qu’elle mentait, et son père aurait probablement compris la vérité s’il avait pu voir son visage à cet instant, mais e
Le lendemain matin, Louane comprit qu’elle allait devoir apprendre à vivre dans dans une maison où on ne voulait pas forcément d’elle , mais malgré cela , elle avait déjà décidé de la place qu’elle devait occuper.Elle venait à peine de terminer son petit-déjeuner lorsque la gouvernante s’approcha d’elle avec une expression légèrement gênée, comme si elle s’apprêtait à annoncer quelque chose qu’elle aurait préféré ne pas avoir à dire. — Madame Louane, Monsieur Reid m’a demandé de vous transmettre certaines consignes concernant votre installation dans la maison. — Des consignes ? Demanda -t-elle en se levant de la chaise — Oui, madame. La gouvernante sortit alors une petite feuille qu’elle tenait entre ses doigts et commença à parler avec le plus grand sérieux. — Premièrement, vous ne devez pas entrer dans le bureau de Monsieur Reid, même lorsqu’il est absent. — Deuxièmement, vous ne devez toucher à aucune de ses affaires personnelles, qu’il s’agisse de ses documents, de ses vêt
Cette nuit-là, Louane n’arrivait pas à dormir. Elle avait passé des heures à fixer le plafond, incapable de chasser de son esprit les paroles de Richard. Tu es ici pour être mon épouse. Pas pour construire une carrière. Elle avait essayé de ne pas y penser, mais plus elle cherchait à dormir, plus elle ressentait cette boule désagréable dans sa poitrine. Finalement, elle se redressa.Elle avait soif. Louane enfila rapidement une robe de chambre et quitta sa chambre afin d’aller chercher un verre d’eau. La maison était plongée dans le silence. Elle descendit quelques marches, puis s’arrêta brusquement lorsqu’elle remarqua une porte légèrement entrouverte à l’étage. C’était celle de Richard, Louane resta immobile. Elle savait qu’elle aurait dû continuer son chemin. Elle savait qu’elle n’avait aucune raison d’entrer.Pourtant, après quelques secondes d’hésitation, elle s’approcha. Elle poussa doucement la porte, La chambre était plongée dans une faible obscurité.Richard semblai
Le lendemain matin, lorsque Louane ouvrit les yeux, la première chose qu’elle remarqua fut le silence qui régnait dans la maison. Elle resta quelques secondes allongée dans son lit, encore plongée dans le sommeil, avant de se redresser lentement.Elle regarda autour d’elle. Depuis son arrivée chez les Reid, elle avait eu l’impression que la maison était constamment très calme , comme ci tout le monde ne voulait pas être dans les pattes de Richard, Louane se leva, se prépara rapidement et quitta sa chambre. En descendant les escaliers, elle aperçut la gouvernante qui s’occupait de la maison. — Bonjour. — Bonjour, madame Reid Louane lui adressa un sourire avant de demander : — Les parents de Richard sont déjà sortis ? — Oui. Monsieur et madame Reid sont partis tôt ce matin. Louane hocha la tête. Elle ne savait pas pourquoi, mais cette information la rendit légèrement nerveuse. Elle se retrouva soudain seule avec Richard. Après ce qui s’était passé la veille, elle ne savait pas v







