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Chapitre 6 : L’instant où tout bascule

作者: Darkness
last update 公開日: 2025-07-30 06:40:13

Kael

Elle croit qu’elle a encore le contrôle.

Elle pense qu’elle peut jouer avec moi, jouer à la fragile, jouer à la résistante.

Mais ce qu’elle oublie, c’est que je suis bien meilleur que ça.

Je ne suis pas ce genre d’homme qui laisse les femmes partir quand elles le désirent.

Je prends ce que je veux, et je n’ai aucune intention de la laisser m’échapper.

Je m’approche d’elle, le regard fixé sur ses lèvres, sur cette lueur démente qui brûle dans ses yeux.

Elle est trop fière pour admettre ce qu’elle ressent. Trop fière pour se soumettre. Mais je vais la faire crier.

Elle va comprendre qui a le pouvoir ici.

Je la saisis brutalement par les poignets, la plaquant contre le mur de l’entrée, mon corps écrasant le sien.

Elle n’a pas le temps de se débattre. Elle ne peut pas.

Elle est piégée.

Elle tremble sous moi, mais elle garde un air défiant, ses yeux sombres plantés dans les miens. Elle ne veut pas céder, mais je le sais, elle n’a pas d’échappatoire. Je vais la faire plier, une étape après l’autre, jusqu’à ce qu’elle soit mienne. Complètement mienne.

Alayna

Il ne me laisse aucune chance.

Aucune place pour le doute, aucune place pour la fuite.

Ses mains, fermes, cruelles, me pincent les poignets comme des chaînes.

Je me sens prise. Enchaînée. Et pourtant, j’ai envie de me déchirer, de lui dire que c’est ce que je cherche.

Il ne me donne pas le temps de réfléchir, de comprendre. Je suis dans sa sphère, à sa merci.

Il est plus rapide que mes pensées, plus fort que tout ce que je pourrais imaginer.

Je suis sa proie. Et je suis prête à être dévorée.

Je le sens se pencher sur moi, l’odeur de son parfum, du cuir de ses vêtements, envahit mes sens. Il est tout autour de moi, oppressant, mais étrangement enivrant.

Je sens mes pensées se brouiller. Une part de moi crie à la rébellion, mais l'autre est déjà sous son emprise, prête à se laisser engloutir.

Kael

Je ne lui laisse pas le temps de s’adapter.

J’embrasse sa gorge, la mordant avec une brutalité qu’elle n’a pas anticipée.

Elle gémirait si elle en avait le temps. Mais elle n’en a pas. Je l’oblige à se soumettre à ce que je lui impose.

Je sais que cette douleur l’excite. Je vois la manière dont son corps réagit, même si son visage reste fermé.

Elle lutte. Mais elle veut ça.

— C’est ça que tu cherches, non ?

Je souffle sur sa peau, mes lèvres glissant sur ses marques de la nuit précédente.

— Tu as besoin de moi pour te briser.

Je fais une pause. Puis, avec une voix basse, presque imperceptible, je murmure :

— Et tu vas m’appartenir, Alayna. Tu vas crier mon nom.

Alayna

Je serre les dents, mais je sais qu’il a raison.

Je suis coincée. Je suis prise dans sa toile, et il n’y a pas de sortie.

Il est tout ce dont je ne voulais pas. Mais il est tout ce dont j’ai besoin.

J’essaie de parler, de le repousser, mais je n’ai même pas la force de le faire.

Il est là, lourd, dominant, et chaque souffle que je prends est une promesse que je vais céder.

Il me prend sans ménagement. Il veut que je m’incline. Il veut que je le supplie.

Et au fond de moi, je veux le laisser faire. Parce que je sais que je ne peux rien contre lui.

Je suis à sa merci, tout mon corps crispé sous son emprise. Je sens l’énergie vibrer autour de nous, lourde, impitoyable. C’est une lutte qu’il sait déjà gagnée, et je le sais aussi.

Il n’y a pas de place pour l’évasion ici.

Kael

Elle ne résiste plus.

Ses jambes tremblent sous moi, et je sais qu’elle se perd. Que cette perte, cette chute, elle l’attendait depuis toujours.

Je l’observe avec cette intensité, cherchant à pénétrer chaque partie d’elle, à la briser.

Je l’embrasse à nouveau. Sauvagement. Elle m’appartient maintenant.

Je la dévore avec la même passion qu’elle me provoque.

Elle gémit, mais je ne lui accorde aucun répit. C’est ce qu’elle veut. C’est ce qu’elle réclame.

Je la fais mienne, dans chaque geste, chaque souffle.

Je suis celui qui la façonne, celui qui l’écrase.

Et elle aime ça. Elle aime cette domination.

Elle essaie de me repousser, mais elle n’a pas la force. Pas contre moi.

Elle est à ma merci. Je la sens glisser, se perdre dans cet abîme où tout ce qu’elle connaît est effacé. Elle est suspendue entre le plaisir et la douleur, incapable de me fuir. Je vois son corps se tendre et se soumettre, encore et encore.

Je la soumets à nouveau, cette fois sans aucune pitié. Il ne reste que la brutalité du désir. La crainte du contrôle qu’elle perd. Elle est à moi.

Elle s’éteint dans mes bras, mais c’est ce qu’elle voulait. Elle s’abandonne à moi.

Alayna

C’est la chute. La dernière étape.

Je ne sais plus où je commence et où il finit.

Tout est flou, tout est flou… mais je sais que c’est lui qui me fait perdre pied.

Je ne peux plus rien. Plus rien que lui. Et même si je veux me battre, c’est lui qui m’a déjà brisée.

Je suis un morceau de lui. Et il ne me laisse plus la chance de respirer.

Il est tout. Il est l’air que je respire, le souffle de ma vie, celui qui me fait vivre… et mourir.

Je suis prise dans cette spirale. Impossible de revenir en arrière. Il ne m’en laissera pas la chance.

Les frontières entre ce que je suis et ce qu’il veut que je sois sont désormais effacées. Il m’a capturée dans ses chaînes invisibles, et je les porte fièrement.

Je suis mienne, et pourtant, je ne le suis plus. Je suis son miroir, et il est mon reflet.

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