Share

Chapitre 150 — Le vote

Penulis: Déesse
last update Tanggal publikasi: 2026-09-08 06:05:25

Giulia

L'aube est à peine levée quand la meute se rassemble de nouveau, personne n'a dormi, personne n'a pu dormir, la nuit a été trop pleine, trop lourde, trop immense, et ils reviennent dans la grande cour avec des cernes sous les yeux et des braises dans le regard, des centaines de loups qui viennent voter pour la première fois de leur vie, des centaines de loups qui ne savent même pas comment on fait, parce qu'on ne leur a jamais demandé leur avis, parce que Lorenzo décidait seul, parce que
Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi
Bab Terkunci

Bab terbaru

  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 191 — La bataille du col (2)

    GiuliaEt puis je charge, parce qu'il y a un moment où le stratège doit mourir et où le guerrier doit naître, et ce moment est venu, et je charge à la tête de la garde, douze loups et moi, dans la sortie du col, et la bataille m'avale, la bataille m'emporte, et je deviens ce que mon sang a toujours attendu que je sois.Je ne me cache plus, pas cette nuit, la dissimulation tient mais la retenue tombe, et je combats comme une hybride, comme une fille de deux sangs, je suis plus rapide que les loups, plus forte que les vampires, ma lame est partout, elle pare, elle frappe, elle ouvre, et le premier mercenaire qui me fait face n'a le temps de rien comprendre, et le deuxième non plus, et je sens autour de moi mes loups qui me regardent, mes loups qui me découvrent, et je sens leur stupeur se changer en furie, en fierté, en cette ivresse particulière des guerriers qui suivent un chef qui combat devant eux.— Avec moi, hurle Enzo quelque part à ma droite, avec l'Alpha, avec l'Alpha.Et le li

  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 190 — La bataille du col (1)

    GiuliaIls viennent à la deuxième heure de la nuit, la nuit noire, la nuit morte, la nuit sans un souffle de lune, exactement comme Tomaso l'avait annoncé dans son dernier corbeau, exactement comme je l'avais calculé, et je suis à mon poste depuis la tombée du jour, à la sortie du col, avec la garde, et à travers les relais, à travers les guetteurs muettes qui se passent le signal de rocher en rocher, je suis leur approche, quatre-vingts lames, soixante-dix peut-être après les dernières désertions, une colonne qui serpente dans la vallée du Ruisseau Noir, qui traverse le bois penché, qui monte vers la gorge.Et je les sens avant de les voir, ma perception nouvelle, celle que la dissimulation m'a ouverte, lit la nuit comme une page, les cœurs lointains, les souffles, la marée froide des vampires qui avancent, et parmi eux, au milieu, un cœur que je reconnaîtrais entre mille, un cœur qui bat trop fort, un cœur qui brûle, le cœur de Lorenzo, et Lorenzo est devant, comme prévu, Lorenzo ma

  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 189 — La veille de la bataille

    GiuliaLa veille, la dernière nuit, la nuit avant la nuit, et je savais que je ne dormirais pas, je le savais comme on sait les choses du corps, et j'ai renvoyé tout le monde, Silas, Lucia, les servantes, j'ai dit je veux être seule, et ils sont partis, et je suis restée seule dans ma chambre, avec la carte roulée, avec la lame posée, avec l'armure de cuir préparée sur le mannequin comme un deuxième moi-même qui m'attend, debout, silencieuse, patiente.J'ai tout revérifié dans ma tête, une dernière fois, les postes, les signaux, les lignes de retraite, les soins, les caves des enfants, la porte de secours, j'ai cherché la faille, la faille que j'aurais manquée, le détail qui tue les plans, et je n'ai rien trouvé, rien de plus que l'incertitude ordinaire, l'incertitude qui est le prix d'entrée de toutes les batailles, et alors je me suis assise près de la fenêtre, et j'ai regardé la nuit, la nuit presque sans lune, la nuit qui ressemble déjà à demain.Et il est venu, bien sûr qu'il est

  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 188 — La préparation du piège

    Giulia Nous montons au col le lendemain, Matteo et moi, avec Enzo et les capitaines des archers, et le voyage se fait par les crêtes, loin des pistes, invisibles, parce que Tomaso a prévenu que Lorenzo a des éclaireurs, deux bannis qui rôdent, et qu'un seul d'entre eux qui nous verrait sur le col ferait tout échouer, alors nous marchons comme des chasseurs, courbés, silencieux, et je découvre le col en chef de guerre, non plus en dessinateur de cartes. Il est plus parfait que la carte ne le disait, le col de Verlac, une blessure dans la montagne, les parois grises qui montent, qui montent, si lisses que même les chèvres les évitent, et le passage au sol, large d'abord, puis qui se pince, qui serre, jusqu'à ce passage de quarante pas où dix hommes pourraient arrêter mille, et au-dessus, les corniches, les corniches où nos archers sont déjà en place, trente silhouettes plaquées contre la roche, immobiles, invisibles, et quand Enzo siffle le signal, trente arcs se lèvent en même temps

  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 187 — La carte de l'ennemi

    GiuliaAvec les rapports de Tomaso, j'ai ce qu'aucun chef n'a jamais eu contre un ennemi, j'ai tout, j'ai leurs effectifs jour par jour, j'ai leurs positions, leurs rondes, leurs dissensions, j'ai l'heure de leurs repas et le nom de leurs capitaines, j'ai la fièvre de leur maître et l'impatience de leur guide, et sur la grande table de la salle des cartes, la carte de l'ennemi est dessinée aussi précisément que la mienne, et quand on possède les deux cartes, la guerre n'est plus un pari, c'est une géométrie.— Ils viendront par ici, dis-je, et mon doigt trace la ligne, la vallée du Ruisseau Noir, puis le bois penché, puis le col, c'est la seule route qui mène des terres de Valerius à nos murs en moins d'une journée de marche, et Lorenzo n'a pas une journée, Lorenzo n'a plus le temps, chaque jour qui passe lui coûte des bannis, alors il prendra la route courte, et la route courte passe par le col de Verlac.Silas se penche sur la carte, et son doigt suit le col, le défilé, les deux par

  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 186 — L'espion dans la place

    GiuliaL'espion s'appelle Tomaso, et c'est une des histoires que je garderai longtemps, parce qu'elle dit tout de la façon dont les guerres se gagnent, Tomaso était un fidèle de Lorenzo, un des anciens, un de ceux qui avaient cru, qui avaient juré, qui avaient suivi l'Alpha dans la première disgrâce, et quand Lorenzo a été exilé, Tomaso n'a pas protesté, Tomaso s'est tu, Tomaso a courbé la tête, et Tomaso est resté, invisible, ordinaire, un loup gris parmi les loups gris.Et puis, au bout d'une lune, Tomaso a disparu, et tout le monde a pensé qu'il avait rejoint son maître, et c'était vrai, Tomaso avait rejoint son maître, parce que je le lui avais demandé, parce que Tomaso était venu me trouver une nuit, en secret, avec cette chose rare dans les yeux, le remords, le vrai, le remords qui ronge, et il m'avait dit, j'ai servi un traître quinze ans, j'ai fermé les yeux quinze ans, laissez-moi payer, laissez-moi payer avec le seul bien que j'ai, la confiance qu'il me porte encore.Et moi

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status