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CHAPITRE 2

Author: Just someon
last update Petsa ng paglalathala: 2026-04-07 05:58:28

Dis-je en cassant le moment romantique de ces deux-là qui ne font que se mater sous l'exaspération générale.

Je me lève, mon plateau en main, je ne fais pas le rond. La cantinière est une bonne amie à moi, elle m’en doit une. Je vous raconterai cela en temps voulu.

Sur cette table, il y a l’équipe de football, en tout cas, ceux qui sont sur le terrain. Les filles du cheerleading, dont moi, Céline et Lila faisons partie.

Autant vous dire qu'on est très serrées.

- Tu sais pas combien je bande, me chuchote Clem.

- Ce n'est ni le lieu ni le moment pour parler de ça.

dit Céline, ce qui me fait sortir de mes pensées.

- Faire quoi ?

Elle lève les yeux au ciel.

- Crac crac boum boum.

- Tu parles de quoi ?

Je vois très bien de quoi elle parle, je veux juste la faire chier.

- Comme tu veux que je le dise, je vais poser la question le plus clairement possible pour ton petit cerveau de poisson rouge : est-ce que vous allez coucher ensemble ?

- Peut-être, c'est ce qui serait normal. Clem a été si patient.

Céline commence à pousser des cris d’arabe comme une hystérique révélant son sang maghrébin.

- Tu vas te faire dépuceler, enfin plus de vierge chez nous.

- C'est vrai que toi, Carl, t’as vite convaincu.

- Oui, et j'ai adoré ! J'adore même toujours à chaque fois qu'on le fait. Si tu veux tout savoir, hier il m'a défoncée...

- Je t'ai pas demandé tous les détails,

la coupai-je pour l'arrêter. Heureusement qu'on est arrivés. Je descends rapidement sous son rire.

- À demain, ma salope.

- Oui, à demain,

criai-je tout en avançant vers la porte.

Je vais immédiatement prendre mon bain, puis nous passons à table comme d'habitude. Bien sûr, ma mère m'a sermonnée pour ce que j'ai dit ce matin, mais après,

papa, toujours blagueur, a su tourner ça à la rigolade. J'adore mon papouch.

- On se fait une partie de jeu vidéo,

dit mon père.

- Le dernier arrivé est une patate pourrie,

annonçai-je en courant, prenant de l’avance. Mon père et moi commençons à faire la course juste avant les escaliers. Il me pousse, ce qui me fait perdre l'équilibre. Je tombe sur mes fesses, il prend de l'avance jusqu'à notre salle de jeu, sous les protestations de maman qui regarde sa série à l'eau de rose.

- Gagne ton vieux père, il en a encore sous le capot.

- Tu parles, tu m'as poussée !

- Oh, mauvaise perdante, ce n'est pas gagné pour toi parce que tu vas encore perdre, ma fille.

Nous nous installons et commençons à jouer à FIFA, le jeu de football, puis à un jeu de combat. Sans m'en rendre compte, je sombre dans le sommeil.

Je me sens portée, je n'ai pas peur, je sais que c'est mon père. Je me pelote bien contre lui.

Il me dépose délicatement dans mon lit, me laisse un bisou sur le front, puis éteint la lumière et ferme la porte derrière lui.

Il se renfrogne puis se lève pour s'en aller, je le regarde partir. Il a vraiment été patient, sachant ce que j’ai vécu, enfin, la partie visible de tout ce merdier, celle que j’ai bien voulu lui dire. Juste repenser à cela me fait revenir dans le passé, ce passé si douloureux.

- Hel, ça va ?

Je soulève la tête pour croiser le regard tendre et doux de ma meilleure amie. Elle me connaît si bien, mes moindres changements ne lui échappent pas, tout comme les siens, ça doit être le résultat de toutes ces années d’amitié.

Je me demande bien où je serais sans elle, sûrement dans un cimetière à pourrir. Je lui suis si reconnaissante.

- Oui, poulette, ça va, dis-je avec un petit sourire. Repas fini, retour en cours.

- Ça fait deux ans que j’attends, je ne crois pas être capable de tenir comme ça.

Je souffle bruyamment, après tout, c’est un homme, il a certains besoins. Bien sûr que je l’aime. Il est si gentil et attentionné.

Et il va bien falloir que je surmonte ce problème.

- Et si on commençait par une pipe ?

Il me regarde souriant jusqu’aux oreilles, laissant voir ses dents blanches.

- C’est déjà ça, et tu la feras quand ?

Je m’apprêtais à répondre, lorsque le prof cria « silence », après quoi Carl dit :

- La semaine prochaine, Léo fait une fête chez lui et on est tous invités, évidemment.

Les joies de la popularité.

- Donc on y va ? demanda la Marocaine.

- Bien sûr, répondit Clem, le fêtard, toujours partant pour ce genre de chose.

Je saisis cette occasion.

- Je la ferai à la fête de Léo.

Clem se leva brutalement en criant :

- Putain, Helena, tu ne vas pas me faire attendre encore une semaine !!

Tous les yeux étaient braqués sur nous, même ceux du prof.

- Un problème, M. Calvière ?

Il détourne son regard de moi pour regarder le prof.

- Non, monsieur, dit-il en s’asseyant. Le cours continua avec un mur de glace entre nous. Dès que celui-ci finit, il prit ses affaires et sortit. Moi, je lui courus après.

- BB, attends.

Il s'arrêta devant sa voiture, une Lamborghini jaune. Autant vous dire qu'il vient d'une famille riche, comme presque tous les élèves de ce bahut (lycée) où les frais scolaires coûtent les yeux de la tête. Moi, c’est grâce à ma bourse que j’y suis entrée.

- Tu me repousses encore, pourquoi faire ça la semaine prochaine ?

Je lui prends les mains et établis un contact visuel avec lui.

- Non, BB, tu sais très bien ce que j'ai vécu. Je veux juste qu'on aille doucement. Tu as attendu deux ans, une semaine ne te tuera pas.

Dis-je avant de me mettre sur la pointe des pieds. Machinalement, il se courba, car la différence de taille est flagrante entre nous. Vous avez noté mon jeu de mots. Bref, on s'embrasse.

Se mangeant littéralement les lèvres. Il me plaque contre lui, je peux sentir sa bosse, puis il descend dans mon cou. Ça me fait du bien, mais sans plus, je simule des gémissements.

- Alors, les tourtereaux, résonne la voix de Céline, ce qui nous oblige à nous lâcher. Je peux sentir la chaleur de Clem, il me déshabille du regard, ce qui me fait rougir.

- Oui.

Trouvant tout cela assez gênant, je tire Céline vers la voiture. Cette dernière année promet plus qu'une année. L'université... Je me demande bien laquelle choisir. Mais cela n'a pas d'importance, car dans tous les cas, j’aurai les meilleures notes.

Cette société confond intelligence et mémorisation. La mémorisation est de quoi il est question à l'école : on te montre des méthodes, on te donne des leçons, des citations, des choses à retenir, puis tu dois reproduire ce que tu as mémorisé. Or, l'intelligence est la capacité à intégrer un problème et à l'anticiper, ou à réfléchir aux conséquences de ses actes avant de les poser. Si je vends mon frigidaire, et le soir, je reviens avec des courses chez moi en me demandant où mettre les produits qui vont au frais, vous êtes d'accord avec moi que ma vente n'est pas intelligente, je n'ai pas réfléchi à la conséquence immédiate de mon acte.

Même en termes de sentiments, il faut aussi de l'intelligence. Si je parle de mes vacances avec mes parents à quelqu'un qui vient de perdre les siens, cela n'est pas intelligent, car je n'ai pas réfléchi à l'impact de mes mots sur cette personne.

- Alors, vous allez le faire ?

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