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CHAPITRE 5

Author: Just someon
last update publish date: 2026-04-07 06:14:01

Clem parlait, je faisais semblant de l'écouter ; à chaque fois qu'il regardait dans ma direction, je lui faisais un sourire.

_Les mecs, ce n'est pas que votre présence nous ennuie, mais on doit se sauver.

Céline et moi nous dirigeons vers la voiture que nous prenons pour faire la route inverse de celle prise ce matin. Une fois devant chez moi, elle dit :

- Je crois que je vais rester ici ce soir.

- Tu as appelé ton père pour lui dire ?

Lui demandai-je alors qu'on était sur le pas de la porte, que j'étais en train d'ouvrir avec ma clé.

- On sait toutes les deux qu'il ne s'en rendra même pas compte.

Je souffle, épuisée. Elle n'avait pas une vie facile, elle. Son père, après la mort de sa mère, s'est investi corps et âme dans les affaires, amassant une richesse colossale.

Mais dans le processus, il avait perdu sa vraie richesse, sa fille. Voilà le problème des riches, ils ont tendance à oublier le plus important.

Je monte directement me laver ; ma mère est déjà dans la cuisine en train de préparer à manger.

- Ça sent bon,

dit Céline, l'eau à la bouche.

- Le temps de mettre la table et c'est prêt. Allez, prenez votre bain puis on passe à table.

Céline passait énormément de temps chez moi, ce que j'appréciais. Je savais que ça lui permettait de se sentir en famille, aimée.

Et mes parents lui disaient toujours qu'elle était leur fille préférée. Ils étaient pas mal complices. Souvent, je pensais qu'elle faisait plus leur fille que moi.

- Racontez, c'était comment l'école ?

Demande mon père en prenant une bouchée.

Céline prenait plaisir à raconter notre journée dans les moindres détails, tout en retirant les scènes avec le nouveau, ce que je trouve étrange.

- C'est bien mes chéries, il n'y a rien de nouveau, alors continuez comme ça, travaillez avec sérieux et rendez-nous fières.

Dit ma mère en posant le regard sur chacune de nous. Rien de nouveau, elle a dit. Je n'en suis pas si sûre.

Elle se saisit d'un oreiller qu'elle me lance en pleine face. Elle veut jouer, on va jouer.

C'est épuisée que nous retombons sur le lit, épuisés, puis nous finissons par nous endormir.

Je me réveille avant la marmotte. À mes côtés, je décide de lui faire une petite blague : je remplis un récipient d'eau que je verse sur sa tête. Elle se réveille en sursaut et me trouve avec l'arme du crime.

- Cours si tu tiens à ta vie, dit-elle en colère.

Nous nous poursuivons comme des gamines dans toute la maison. Céline saisit une bouteille de lait, je cours me réfugier derrière mon père puis ma mère.

Ensuite, je remonte dans la chambre. Elle me rattrape, je rentre dans la douche que je ferme à clé.

- Tu vas me le payer, dit-elle en frappant énergiquement la porte.

- Ouh là, comme j'ai peur !

Je reste enfermée à peu près 30 bonnes minutes, m'assurant qu'il n'y avait plus de bruit à l'extérieur. J'ouvre la porte délicatement, sans aucun bruit, et sors sur la pointe des pieds. Un liquide vient d'être renversé sur ma tête.

- Tu n'es pas sérieuse ! Du lait ? Tu aurais pu prendre de l'eau. Je vais mettre une éternité à nettoyer ça.

- Tu y survivras, répondit-elle avec un sourire de satisfaction.

- Et si tu me faisais un câlin ?

Je la prends dans mes bras, un sourire diabolique arborant mon visage. Je me frotte contre elle, frotte mes cheveux contre elle. Maintenant, nous sommes toutes les deux couvertes de lait.

- Bon, je vais prendre un bain, c'est sûr. On va être en retard aujourd'hui pour les cours.

- À qui la faute ? dit Céline en haussant les épaules.

Nous nous regardons et éclatons de rire, nous étions deux folles couvertes de lait.

Nous, toutes propres et habillées, sommes dans la voiture pendant qu'un cri strident se fait entendre.

- Les filles, revenez nettoyer votre merdier tout de suite ! Vous n'avez pas laissé votre bonne ici !!!

Céline et moi, nous nous regardons et éclatons de rire. C'était ma mère qui hurlait, on pouvait la voir dans le rétroviseur faire de grands gestes.

La route se fit en silence. Chacune était perdue dans ses pensées. Le bruit du moteur qui s'arrête me fait savoir que nous sommes arrivés.

Comme on le prévoyait, nous sommes en retard. Clem me fait un bisou dans le cou tandis que Carl en fait un sur la bouche de Céline.

Je sens le regard de Riley sur moi. Il me fixe intensément au point que je me sens honteuse. C'est comme si le fait de laisser Clem me faire toutes ces choses n'était pas bien. Après tout, ce type n'est personne pour moi et je ne suis personne pour lui. Dès son arrivée, il a fait son choix entre Céline et moi.

- Les gars de Toulouse sont super cool en fait, dit Josh avec ses baskets extravagantement énormes.

- Tu l'as dit, on devrait remettre ça. N'essayez pas de comprendre, discussion de mecs.

- Ne tombez pas amoureux de mes demoiselles. La prochaine fois qu'on sera face à eux, ça sera en tant qu'adversaires, dit le capitaine à ses deux acolytes. Clem lui balance sa gomme en pleine face pendant que Josh en rit.

- Toi, tu n'as pas du tout une longue vie, dit Carl, l'air faussement menaçant.

- Mr Grangé, Mr Calvière, chez le proviseur !

- Tu as vu ce que tu as fait ? disait Carl à Clem. Les deux se chamaillaient encore.

Ils ne peuvent pas passer une journée sans y aller, ma parole. Eux, dehors. Riley profite pour prendre la place de Carl à côté de Céline, qui rougit instantanément.

Une simple attirance physique, elle avait dit. Mon œil ! Oui, les deux discutent et rigolent. Riley pose sa main sur celle de Céline. Je détourne le regard pour ne plus avoir cette vision.

Les garçons sont de retour. La main de Céline est toujours sous celle de Riley. Céline remarque enfin la présence de son petit ami, qui voit rouge.

Carl s'avance jusqu'à leur table et donne un grand coup sur la table, ce qui fait sursauter tout le monde, le prof qui avait son nez plongé dans son ordinateur vient sortir pour connaître l'origine de ce bruit.

- Dégage de ma place !!! cria Carl, fou de rage.

- Avant de m'y asseoir, je n'ai pas vu ton nom ou quoique ce soit qui prouve que ce siège est à toi, répondit calmement Riley.

- Ne joue pas au plus malin avec moi !!!

dit Carl en s'approchant de Riley de plus en plus menaçant.

- Je ne joue pas, je le suis !!!

C'était au tour de Riley de se mettre sur ses pieds. Il dépassait Carl d'une bonne tête. Toutefois, la carrure de Carl était plus imposante que la sienne.

Les deux se défièrent du regard...........

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