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~ POV de Celine ~
« Éloigne-toi de ce bureau, Celine », dit Damien. Je ne bougeai pas d’un centimètre. Je gardai mes paumes à plat sur le parchemin fragile étalé sur le comptoir de chêne. « Cet acte reste dans les archives inférieures, Alpha. Règlement de meute douze. » « J’ai écrit le règlement douze », dit-il en marchant entre les hautes rangées d’étagères d’acier. « Donne-le-moi. » « Tu l’as signé », répondis-je en regardant droit dans ses yeux gris. « Le Conseil l’a écrit. En tant qu’archiviste de service ce soir, j’ai besoin d’un bordereau de réquisition signé avant qu’aucune carte territoriale ancestrale ne quitte ce sous-sol. » Damien s’arrêta de l’autre côté du comptoir. Il se pencha en avant, posant ses mains sur la table. À vingt et un ans, il était le plus jeune Alpha que Shadow Ridge eût jamais connu, et personne dans ce territoire n’osait remettre en question son autorité. Les guerriers baissaient le regard quand il entrait dans une pièce. Les aînés surveillaient leur ton autour de lui. Je ne baissai pas les yeux, et je ne reculai pas. « Tu vas vraiment me faire la leçon sur la paperasse maintenant ? » demanda-t-il, la voix basse et méprisante. « Des éclaireurs Ironclaw ont traversé le ruisseau de notre frontière est il y a vingt minutes. J’ai besoin du relevé de 1842 pour prouver qu’ils s’introduisent avant d’ordonner à ma patrouille frontalière de démolir leur avant-poste. » « Alors signe le registre », dis-je en pointant le livre relié de cuir ouvert à côté de ma lampe de bureau en laiton. « Ça prend cinq secondes. Si le Conseil audite mon inventaire demain matin et trouve un acte territorial original manquant du coffre, ils ne blâmeront pas l’Alpha. Ils me dépouilleront de mon rang et me jetteront hors de la maison de meute. » Damien inclina la tête, étudiant mon visage comme si j’étais un obstacle inattendu qu’il n’avait pas prévu. « Tu crois vraiment que je laisserais le Conseil punir mon personnel pour une récupération de dossier de routine ? » « Je crois que tu ne sais même pas que mon nom existe jusqu’à ce que tu aies besoin d’une vieille carte », répondis-je franchement. « Donne-moi ta signature, et le document est à toi. » Un sourire tranchant et sans humour toucha sa bouche. « Tu as beaucoup de cran pour une employée sans rang. » « Je suis archiviste », dis-je. « Et tu perds un temps précieux pendant que la meute Ironclaw s’installe sur ton ruisseau. » « Donne-moi le stylo », dit-il. Je tendis la main vers le stylo-plume d’argent reposant sur le support de marbre noir près du registre. Damien tendit la main pour le saisir exactement au même instant. Ses jointures frôlèrent le dos de mes doigts. Une secousse violente de chaleur déchira ma poitrine. L’air quitta mes poumons en un instant. Mon loup se réveilla sous mes côtes, hurlant d’une reconnaissance farouche et soudaine qui fit vibrer chaque os de mon corps. Compagnons destinés. Je retirai ma main d’un coup, faisant tomber le stylo d’argent à travers le buvard. Je reculai de deux pas jusqu’à ce que mon dos heurte le bord froid d’un classeur métallique. « Non. » Damien se figea sur place. Il ne cligna pas des yeux. Ses yeux gris s’assombrirent tandis que ses pupilles s’élargissaient, avalant l’iris entièrement. Il baissa les yeux vers ses doigts ouverts, les fléchissant une fois en un poing serré, puis releva lentement la tête vers moi. Ses narines s’élargirent tandis qu’il inspirait un souffle aigu, captant mon odeur dans l’air frais du sous-sol. « Qu’est-ce que c’était ? » demanda-t-il. Le ton lisse et méprisant avait disparu, remplacé par un bord tendu. « Rien », mentis-je en agrippant les bords métalliques du classeur derrière mon dos pour empêcher mes mains de trembler. « Électricité statique du tapis. Signe le papier et va-t’en. » « Ne fais pas l’idiote avec moi, Celine. » Il contourna le comptoir, ses enjambées délibérées et sans hâte. « Mon loup vient d’essayer de déchirer mes côtes pour t’atteindre. » « Tu te trompes », dis-je en glissant de côté le long de l’étagère pour mettre de la distance entre nous. « Il est passé minuit. Tu es épuisé et stressé à propos de la frontière. » Damien referma l’écart avant que je ne puisse faire un autre pas. Il planta une large main sur l’étagère d’acier à côté de mon oreille, me piégeant sur place. La chaleur qui émanait de lui rendait l’air froid des archives étouffant. « Regarde-moi », commanda-t-il. Je gardai le menton baissé, fixant les boutons d’argent qui descendaient le long de sa veste sombre. « Alpha, s’il te plaît, recule. » « Je t’ai dit de me regarder », répéta-t-il, la voix descendant d’une octave. Je relevai le menton et croisai son regard. Il serra la mâchoire, ses yeux gris fouillant mon visage avec une intensité tranchante. « Dix-neuf ans. Une orpheline sans rang qui travaille dans le sous-sol de mon hall de dossiers. » Les mots francs piquèrent, même s’ils étaient exacts. « Si mon statut t’offense tant que ça, tu es libre de te retourner et de sortir. » « Tu penses que c’est une question de statut ? » demanda-t-il en se penchant jusqu’à ce que ses mots frôlent ma tempe. « La Déesse de la Lune vient de me donner une archiviste sans rang alors que je suis à quarante-huit heures de signer un traité de fiançailles avec la fille de l’Alpha du Nord. » « Alors ignore-le », dis-je en pressant mon dos à plat contre les étagères d’acier. « Fais comme si ça n’avait pas existé. Monte à l’étage, signe le contrat avec Lady Veronica, et sécurise ta frontière nord. » Damien laissa échapper un rire dur et sec qui manquait de toute chaleur. « Tu penses qu’un Alpha peut juste ignorer sa compagne ? » « Je pense que tu es assez pragmatique pour faire tout ce qui protège ta meute », répondis-je en forçant ma voix à rester stable. « Les aînés veulent une union avec le Nord. Ils n’accepteront jamais que je sois ta Luna. Tu connais les lois de meute mieux que quiconque. » Il tendit la main, ses doigts saisissant mon menton dans une prise ferme. Il ne serra pas, mais sa prise ne laissait aucune place pour que je me retire. L’étincelle bondit à nouveau entre nos peaux, envoyant un tremblement tranchant le long de ma colonne. « Tu n’as pas le droit de me dire ce que j’accepterai ou non », dit-il, les yeux verrouillés sur les miens. « Et tu ne me dis certainement pas d’aller épouser une autre femme. » « Damien— » dis-je. « Dis ça encore », l’interrompit-il, son pouce frôlant légèrement la courbe de ma lèvre inférieure. Je me figé. « Quoi ? » « Mon nom », murmura-t-il. « Tu m’as appelé Alpha depuis la seconde où j’ai descendu ces escaliers. » « Tu es l’Alpha », chuchotai-je en essayant d’ignorer à quelle vitesse mon pouls cognait sous son toucher. « Pour le reste de la meute », dit-il. « Pas pour toi. » J’avalai difficilement et retirai mon visage de sa main. « C’est dangereux, Damien. Si l’Aîné Vance découvre ça— » « L’Aîné Vance répond devant moi », claqua Damien. « Pour l’instant », contre-attaquai-je en croisant les bras sur ma poitrine pour bâtir un mur entre nous. « Jusqu’à ce que tu rompes tes fiançailles arrangées et lui donnes une excuse pour défier ton leadership. Tu as pris le siège d’Alpha il y a six mois après la mort de ton père. Tu n’as pas les alliés politiques pour survivre à un défi civil des hautes familles. » Damien recula d’un demi-pas, croisant les bras. Il m’étudia avec un éclair de surprise véritable brisant son expression dure. « Tu lis les procès-verbaux du Conseil. » « Je les catalogue », lui dis-je. « Je sais quels aînés détiennent des dettes territoriales. Je sais que le Nord contrôle trente pour cent de notre approvisionnement en grain à travers les cols d’hiver. Tu ne peux pas te permettre de te faire des ennemis d’eux. » « Je peux me permettre le prix que je choisis de payer », dit-il. « Je n’ai pas demandé de compagne ce soir, Celine. Mais j’en ai une maintenant. Et je ne cède pas ce qui m’appartient. » « Je ne t’appartiens pas », répliquai-je en avançant. « On a touché un stylo. Ça ne fait pas de moi ta propriété. » Damien se pencha jusqu’à ce que son ombre tombe sur moi. « Ça fait de toi ma compagne. Et si tu penses que je vais te laisser te cacher ici dans le noir pendant que je prétends courtiser une héritière du nord, tu as perdu la tête. » « Quel est ton plan, alors ? » demandai-je en levant les yeux vers lui. « Entrer dans la chambre du Conseil demain matin et annoncer que tu abandonnes l’armée du nord pour la fille qui classe les impôts fonciers ? » « Si c’est ce qu’il faut », dit-il sans fléchir. « Ils te ruineront », chuchotai-je. « Et ils m’exécuteront pour trahison. Ils diront que j’ai utilisé de la magie noire pour séduire l’Alpha. » Son expression s’assombrit de fureur. Il tendit la main et saisit mon poignet, me tirant loin des étagères jusqu’à ce que je bute contre sa poitrine. Sa prise était chaude et inflexible. « Personne ne te touche », dit-il, chaque mot tranchant et délibéré. « Personne ne te menace. Pas Vance, pas le Conseil, et pas toute la Coalition du Nord. Tu me comprends ? » « Tu as vingt et un ans, Damien », dis-je en levant les yeux vers ses yeux têtus. « Tu penses que tu es invincible. Tu ne l’es pas. » « Je me fiche d’être invincible », répondit-il, la voix descendant en un chuchotement rauque. « Je me soucie de garder ce qui est à moi. » Il n’attendit pas que je discute. Il glissa sa main à l’arrière de mon cou, enchevêtra ses doigts dans mes cheveux et tira ma bouche vers la sienne. Le baiser n’était pas doux. Il était exigeant, farouche et plein de toute l’arrogance qu’il portait en tant qu’Alpha. Mais sous la colère, une faim désespérée s’embrasa entre nous, me tirant jusqu’à ce que mes doigts agrippent les revers de sa veste. Mon loup se précipita en avant, répondant à sa revendication avec un besoin douloureux qui détruisit chaque pensée logique dans ma tête. Je l’embrassai en retour. J’entrouvris les lèvres, le goûtant, laissant la chaleur interdite entre nous chasser l’air froid du sous-sol. Quand il brisa enfin le baiser, nous respirions tous les deux fort. Il reposa son front contre le mien, son pouce caressant la peau sensible sous mon oreille là où sa marque irait. « Demain soir », murmura-t-il contre mes lèvres, son souffle chaud soufflant sur ma peau. « Ma villa privée dans les bois du sud. Hors du périmètre de la meute. » « Damien, non », soufflai-je en secouant la tête. « On ne peut pas faire ça. » « Tu viens », dit-il, ne laissant aucune place à la discussion. « On va régler ça ensemble. Mais tu as fini de te cacher de moi. » Avant que je puisse répondre, un lourd coup métallique résonna du haut des escaliers de fer. Des pas commencèrent à descendre dans le sous-sol. « Alpha Damien ? » La voix de l’Aîné Vance résonna dans la cage d’escalier, tranchante et exigeante. « Les éclaireurs frontaliers attendent à la porte est. As-tu localisé l’acte de 1842 ou non ? » Damien ne paniqua pas. Il bougea vite, saisissant le parchemin contesté du comptoir d’une main tout en se plaçant souplement entre moi et la porte. Il ajusta sa veste, son masque d’Alpha froid revenant en un instant. Il me regarda par-dessus son épaule, ses yeux gris brûlant d’une promesse non dite. « Signe le registre demain, archiviste », dit-il, assez fort pour que le vieil homme l’entende. Puis il se tourna vers la porte juste au moment où l’Aîné Vance entrait dans la pièce. « J’ai la carte, Vance », dit Damien froidement en passant devant l’aîné sans ralentir. « Déployez les enforceurs. » L’Aîné Vance ne suivit pas immédiatement. Il s’arrêta au bureau, son regard suspicieux balayant les papiers en désordre, le stylo renversé et mon visage rougi. « Y a-t-il un problème ici en bas, Brooks ? » demanda Vance, les yeux se plissant. Je forçai une respiration calme et ramassai le stylo tombé. « Non, Aîné. L’Alpha vient juste de récupérer ses dossiers. » Vance s’attarda trois longues secondes avant de se tourner vers les escaliers. « Assure-toi de verrouiller le coffre quand tu partiras ce soir. » Je restai figée dans le silence contre le bureau, serrant le stylo d’argent tandis que la porte de fer claquait en haut des escaliers, mes lèvres brûlant encore du baiser de Damien.~ POV DAMIEN ~Je bousculai les gardes de l’entrée et poussai les portes de la salle de réunion.Victoria se tenait près de la tête de table, sa voix résonnant dans la pièce. Douze membres seniors du conseil étaient assis de chaque côté, leurs dossiers ouverts.« Nous n’avons pas d’autre choix », déclara Victoria en désignant les cartes étalées devant eux. « Bloodcrest détient nos billets de frontière. Si nous vendons les parcelles de bois du sud aux acheteurs offshore, nous pouvons régler le principal avant la fin de la semaine. »« Asseyez-vous, mère », appelai-je en avançant dans l’allée.Victoria se tourna, les yeux se plissant en me regardant. « Damien. Tu étais censé être à Aetheria jusqu’à demain soir. »« La réunion en ville s’est terminée plus tôt », dis-je en m’arrêtant au pied de la table. « Et tu n’as aucune autorité pour vendre des terres de la meute. »« Quelqu’un a gelé nos comptes du trésor », répondit Victoria, la voix montant de colère. « Les banques ont coupé nos li
~ POV CELINE ~La porte de l’avion s’ouvrit, et le vent froid de la montagne me frappa le visage.« Reste près de moi », dit Rowan en descendant sur la piste devant moi. « Les gardes du périmètre nous observent déjà. »« Qu’ils observent », répondis-je en descendant les marches. « Ils travaillent pour moi maintenant. »Deux véhicules sombres étaient garés près du hangar. Mon équipe juridique nous suivait, portant les documents financiers.« Tout est en place », dit Rowan en ouvrant la portière du premier véhicule. « Le chauffeur est des nôtres. »« Bien », répondis-je en montant à l’intérieur.Rowan s’installa sur le siège en face de moi et ferma la portière. « Nous avons vingt minutes avant le début de la réunion dans le hall principal. »Mon téléphone émit un bip pour un appel vidéo entrant. Je regardai l’écran et appuyai sur le bouton.Maya apparut, assise à la table du petit-déjeuner dans le domaine de Julian avec un verre de jus.« Maman », dit Maya, ses yeux argentés brillants s
~ POV DAMIEN ~La suite de l’hôtel était silencieuse quand je refermai la porte derrière moi. Je jetai mon manteau sur le fauteuil et m’avançai vers le bureau.« Tu as apporté les papiers ? » demandai-je.Lucas leva les yeux de la table, ajustant le dossier devant lui. « J’ai tout apporté. Je les ai parcourus depuis que tu as quitté la salle de bal. »« Trouve-moi une issue, Lucas », dis-je en tirant une chaise et en m’asseyant. « Il doit y avoir quelque chose. Une omission. Une erreur technique. N’importe quoi qui nous permette de contester sa revendication. »Lucas secoua la tête. « Il n’y en a pas, Damien. J’ai fait relire le texte par deux de nos avocats pendant que tu étais en bas. C’est solide. Brooks Global a racheté les billets aux banques après le défaut de paiement du conseil. Elle détient cinquante et un pour cent des flux de revenus. »« Et les quais de chargement ? » demandai-je.« Inclus », répondit Lucas. « Les ports de l’est, les entrepôts de stockage, les principaux c
~ POV CELINE ~Damien restait figé, le visage à quelques centimètres du mien, les mains agrippées à la balustrade de chaque côté de moi.« Vas-y », lui dis-je en gardant les yeux rivés sur les siens. « Tu es sorti ici pour prouver quelque chose. Embrasse-moi ou recule. »Sa respiration était rauque, son regard descendant vers mes lèvres avant de remonter vers mes yeux. Il ne bougea pas. L’incertitude dans son regard me disait tout. Il voulait revendiquer ce qu’il croyait lui appartenir, mais la peur de perdre sa meute le maintenait immobile.« Tu crois que c’est un jeu », chuchota Damien.« Je ne joue pas avec les dettes », dis-je. « Et je ne donne pas de seconde chance aux gens qui m’ont jetée. »Un pas discret cliqua sur le sol derrière lui.« Ton temps est écoulé, Alpha. »Rowan s’avança dans la lumière pâle de la terrasse. Sa veste était déboutonnée, sa main reposant calmement près de la poignée de l’arme dissimulée sous sa ceinture. Il ne cria pas. Il se contenta de se tenir entr
~ POV de Damien ~Julian tourna lentement la tête, sa main restant sur la taille de Celine une seconde avant de laisser son bras retomber. Un léger sourire toucha ses lèvres, délibéré et calme, comme s’il m’avait attendu toute la soirée.« Alpha Damien », dit Julian. « Vous prenez vos fonctions de sécurité assez personnellement ce soir. »« Le plancher de danse est libre », dis-je, mon attention verrouillée sur Celine. « Reculez, Julian. »Julian baissa les yeux vers Celine, le ton léger. « Cela te dérange, Celine ? Je détesterais provoquer une scène devant le conseil commercial. »« C’est bon », dit Celine. Sa voix était stable, sans la moindre hésitation. « Va vérifier les détails du contrat avec Miller. Je m’occupe de ça. »Julian lui donna un bref hochement de tête, recula et se fondit dans la foule environnante.Je n’attendis pas. Je pris sa place, ma main se refermant autour de la taille de Celine et la tirant fermement contre moi. À l’instant où mes doigts pressèrent le tissu d
~ POV de Celine ~Les flashs des caméras balayaient le tapis rouge tandis que Julian me tendait le bras.« Accroche-toi à moi », chuchota Julian en gardant le visage tourné vers les journalistes. « Chaque dirigeant d’ici jusqu’à la côte nous regarde. »« Qu’ils regardent », dis-je en franchissant l’embrasure. « Nous leur avons donné de quoi parler en rachetant la dette. »« Damien se tient près du poste de sécurité », murmura Julian, ses doigts reposant contre mon flanc tandis que nous avancions vers le plancher de la salle de bal. « On dirait qu’il a envie de me casser le cou. »Je regardai vers les piliers de marbre près de l’entrée. Damien se tenait parmi le détail de sécurité et les managers juniors. Sa veste d’uniforme reposait carrée sur ses épaules, les mains glissées dans ses poches. Nos regards se croisèrent une seconde à travers la salle. Une chaleur soudaine monta dans ma poitrine, mais je détournai la tête avant que mon expression ne change.« Ne lui donne pas cette satisf







