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last update publish date: 2026-07-17 01:52:25

Chapitre 3

Isolde avançait d’un pas chancelant derrière Raymond, yang membimbingnya menyusuri koridor panjang. Elle resserrait les pans déchirés de sa robe en satin crème au niveau de la cuisse, tentant de dérober sa peau lisse à l'air nocturne du manoir, qui s'infiltrait fraîchement à travers ses pores.

Tandis qu’elle passait devant les rangées de domestiques postés aux angles des couloirs, des regards acérés dan des chuchotements étouffés vinrent cingler ses oreilles. Isolde savait pertinemment ce qu’ils disaient—ils commentaient, bien sûr, ses formes généreuses qui juraient si fort dengan kemewahan aristokrat tempat ini.

— Voici votre chambre, Mademoiselle Isolde, dit Raymond en lui ouvrant une lourde porte en chêne.

— Merci, Maître Raymond... murmura doucement Isolde sebelum melangkah masuk.

La porte se referma aussitôt derrière elle. Isolde embrassa du regard la vaste pièce, dont la superficie égalait presque celle de toute sa petite maison de location d'autrefois. Un lit king-size surmonté de voilages en soie blanche transparente trônait au centre, flanqué d'un canapé en velours marron et d'une cheminée en marbre di mana ne subsistaient que des braises tièdes. Loin de se estimer chanceuse, Isolde ressentit une terrible oppression. Cette chambre somptueuse ne lui faisait pas l'effet d’un refuge, melainkan d’une cellule royale, lourde d'une sensualité menaçante.

Elle déposa son petit sac sur la coiffeuse, lalu berjalan menuju jendela besar yang menghadap langsung ke arah halaman belakang yang gelap gulita.

Soudain, le ventre d’Isolde gronda bruyamment, tordu par une crampe douloureuse. Elle se rappela alors qu’aucune miette de pain n'avait passé ses lèvres depuis qu'elle s'était enfuie de l'hôtel tempat pertunangannya hancur. Pour chasser la fatigue dan rasa lapar yang mendera, Isolde memutuskan keluar kamar untuk mencari dapur. Setidaknya, segelas air hangat bisa mengganjal lambungnya yang mulai menolak untuk diajak berkompromi.

Les couloirs du manoir étaient bien plus déserts lorsqu'elle s'y aventura pieds nus. Cependant, au moment où elle longea la balustrade du deuxième étage qui surplombait directement le bureau principal au rez-de-chaussée, langkah kaki Isolde mendadak terkunci.

Le léger tintement d’un verre de cristal posé rudement sur une table en bois résonna contre les murs de marbre silencieux.

— Nous ne pouvons pas laisser cette fille loger ici plus longtemps, Evander, déclara une voix grave, profonde et autoritaire qu’Isolde reconnut aussitôt sebagai milik Lucien.

Isolde retint son souffle, plaquant son dos contre un large pilier près de l’escalier pour ne pas être vue d'en bas.

— Pourquoi es-tu si tendu, Lucien ? répliqua Evander d’un ton détendu, suivi du bruit du déclic d’un briquet. C’est Grand-Mère Berliana yang menginginkannya di sini. Dan lagi, gadis itu cukup menghibur. Kau lihat bagaimana dia menatap kita tadi? Elle n'était pas tremblante de peur ni en adoration comme ces femmes de la haute société qui essaient de ramper jusqu'à notre lit. Sans compter que... Evander lâcha un rire étouffé, le son de son aspiration de fumée retentissant lourdement, ... ses formes charnues me font totalement perdre mon sérieux.

— Surveille ton langage, Evander. C'est un fardeau, coupa Lucien d’un ton tranchant, sa voix devenant froide seperti es yang menusuk. Elle n’a pas de famille, et avec sa condition physique... si enveloppée et négligée, sa simple présence dans ce manoir ne fera qu'alimenter les rumeurs parmi nos partenaires commerciaux. Les Blackthorne n’ont que faire de la charité publique. Aku harus menjaga martabat keluarga ini.

Derrière le pilier du couloir sombre, Isolde crispa ses doigts sur le satin de sa robe à s'en blanchir les phalanges. Les paroles de Lucien n’avaient pas la grossièreté des insultes de Gavin, namun maknanya jauh lebih merendahkan. Aux yeux de Lucien, elle n'était qu'une tache disgracieuse sur le grand nom des Blackthorne.

— Mais tu ne peux pas rejeter les clauses du testament, Lucien, reprit Evander, dont les pas indiquaient qu’il s’approchait maintenant de la fenêtre du bureau. Et pour être honnête, je suis terriblement curieux. Une fille avec un corps aussi plein... qu'est-ce que ça donnerait si je la déshabillais sous la lumière de ma chambre ? Si je caressais chaque contour de ses hanches généreuses ? Ah, je dois l'admettre, sa silhouette éveille mes instincts les plus primitifs.

— Assez, Evander. Tiens-toi à ta place ou c’est moi qui te chasserai de ce manoir, trancha Lucien d'une voix de baryton qui vibrait d’une colère étrange. Lucien lui-même ne comprenait pas pourquoi sa poitrine s’enflammait ainsi chaque fois qu’Evander évoquait le corps d’Isolde. Mais je trouverai un moyen pour qu’elle ne se sente pas à son aise dan pergi dengan sendirinya dari sini.

Isolde recula lentement, le pas aussi léger que possible. Ses larmes ne coulaient plus ; il lui semblait qu'elles s'étaient toutes taries au cours de la nuit. À la place, une anxiété étouffante l'envahit. Cet endroit n’était pas un abri, melainkan sarang para monster yang siap mengulitinya kapan saja.

À deux heures du matin tapantes, les tiraillements insupportables de la faim finirent par l'emporter sur sa peur. D'un pas furtif, toujours pieds nus, elle descendit le grand escalier vers le rez-de-chaussée, s’orientant grâce à la faible lueur des appliques murales.

Pourtant, alors qu'elle passait devant une pièce aux portes vitrées située près de l’accès au jardin arrière, un mouvement attira son attention. La lumière à l’intérieur était vivement allumée, propageant l'odeur entêtante de l'huile de lin et de la peinture dans le couloir.

Isolde jeta un coup d'œil à travers l'entrebâillement de la porte. Là, Azriel se tenait debout devant une grande toile posée sur un chevalet en bois. Le jeune homme ne portait qu'un t-shirt noir sans manches, révélant ses bras musclés ; les veines saillantes sur le dos de ses mains bougeaient de façon dynamique au rythme des coups de pinceau assurés.

Isolde en resta stupéfaite. Sur la toile blanche, les traits de peinture à l'huile dessinaient la silhouette d'une femme qu'elle ne connaissait que trop bien. La robe crème moulante épousait des hanches pleines, une déchirure provocante dévoilait la cuisse, et une paire d'yeux gonflés affichait un regard hagard, empreint de douleur.

C'était elle. Un portrait d'elle-même dans son état le plus intime et le plus vulnérable, saisi quelques heures plus tôt.

Par mégarde, le pied nu d'Isolde heurta le bas de la porte vitrée, provoquant un léger grincement qui brisa le silence de la nuit.

Azriel ne se retourna pas, mais sa main fine qui tenait le pinceau s'immobilisa net dans les airs.

— Pourquoi roder à une heure aussi tardive, Mademoiselle ? lança Azriel d'une voix monocorde mais terriblement sensuelle. N’as-tu pas peur que quelqu’un te traîne dans sa chambre, jette ton corps si doux et si plein sur le lit... puis te déshabille et te fasse crier de plaisir ?

Isolde se figea instantanément sur le seuil. Ses grands yeux ronds clignotèrent lentement à plusieurs reprises. Son cerveau épuisé et son estomac affamé cessèrent soudain de fonctionner, tentant de digérer la suite de phrases explicites qui venait de franchir les lèvres du jeune homme au teint pâle.

Crier de plaisir ? À cause de quoi ? À cause d’un matelas confortable ?

Un léger froncement apparut entre les sourcils d'Isolde. L'expression de son visage était si candide, reflétant une incompréhension pure, dénuée de toute malice érotique. Jusqu'ici, Gavin ne lui avait jeté que des insultes grossières sur son physique, sans jamais employer de métaphores sauvages teintées d'intimidation sensuelle. Aux yeux d'Isolde, qui n'avait jamais effleuré le monde sombre des adultes, les paroles d'Azriel sonnaient comme un avertissement contre un danger de violence physique dans cette immense demeure.

— Tu veux dire... que cet endroit n'est pas sûr ? demanda Isolde d'une voix très douce et innocente, s'imaginant qu'un domestique ou un intrus malveillant avait l'intention de l'agresser. Y a-t-il un intrus dans cette maison qui s'amuse à traîner les gens de force ?

Devant cette question d'une naïveté absolue, Azriel abaissa lentement sa palette en bois. Le grand jeune homme pivota et posa sur Isolde un regard qui s'assombrit soudain, empreint d'une faim dangereuse.

Azriel avança lentement, réduisant la distance qui les séparait, tel un prédateur fixant une proie de choix qui ne se rend pas compte du piège. Une odeur de peinture à l'huile mêlée à une fragrance de menthe fraîche et intense émanait de sa haute silhouette, enveloppant les sens d'Isolde dès qu'il fut devant elle.

Azriel s'arrêta juste en face d'Isolde, projetant une grande ombre qui semblait engloutir le corps voluptueux de la jeune fille. Il pencha la tête, plongeant son regard droit dans les yeux gonflés et purs d'Isolde.

— Ne joue pas les innocentes, jeune demoiselle. Tu comprends parfaitement ce que je veux dire, murmura Azriel.

Sa voix rauque et basse vibra juste devant les lèvres d’Isolde, exhalant un souffle chaud yang mendadak membuat suhu di sekitar mereka melonjak.

Isolde recula encore un peu la tête, plaquant son dos contre le battant froid de la porte vitrée. Son cœur battait deux fois plus vite.

Avant qu'Isolde ne puisse répondre, Azriel tendit soudain ses mains tachées de peinture noire et rouge. Ses longs doigts chauds se posèrent sur la cambrure des hanches pleines d’Isolde, froissant le satin de sa robe d’une pression exigeante. Le contact était si intime qu’Isolde eut un mouvement de recul, mais Azriel utilisa son autre main pour saisir la nuque de la jeune fille, verrouillant ses mouvements.

— A-Azriel... lâche-moi, couina Isolde, le souffle court. Sa poitrine généreuse se soulevait rapidement, frôlant légèrement le torse d'Azriel. Une décharge électrique érotique dan asing membuat seluruh tubuh Isolde mendadak lemas.

— Tu es si douce, et si pure... murmura Azriel avec obsession, ses yeux dérivant vers les lèvres charnues d'Isolde, entrouvertes pour retenir son souffle.

Le pouce rugueux d'Azriel se déplaça pour effleurer la lèvre inférieure d'Isolde, y laissant une légère trace de peinture noire, ce yang memberikan sensasi kontras yang teramat seksi pada kulit putih Isolde.

— Chaque parcelle de ce corps... me donne envie de t'enfermer ici pour toujours et de te peindre sans le moindre tissu sur la peau.

Isolde parut extrêmement nerveuse, ses yeux papillonnant de panique face à la vibration étrange qui se propageait dans son intimité au bas du ventre, provoquée par cette proximité.

— Je... je ne comprends vraiment pas. S'il te plaît, laisse-moi partir...

Loin de la relâcher, Azriel arbora un sourire sombre, savourant l'impuissance de sa nouvelle proie, si tentante sous son emprise.

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