LOGINPOV de MaëlleUne heure plus tard, Sacha ouvre de nouveau les portes de l’orangerie.Les journalistes attendent derrière les barrières installées au bout de l’allée. La nouvelle de l’arrestation d’Apolline a déjà fait le tour des chaînes d’information. Des objectifs se tournent vers nous lorsque Sacha sort, toujours vêtu de son costume de marié, sans veste ni cravate.Je reste près de Bastien avec Mia dans les bras. Elle s’est réveillée pendant que les techniciens rangeaient la salle et comprend seulement que la fête s’est terminée trop tôt.Sacha s’arrête devant les micros.Il confirme l’annulation du mariage, les poursuites visant Apolline et la remise aux autorités de toutes les preuves liées à l’accident de la chapelle. Il annonce aussi le r
POV de SachaLes grilles se referment avant que mon père atteigne sa voiture.Ses deux gardes hésitent lorsque mes hommes leur demandent leurs armes. Ils travaillaient autrefois pour lui. Depuis ce matin, leurs contrats, leurs salaires et l’accès aux sites dépendent de moi. Ils déposent leurs pistolets sur le capot sans attendre un nouvel ordre d’Armand.Je le fais conduire dans le salon où Apolline devait signer son contrat de mariage. Les fleurs blanches couvrent encore la cheminée. Mon père s’installe dans un fauteuil, demande un verre et regarde les enquêteurs entrer comme s’il recevait des employés en retard.Il ironise sur le tribunal que j’installe dans chaque pièce. Je le laisse parler pendant que le magistrat ouvre le dossier.Le magistrat pose devant lui les pièces liées à la mort de ma mère :
POV de MaëlleLes policiers demandent à Apolline de les suivre.Elle les regarde comme s’ils venaient de commettre une erreur de protocole. Sa robe, les fleurs, les centaines d’invités et les caméras devraient encore la protéger. L’un des agents répète qu’elle est placée en garde à vue pour tentative d’homicide, faux, usage de faux et détournement de fonds.— Mon avocat vient avec moi, répond-elle.Son avocat reste assis.Apolline pose alors une main sur son ventre et exige un médecin avant tout déplacement. L’agent lui répond qu’un examen sera organisé pendant la garde à vue. Sa grossesse ralentit la procédure de quelques minutes, sans faire disparaître les menottes ni les accusations.Le père d’Apolline le remarque et traverse l’allé
POV de MaëlleAdrien éclate de rire.Le son n’a rien de joyeux. Il regarde Apolline, toujours debout dans sa robe de mariée, et déverrouille un nouveau dossier sur son téléphone.— Tu veux vraiment parler de la chapelle ?Apolline descend la dernière marche. Son père tente de la retenir, mais elle arrache son bras.— Tu as engagé cet homme. Les virements viennent de ton compte.— Parce que tu l’as utilisé.Sacha tend la main. Adrien lui remet le téléphone sans discuter. Quelques secondes plus tard, une conversation apparaît sur les écrans.Le nom d’Apolline ne figure nulle part. Les messages viennent d’un numéro prépayé, mais je reconnais les photographies jointes : l’intérieur de la chapelle, l’estrade et la structure métallique suspendue au-dess
POV de MaëlleAdrien vient d’avouer que le bébé est le sien.Autour de moi, les invités se lèvent pour mieux voir. Les journalistes appellent déjà leurs rédactions. Mia cache son visage contre mon cou, effrayée par le bruit, et Bastien se rapproche pour nous protéger de la foule qui gagne l’allée.Apolline descend une marche de l’estrade.— Tu avais promis de partir.Ce sont ses premiers mots. Pas une question sur l’enfant, pas une protestation pour sauver son mariage. Une accusation adressée à l’homme qu’elle pensait avoir envoyé loin d’ici.Adrien lève le téléphone qu’il tient encore.— J’allais partir. Jusqu’à ce que j’apprenne que tu vidais nos comptes et que tu me laissais porter le reste.Le visage d’Apo
POV de SachaPersonne n’applaudit.Apolline reste face à moi, les mains encore tendues comme si la cérémonie pouvait reprendre après une mauvaise plaisanterie. Son père se lève au premier rang. Derrière lui, plusieurs téléphones apparaissent déjà malgré l’interdiction de filmer.— Coupez les caméras, ordonne-t-il.Les caméras restent allumées. Elles m’appartiennent.J’indique à Mia de rejoindre Maëlle. Notre fille traverse les quelques mètres qui les séparent et grimpe sur les genoux de sa mère. Maëlle la serre contre elle sans quitter l’estrade des yeux. Elle paraît aussi perdue que les autres.Apolline s’approche du micro.— Sacha, on peut régler ce désaccord en privé.— Tu as voulu un mariag







