LOGINMa famille attendait une diplômée. Je suis revenue avec une petite fille de quatre ans. À dix-neuf ans, Maëlle Vautrin a passé un été en secret avec Sacha Delcourt. Il était plus âgé, dangereux, et surtout le meilleur ami de son frère. Le jour où elle a voulu cesser de se cacher, Sacha a disparu. Quelques semaines plus tard, la vie qu’elle avait prévue n’existait plus. Pendant quatre ans, Maëlle a menti à sa famille pour protéger Mia et la fragile existence qu’elle avait réussi à construire. Lorsqu’elle revient enfin à Saint-Cyr-sur-Mer pour avouer la vérité, Sacha se tient devant la maison de ses parents. Le garçon aux phalanges abîmées est devenu l’héritier Delcourt. Il porte des costumes sombres, voyage avec des gardes du corps et apparaît dans les journaux au bras d’une autre femme. Pourtant, lorsqu’il regarde Maëlle, quelque chose de cet été interdit est toujours là. Puis Mia entre dans la pièce. Sacha ne comprend pas. Pas encore. Mais son attention s’attarde, son silence change, et les premières questions commencent. Maëlle n’a qu’une seule certitude : elle doit repartir avant qu’il pose la bonne.
View MorePOV de Maëlle
**Mets la robe rouge ce soir. Et quelque chose de joli dessous. 😉**
Le message de Théo s’affiche au moment où je rentre chez moi.
Depuis trois mois qu’on sort ensemble, il me rappele toujours ce qu’il attend. Je le désire, mais ses mains trop pressées finissent toujours par me bloquer.
Je réponds : **On verra**, puis range mon téléphone.
Je retire mon débardeur humide et mon short. La robe rouge attend sur le lit à côté de la noire achetée avec Solène. Je dois prendre une douche avant de décider.
Mon téléphone à la main, je traverse le couloir en soutien-gorge et culotte.
Une ligne de lumière passe sous la porte entrouverte de la salle de bains.
— Bastien ?
Je pousse la porte pour atteindre l’interrupteur.
Un homme se tient devant le lavabo.
Presque nu.
Ses épaules prennent presque toute la largeur de la glace. Les muscles bougent sous sa peau lorsqu’il appuie une compresse contre ses côtes. Puis il tourne la tête.
Mon regard descend avant que je puisse l’en empêcher.
Son torse est large, dur, marqué par plusieurs cicatrices pâles. Un tatouage noir remonte le long de ses côtes. Plus bas, son ventre se creuse au-dessus d’un jean ouvert, porté assez bas pour laisser voir ses hanches et une ligne de poils sombres qui disparaît sous la ceinture.
Du sang coule sur sa peau encore mouillée.
Il est blessé. Il est surtout à moitié nu dans ma salle de bains, et mon corps remarque ce détail avec une rapidité franchement gênante. Une chaleur monte déjà le long de mon cou, je ramène un bras contre ma poitrine.
— T’es qui ?
Il ne répond pas. Son attention vient de se fixer sur mon téléphone.
Deux pas suffisent pour qu’il me rejoigne.
Ses doigts enferment mon poignet. D'un coup, il me fait pivoter contre le mur et couvre ma bouche de son autre main. Le carrelage froid heurte mon dos. Son torse humide presse mon bras et son jean ouvert frotte contre ma hanche.
— T’as pris une photo ?
Je secoue la tête. Mon téléphone tombe sur le tapis.
J’essaie de dégager mon poignet. Il resserre sa prise et se rapproche pour m’empêcher de bouger. Sa cuisse se place entre les miennes. La position est si intime que mon cœur se met à cogner plus fort, même si je sais très bien que je devrais seulement avoir peur.
L’odeur du savon se mélange à celle du sang. Sa respiration chauffe ma tempe. À quelques centimètres de mon visage, je vois une goutte d’eau suivre le milieu de sa poitrine, traverser son ventre et disparaître derrière le bord de son jean.
Je lui mords la paume.
Il me lâche avec un juron. Je me baisse pour récupérer mon téléphone, mais mon pied glisse sur le tapis mouillé.
Une main attrape ma taille.
L’homme me redresse d’un coup et me ramène contre lui. Mes deux paumes atterrissent sur son torse. Ses muscles se contractent sous mes doigts. Sa main reste ouverte sur mon ventre, juste au-dessus de ma culotte.
Nous nous figeons.
Je sens chaque point de contact : sa poitrine sous mes paumes, son pouce contre ma peau, sa cuisse entre les miennes. Mon visage brûle. Le sien n’exprime presque rien, mais son souffle a changé et ses yeux sont de nouveau descendus sur ma bouche.
— Lâche-moi.
Ma voix manque un peu de force.
Il retire ses mains lentement. J’arrache mon téléphone au sol et recule dans le couloir.
— T'es qui ? Sors d’ici ou je hurle.
Il pose une main contre sa blessure. Le mouvement fait travailler son épaule et son bras. Une douleur traverse son visage, mais fait aussitôt remplacée par un sourire malicieux.
— Maëlle ?
Le fait qu’il connaisse mon prénom refroidit aussitôt ma peau.
— Comment tu sais qui je suis ?
— Bastien m’a montré des photos.
Son regard revient sur mon corps. Il prend la serviette posée près du lavabo et me la tend.
— Couvre-toi.
Le ton ressemble à un ordre. Je noue la serviette sous mes bras sans cesser de le surveiller.
— Où est mon frère ?
Avant qu'il ne me réponde, la porte d’entrée claque en bas.
— Sacha ? crie Bastien. J’ai la trousse !
Ah.
Ce Sacha.
Le meilleur ami de Bastien. Celui qui lui a sauvé la vie en mer. Je l’imaginais plus vieux, et certainement pas avec ce corps-là.
Mon frère arrive dans le couloir et s’arrête en nous voyant à moitié nus.
— Pourquoi vous êtes à moitié nus tous les deux ?— Demande à ton meilleur ami pourquoi il se lave chez nous sans fermer la porte.
Sacha s’est appuyé contre le chambranle, toujours parfaitement à l’aise malgré son jean ouvert.
— Elle est entrée sans frapper.
Je lui lance un regard noir avant de regagner ma chambre.
L’odeur des pizzas finit par me faire redescendre.
Sacha porte enfin un tee-shirt noir, mais le tissu tendu sur ses épaules rappele trop bien ce qu’il cache. Son pansement dépasse au-dessus de son jean.
Je m'assis en face de lui.
Mauvaise idée.
Tout le dîner, je sens son regard revenir sur moi. Je ne comprends pas son regard, mais chaque fois qu'il me tourne, mes jambes se croise encore davantage.
Sous la table, mon genou heurte le sien. Il avance sa jambe et sa cuisse se pose contre la mienne.
Mon souffle se bloque.
Il écoute Bastien parler du port, le visage calme. Je serre mon verre un peu plus fort.
Après le repas, le téléphone de Bastien sonne. Il sort sur la terrasse pendant que j’emporte les cartons dans la cuisine. Sacha me suit avec les verres et les pose près de l’évier.
— Ce que tu as vu là-haut reste entre nous.
— Ta blessure ?
— Et autres.
Son regard descend jusqu’à mes jambes. Il se rapproche assez pour que la chaleur de son corps me ramène dans la salle de bains, les mains sur son torse et les siennes autour de ma taille.
— Va falloir être plus précis. J’ai vu beaucoup de choses.
Un sourire tire le coin de sa bouche.
— Tu rougis toujours quand tu essaies de jouer ?
La porte-fenêtre s’ouvre derrière nous. Bastien revient, et j’en profite pour remonter choisir ma robe avant l’arrivée de Théo.
La rouge s’arrête haut sur mes cuisses. J’imagine les mains de Théo sous l’ourlet, puis le regard silencieux de Sacha sur mon corps.
J’enfile la robe noire.
— Maëlle ! crie Bastien depuis le rez-de-chaussée. Ton copain est là !
Théo attend dans l’entrée. Il regarde ma tenue avant mon visage.
— Je t’avais dit la rouge.
Il m’attire contre lui et m’embrasse devant Bastien et Sacha. Sa main se pose trop bas dans mon dos. Sa langue cherche la mienne alors que je n’ai même pas eu le temps de dire bonsoir.
Je me raidis.
Par-dessus son épaule, je croise le regard de Sacha.
Il fixe la main de Théo sur mon corps, puis ses yeux remontent vers les miens.
POV de SachaDix-sept pages, et une seule phrase mérite mon attention.**Monsieur Théo Caron estime qu’il pourrait être le père biologique de Mia Delmas.**Je relis la ligne, puis les dates inscrites dans l’annexe. La naissance de Mia, la période probable de conception, le départ de Maëlle pour Lyon. Quelqu’un a fouillé quatre années de sa vie pour construire cette histoire.Dorian m’a prévenu dès qu’elle est entrée dans le café. Il a attendu qu’elle en sorte avant de m’envoyer le nom de l’homme et une photographie du dossier qu’elle tenait contre elle.Maëlle m’en transmet les pages quelques minutes plus tard. Son message accompagne les images.**Théo n’est pas le père de Mia. Tout ce qu’ils ont écrit est faux.**Je l’appelle depuis mon bureau. À travers la baie vitrée, Paris disparaît sous la pluie. Les autres attendent dans la salle de réunion, avec le vote de ce matin et une acquisition encore suspendue à deux signatures. Ils peuvent patienter.Maëlle décroche après plusieurs sonn
POV de MaëlleAu réveil, Sacha est déjà parti pour Paris.Dorian me l’apprend dans l’ascenseur, puis me conduit à l’université avec deux hommes chargés de rester à distance. J’arrive dix minutes avant le début du cours et passe la matinée parmi des visages encore inconnus, des boîtes d’échantillons et des notes prises trop vite.À la pause déjeuner, un message apparaît sur mon téléphone.**Théo : Il faut qu’on parle. Des gens m’ont contacté à ton sujet.**Je relis la phrase avant d’ouvrir la pièce jointe.Le document porte le logo d’une agence parisienne. Les premières pages ressemblent à une proposition d’interview classique : rémunération, droit à l’image, exclusivité pendant trente jours. Puis je découvre une liste de questions accompagnées de réponses déjà rédigées.**Depuis combien de temps connaissiez-vous Maëlle Delmas avant sa relation avec Sacha Delcourt ?****Avez-vous toujours pensé que Mia pouvait être votre fille ?****Monsieur Delcourt vous a-t-il empêché d’entrer en con
POV de MaëlleLa porte de la suite s’ouvre peu après minuit.Sacha traverse le salon en retirant sa cravate. Il a passé la soirée avec Hugues et Apolline, mais aucune trace d’alcool ne trouble ses gestes. Il semble seulement fatigué, les traits plus durs sous la lumière du couloir.Je suis assise dans le lit avec mon ordinateur sur les genoux. Le même document est ouvert depuis une heure.Il jette sa veste sur un fauteuil et entre dans la chambre. Son regard passe sur mon visage, descend vers mes jambes nues, puis revient à l’écran.— Tu travailles encore ?— J’essaye.Sacha referme mon ordinateur et le pose sur la table de nuit. Sa main prend ensuite ma nuque. Il m’embrasse avant que j’aie le temps de protester.Je retrouve aussitôt la tension laissée par notre appel. Sa bouche est chaude, exigeante. Il me pousse contre les oreillers et vient entre mes cuisses, encore habillé, avec cette impatience qu’il contrôle juste assez pour me rendre folle.Mes doigts s’accrochent à sa chemise.
POV de MaëlleLe message de Sacha m’attend à la sortie de l’atelier.**Vote terminé. J’arrive ce soir.**La matinée m’a laissé une pile de notes, deux exercices à reprendre et un mal de tête. Je range mon téléphone avec le reste et rejoins la voiture dans le parking du personnel.Dorian a envoyé le même chauffeur que ce matin. Il me conduit directement à l’hôtel, puis descend avec moi dans le parking souterrain.Lorsque l’ascenseur atteint le hall, je remarque les panneaux de la fondation installés près de l’entrée. La visite du centre de Villeurbanne s’est terminée moins d’une heure plus tôt. Plusieurs invités boivent encore un verre dans le salon de l’hôtel pendant que des assistants rangent les dossiers et les badges.Apolline se trouve au milieu d’eux.Elle a remplacé son manteau par une veste claire. Son assistant parle avec le directeur de l’hôtel, mais elle me voit dès que je sors de l’ascenseur.Son regard s’arrête une seconde sur moi, puis elle vient à ma rencontre.— Vous av












Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.
reviews