LOGIN**Diana Moran**
_ Tu veux dire qu’il t’évite ? demande Alana en arquant un sourcil. _ Oui… enfin non… je ne sais pas, en fait. Agacée, je vide mon verre d’une seule traite. _ Hey, attention, s’exclame-t-elle aussitôt. Tu devrais vraiment contrôler ta consommation d’alcool. Avec le trou que tu as dans le ventre... _ Arrête, la coupé-je sèchement. Je repose le verre un peu trop fort sur le comptoir.**Diana Moran** _ Tu veux dire qu’il t’évite ? demande Alana en arquant un sourcil. _ Oui… enfin non… je ne sais pas, en fait. Agacée, je vide mon verre d’une seule traite. _ Hey, attention, s’exclame-t-elle aussitôt. Tu devrais vraiment contrôler ta consommation d’alcool. Avec le trou que tu as dans le ventre... _ Arrête, la coupé-je sèchement. Je repose le verre un peu trop fort sur le comptoir. _ J’en ai marre que tout le monde fasse une fixation là-dessus. Ce n’est pas parce que j’ai été poignardée que je dois me le faire rappeler toutes les cinq minutes. Toi, Steven, même Sarah… J’ai juste envie d’être traitée comme une personne normale. Alana soupire doucement. _ Je comprends, mais tu le seras quand ta blessure aura complètement cicatrisé. _ Mais ça prend une éternité… Elle ne répond pas. Je suis sûre qu'elle comprend que je
Le taxi qui me ramène de The Sun s’arrête devant le centre commercial. Je règle la course, descends et pénètre à l’intérieur tout en parlant avec Sarah au téléphone. _ Donc… tu vas vraiment faire ce qu’Alana a dit ? me demande-t-elle. _ Je vais juste essayer, répondis-je prudemment. Un gloussement étouffé résonne à l’autre bout du fil. _ Quoi ? Pourquoi tu ris ? demandé-je aussitôt. Elle renifle et tente visiblement de se contenir, mais ça ne fait qu’empirer. _ Rien du tout. _ Maintenant, j’ai encore plus envie de savoir, insisté-je. Qu’est-ce que j’ai dit de drôle ? _ Non, vraiment, rien… _ Sarah. Je l’entends expirer. _ D’accord… En fait, il y a quelques jours à peine, tu me disais ne rien ressentir pour mon frère. Et là, tu cherches à attirer son attention. Quel ironie, n'est-ce pas ? Je m’arrête net au milieu de l
**Steven Watson** Il est un peu plus de dix-neuf heures trente lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur le penthouse. Je franchis le seuil sans un bruit inutile. À peine suis-je entré que la femme de ménage s’approche et s’incline respectueusement. _ Bonsoir, monsieur. _ Bonsoir. Je lui tends ma mallette, puis le bouquet d’orchidées blanches acheté en chemin, encore parfaitement emballé, ainsi que la boîte de chocolats. Avant qu’elle ne se détourne, je l’interpelle. _ Et mademoiselle ? Où est-elle ? _ Dans sa chambre, monsieur. Je hoche la tête. _ Vous mettrez les fleurs dans un vase et les déposerez dans sa chambre. Et vous lui donnerez les chocolats. _ Très bien, monsieur. Elle s’éloigne. J’ôte mon manteau, l’accroche soigneusement et me dirige vers le couloir en déboutonnant. En passant devant la porte de sa chambre, mon pas ralent
Ma voix ne laisse aucune place à la discussion. Elle baisse aussitôt les yeux, visiblement humiliée, et quitte la pièce à pas rapides. La porte se referme derrière elle et Monica se tourne lentement vers moi. _ Monsieur Watson, je vous assure que je ne savais pas qu’elle se présenterait ainsi. Je... _ Épargnez-moi vos excuses. Elle se fige immédiatement et se tait. Je croise les doigts devant moi et la fixe longuement. _ Votre rôle n’est pas seulement de lire un CV, dis-je calmement. C’est d’évaluer une personne. Son comportement, son jugement et sa capacité à comprendre où elle met les pieds. Elle déglutit. _ Peu importe la façon dont elle s’est habillée devant vous. Si vous aviez fait correctement votre travail, elle ne serait jamais arrivée jusqu’ici. _ Je suis désolée, monsieur, murmure-t-elle. _ Votre désolé ne corrige pas votre erreur. Un silence lourd
**Steven Watson** Assis derrière mon bureau, je parcours la présentation et les notes stratégiques qu’Olivia Keller, directrice du département marketing, m’a envoyées plus tôt dans la matinée. Les idées sont solides, les chiffres cohérents et l’axe global tient la route. Mais… il manque quelque chose et je n'arrive pas à cerné quoi. Je fronce légèrement les sourcils. Si Diana était ici, elle me dirait quoi. Le simple fait que cette pensée traverse mon esprit m’agace. Diana. Encore. C’est presque indécent de constater à quel point elle a réussi à s’imposer dans mon quotidien. Watson Companies a prospéré pendant des années sans elle, et aujourd’hui, je me surprends à chercher son avis. Je referme le dossier avec un soupir contenu, me lève et vais me servir un café à la machine. Quand je reviens m’asseoir, j’en prends une gorgée tout en rouvrant le dossier, tentant de retrouver ma concentration. Puis, on frappe à la
Je récupère mon MacBook, m’installe sur le canapé au pied du lit et l’ouvre sans vraiment réfléchir. Mes doigts tapent presque tout seuls une recherche que je regrette aussitôt. “Combien de temps faut-il à une personne après une blessure abdominale par arme blanche avant de...” J'hésite avant de compléter : “...faire l'amour”. Les réponses s’affichent et je le regrette aussitôt. Il faut deux mois au minimum, parfois plus. Il lui faut du repos, de la prudence et il faut limiter toute relation intime à cause des risques d’infection et de réouverture de la plaie. Je referme l’ordinateur d’un geste sec. _ Génial, marmonné-je. Et dire que j'étais littéralement a deux doigts, tout à l'heure. Je baisse de nouveau les yeux, agacé par le fait que mon corps n’ait pas reçu le mémo. Mon érection est toujours aussi forte que tout à l'heure, quand elle était encore contre ce plan de travail... Quand je sentais encore son souffl







