INICIAR SESIÓNChapitre 70
Elena
Le palais m'accueille dans un silence étrange, un silence que je perçois à peine tant mon corps est épuisé, tant mes jambes refusent de me porter. Damon me tient toujours dans ses bras, il a refusé que les médecins s'occupent de moi avant de m'avoir déposée lui-même dans notre chambre, et je me laisse faire, incapable de lutter, incapable même de penser claire
Chapitre 73ElenaJe me tiens devant le miroir, les doigts tremblants sur le fermoir de ma robe. La soie bleu nuit épouse mes courbes avec une élégance que je ne ressens plus. Mes cernes sont toujours là, mes joues creusées, mes poignets portent encore les traces des menottes. Mais je refuse de rester enfermée. Damon m'a demandé trois fois si j'étais sûre, et trois fois j'ai répondu oui.— Tu n'as pas à te forcer, dit-il derrière moi, appuyé contre le chambranle. Je peux y aller seul.Je croise son regard dans le miroir.— Je ne me force pas. J'ai besoin de sortir de cette chambre, de voir autre chose que ces murs. Et j'ai besoin qu'ils me voient, moi, debout.— Ils te regarderont avec cruauté, Elena. Ces gens n'ont aucune pitié.&n
Chapitre 72DamonJe la regarde dormir depuis le seuil, immobile, les bras croisés. Les draps sont emmêlés autour de ses jambes, ses doigts s'accrochent au tissu comme si elle luttait contre une main invisible. Elle murmure, des mots sans suite, et son visage se crispe. Un cauchemar. Encore un.Je m'approche sans bruit. La lune éclaire ses traits tirés, ses cernes profonds, ses lèvres gercées. Elle se bat contre des fantômes que je ne vois pas, et je reste là, impuissant, à regarder la femme que j'aime souffrir en silence.— Damon...Mon prénom, soufflé dans son sommeil. Je m'assois sur le fauteuil près du lit, sans la quitter des yeux. Elle ne se réveille pas. Elle répète mon nom comme une supplique, et je sens quelque chose se briser en moi.&
Chapitre 71ElenaLa nuit est redevenue mon ennemie. Je me réveille en sursaut, le cœur battant, les draps trempés de sueur, et le cri qui monte dans ma gorge s'étrangle avant de sortir. La chambre est plongée dans l'obscurité, seulement percée par la lueur pâle de la lune qui filtre à travers les rideaux, et pendant un instant, je ne sais plus où je suis. Les murs de la cave se referment sur moi, les voix de mes ravisseurs résonnent encore à mes oreilles, et je plaque une main sur ma bouche pour ne pas hurler.— Elena ?La voix de Damon traverse le silence, inquiète, et je sens sa main se poser sur mon épaule, chaude et ferme. Je sursaute violemment, me dégage d'un mouvement brusque, et je me recroqueville contre la tête de lit, les genoux repliés contre ma poitrine. 
Chapitre 70ElenaLe palais m'accueille dans un silence étrange, un silence que je perçois à peine tant mon corps est épuisé, tant mes jambes refusent de me porter. Damon me tient toujours dans ses bras, il a refusé que les médecins s'occupent de moi avant de m'avoir déposée lui-même dans notre chambre, et je me laisse faire, incapable de lutter, incapable même de penser clairement. Chaque pas qu'il fait résonne dans les couloirs déserts, et je sens son cœur battre contre ma poitrine, rapide, trop rapide, comme s'il craignait encore de me perdre à chaque instant.Il me dépose doucement sur le lit, mais je ne supporte pas la distance qui s'installe entre nous, ce vide soudain qui me glace, et je m'agrippe à lui, mes doigts se refermant sur sa chemise avec une force que je ne me connaissais pas.
Chapitre 69DamonJe traverse le couloir en courant, le sang battant à mes tempes, les cris de mes hommes derrière moi couverts par les dernières détonations. La prison est un labyrinthe de béton froid et de portes en acier, et je les enfonce une à une, sans ralentir, sans écouter Viktor qui hurle de rester couvert. Chaque seconde me rapproche d'elle, chaque mètre me déchire un peu plus, car je sais ce que je vais trouver, je le sais depuis que j'ai vu les corps de mes ennemis joncher le sol, depuis que j'ai compris qu'ils l'avaient déplacée, qu'ils l'avaient traînée plus loin pour me la cacher.La dernière porte cède sous mon épaule, et je me fige.Elle est là, recroquevillée contre le mur, les poignets liés devant elle, le visage tourné vers moi. Ses yeux, ces y
Chapitre 68ElenaLa pièce où ils me retiennent est froide, sans fenêtre, et je ne sais plus depuis combien de jours je suis ici. Mes forces s'épuisent un peu plus à chaque heure, la faim me creuse le ventre, la soif dessèche ma gorge, et pourtant je refuse de toucher à la nourriture qu'ils déposent devant moi comme on nourrit une bête. Je reste assise contre le mur, les genoux repliés contre ma poitrine, les bras serrés autour de mes jambes, et je lutte contre le sommeil qui cherche à m'engloutir, car je sais que si je ferme les yeux, les souvenirs risquent de s'effacer, et ils sont tout ce qui me reste.La porte s'ouvre, et l'un de mes gardiens entre, un homme au visage fermé qui me jette un regard méprisant.— Toujours pas mangé ? Tu vas crever, pauvre idiote, et ton précieux mari n'







