بيت / Romance / Liaisons féminines 3 / CHAPITRE 15 — L'ORGANISATION

مشاركة

CHAPITRE 15 — L'ORGANISATION

مؤلف: Déesse
last update تاريخ النشر: 2026-07-30 08:00:20

Nora

Je me réveille dans le lit de Léonora. Les draps sont en lin blanc, les oreillers en plumes, le baldaquin en velours pourpre. La lumière du jour filtre à travers les rideaux tirés, grise et douce. Un matin d'octobre comme les autres, sauf que rien n'est comme les autres. Mon corps est nu sous les couvertures. Ma peau se souvient de chaque caresse, de chaque baiser, de chaque frisson. Et le collier est toujours là. Il ne m'a pas quittée.

Je tourne la tête. Léon
استمر في قراءة هذا الكتاب مجانا
امسح الكود لتنزيل التطبيق
الفصل مغلق

أحدث فصل

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 19 — LE POIDS DE LA VÉRITÉ

    Nora---Le lendemain matin, je descends dans la salle à manger les yeux gonflés et la gorge en feu. Je n'ai pas dormi plus de deux heures, par fragments, peuplés de cauchemars. Le collier est toujours là. Il n'a pas bougé. Il ne bougera pas. Il est vissé à ma peau comme une seconde colonne vertébrale.Alba et Maeve sont déjà attablées. Leurs conversations s'interrompent quand j'entre. Elles savent. Forcément. Les murs du manoir ont des oreilles, et les oreilles ont des bouches. Iris, debout près du buffet comme à son habitude, me regarde avec une expression que je ne lui ai jamais vue. De la pitié. Ou quelque chose qui y ressemble.— Café ? propose-t-elle.— Oui. Merci.Je m'assois à ma place habituelle. Mes mains tremblent un peu. Alba me glisse un croissant sans rien dire. Maeve pousse le pot de confiture dans ma direction. Leurs gestes sont discrets, presque tendres. Dans cette maison où tout est hiérarchie et proto

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 18 — L'OMBRE DANS LES MURS

    Son regard plonge dans le mien, et je vois qu'elle est sincère. Elle a peur. Pas pour elle , pour moi. Elle craint ce que je pourrais apprendre. Et cette peur, loin de me rassurer, attise ma curiosité.— Si vous ne me dites pas la vérité, quelqu'un d'autre le fera, je murmure. C'est ce que la lettre promet.— Je sais.— Alors parlez-moi. Dites-moi ce que vous me cachez.Léonora soupire. Elle passe une main dans ses cheveux, un geste de fatigue que je ne lui ai jamais vu. Puis elle s'adosse au mur du couloir, les bras croisés, et commence à parler.— Il y a vingt ans, ton père a fondé cette organisation. Il l'a appelée la Phalange. Son but était de protéger les personnes vulnérables que l'État ignorait. Des femmes battues, des enfants menacés, des témoins sous protection défaillante. La Phalange leur offrait un refuge, des ressources, une nouvelle identité si nécessaire.— Mon père était un justicier ?— Plutôt

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 17 — L'ORGANISATION 3

    Nora Le soir tombe. Iris frappe à ma porte pour le dîner. Je ne réponds pas. Elle insiste, puis repart. Je n'ai pas faim. Je n'ai envie de rien. La nuit enveloppe le manoir. Je ne dors pas. Je pense à mon père, que je croyais connaître et qui menait une vie secrète. Je pense à Gabriel, empoisonné à cause de moi. Je pense à Léonora, qui m'a sauvée et piégée dans le même geste. Je pense au Cercle, ce danger invisible qui rôde dans l'ombre. Et je pense à ce dossier, mystérieusement apparu dans ma chambre, comme un avertissement ou une menace. Je finis par m'endormir, épuisée. Dans mon rêve, je cours dans la forêt. Des ombres me poursuivent entre les arbres. J'entends des rires, des cris, des pas qui se rapprochent. Et puis une main m'attrape, et je me réveille en sursaut. La chambre est plongée dans le noir. Le manoir est silencieux. Le collier est toujours là, autour de mon cou. Je le touche, machinalement. Il est chaud. Il

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 16 — L'ORGANISATION 2

    NoraElle désigne une photo sur le tableau. C'est une photo de moi. Une photo ancienne, prise lors de mon dernier anniversaire, avec Gabriel à mes côtés. Je ne l'avais jamais vue. Quelqu'un nous a photographiés à notre insu.— Il y a un an, un groupe rival a commencé à s'intéresser à toi. Ce groupe s'appelle le Cercle. Ils recrutent des personnes comme toi — des jeunes femmes isolées, vulnérables, sans famille — pour les utiliser comme pions dans leurs opérations. Ils t'auraient approchée tôt ou tard. Ils auraient trouvé un moyen de te piéger. J'ai décidé de les prendre de vitesse.— Vous auriez pu m'avertir. Me proposer votre protection. Pas besoin d'empoisonner Gabriel.— Tu aurais refusé. Tu es têtue, je te l'ai dit. Et le Cercle n'aurait pas mis longtemps à te retrouver. Il fallait que tu viennes de ton plein gré, poussée par une nécessité absolue. Il fallait que tu sois liée à moi par une dette que tu ne pourrais jamais rembourser. Pour que l

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 15 — L'ORGANISATION

    NoraJe me réveille dans le lit de Léonora. Les draps sont en lin blanc, les oreillers en plumes, le baldaquin en velours pourpre. La lumière du jour filtre à travers les rideaux tirés, grise et douce. Un matin d'octobre comme les autres, sauf que rien n'est comme les autres. Mon corps est nu sous les couvertures. Ma peau se souvient de chaque caresse, de chaque baiser, de chaque frisson. Et le collier est toujours là. Il ne m'a pas quittée.Je tourne la tête. Léonora n'est plus dans le lit. Sa place est froide. Elle s'est levée sans me réveiller, sans un bruit, comme un fantôme. Je m'assois, ramène les draps contre ma poitrine, et regarde autour de moi. La chambre est rangée. Les bougies de la veille ont été remplacées par des neuves. La table du dîner a disparu. Aucune trace de notre nuit, sauf en moi.La porte s'ouvre. Ce n'est pas Léonora. C'est Iris, un plateau de petit-déjeuner à la main. Café, croissants, confiture, fruits frais. Elle le p

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 14 — GABRIEL 3

    NoraElle sourit. Pas le sourire froid de la première fois. Pas le sourire amusé de celle qui domine. Un sourire doux, presque reconnaissant. Elle se lève, me tend la main. Je la prends. Ses doigts sont chauds, fermes, rassurants.Elle me conduit près du feu, sur le tapis. Les flammes dansent sur nos visages. Elle ne me demande pas de m'agenouiller. Elle ne me donne pas d'ordre. Elle pose juste ses mains sur mes épaules, doucement, et elle m'embrasse.Le baiser est long, profond, plein de tout ce que nous n'avons pas dit. Ses lèvres sont douces, son souffle est chaud, ses doigts se perdent dans mes cheveux. Je réponds à son baiser, maladroite et affamée, et elle sourit contre ma bouche.— Tu apprends vite, murmure-t-elle.Ses mains glissent sur mon dos, descendent, remontent, redessinent les courbes de mon corps à travers le tissu de ma robe. Elle défait les boutons un par un, sans hâte, comme on déplie un trésor. Ma robe tombe sur le tapis. Son regard caresse ma peau. Cette fois, je

فصول أخرى
استكشاف وقراءة روايات جيدة مجانية
الوصول المجاني إلى عدد كبير من الروايات الجيدة على تطبيق GoodNovel. تنزيل الكتب التي تحبها وقراءتها كلما وأينما أردت
اقرأ الكتب مجانا في التطبيق
امسح الكود للقراءة على التطبيق
DMCA.com Protection Status