LOGIN#Liée au parrain à vie ( enceinte de l'oncle de ma meilleure amie)Chapitre 23Point de vue d'Adrian Chevalier Nous sortons de la salle de bain main dans la main. On s'arrête au pied du lit. Je reculai légèrement pour la voir. Elle posa sa main contre ma joue, ses doigts effleurant ma peau. Nos regards se croisèrent, chargés d'une électricité nouvelle, palpitante. Elle se pencha et déposa un baiser tendre sur mes lèvres. Ce n'était pas un baiser de passion dévorante, mais quelque chose de plus profond, de réparateur. Mais rapidement, la douceur céda la place à une urgence.Je répondis à ce baiser, ouvrant ma bouche pour laisser entrer sa langue. Je glissai mes doigts cares'sant la peau douce de ses cuis'ses. Elle frissonna, un petit gémis'sement étouffé contre mes lèv'res. Je ne voulais pas me contenter de mots. Je voulais lui montrer, corps à âme, qu'elle était ma priorité.Je la poussai doucement vers l'oreiller, la suivant sans rompre le ba'iser. Elle se laissa aller, ses mains s
Liée au parrain à vie ( enceinte de l'oncle de ma meilleure amie)Toujours Sophie Dubois qui parle.Chapitre 22Je range mes affaires lentement, méthodiquement, comme si chaque vêtement que je plie était une pensée que je tentais de mettre en ordre. Les robes que madame Rousseau a suspendues dans le dressing sont trop belles, trop chères, trop éloignées de la femme que je suis. Je les effleure du bout des doigts et je me demande si un jour je me sentirai légitime dans cet univers.Mes affaires à moi tiennent dans une petite valise. Quelques jeans, des tee-shirts simples, deux robes achetées en soldes, les pyjamas que les enfants m'ont offerts pour mon anniversaire. C'est peu. C'est ma vie entière réduite à une poignée de tissus.Je referme la valise et je m'allonge sur le lit. Le matelas est moelleux, les draps sentent la lavande, l'oreiller épouse parfaitement la forme de ma tête. Tout est parfait. Trop parfait. Je ferme les yeux et je me laisse glisser dans un sommeil sans rêves.Qu
Liée au parrain à vie ( enceinte de l'oncle de ma meilleure amie)Chapitre 21Toujours Sophie Dubois qui parle.Une semaine plus tard.Une semaine que ma vie a basculé, une semaine que je vis dans un rêve éveillé dont je n'arrive pas à démêler les fils, une semaine qu'Adrian a repris le contrôle de tout, de nos vies, de notre avenir.Nous sommes à Paris depuis ce matin. Le jet privé d'Adrian nous a déposés au Bourget où trois voitures noires nous attendaient. Léa n'a pas arrêté de coller son nez à la vitre pendant tout le trajet, émerveillée par les avenues et les monuments, tandis que Lucas s'est endormi contre mon épaule, épuisé par l'excitation du voyage et les questions incessantes qu'il a posées à Adrian sur les avions et les pilotes.Je le regarde depuis la banquette arrière de la berline qui nous conduit vers sa maison, non, notre maison désormais. Il parle à voix basse avec Marc, son téléphone collé à l'oreille, et je l'observe à la dérobée. Il est différent ici, plus sûr de l
Liée au parrain à vie Chapitre 20Léa ne dit rien pendant un long moment, puis elle se dégage de mes mains et court vers Adrian. Elle s'arrête devant lui, lève la tête et le dévisage longuement. Adrian reste immobile, je vois ses mains trembler légèrement, je vois sa pomme d'Adam monter et descendre.— C'est vrai ? demande Léa. Tu es mon papa ?Adrian s'accroupit à son tour, il est à sa hauteur maintenant, et il la regarde comme s'il regardait le soleil pour la première fois.— Oui, ma chérie. Je suis ton papa.— Et Lucas aussi, il est ton fils ?— Oui.— Et pourquoi tu étais en mission si longtemps ?Adrian me jette un regard et je détourne les yeux. C'est ma faute, c'est ma faute s'ils ont grandi sans lui, c'est ma faute si elle pose cette question.— Parce que je ne savais pas que vous existiez, dit Adrian doucement. Mais maintenant, je sais. Et je ne vous quitterai plus jamais.Léa le fixe encore un instant, puis elle se jette dans ses bras.Adrian la rattrape, il la serre contre
Liée au parrain à vie (enceinte de l'oncle de ma meilleure amie)Chapitre 19Chaque mot est un coup de poignard. Je les encaisse sans broncher parce que je les mérite. Parce qu'il a raison. Parce que j'ai agi par égoïsme déguisé en protection. Parce que j'ai fui au lieu d'affronter.— Alors qu'est-ce que tu veux ? dis-je dans un souffle. Que je te rende les enfants ? Que je disparaisse de leur vie ? Que je te laisse les élever seul ?— Non.Le mot claque comme un coup de tonnerre.— Je ne veux pas te retirer les enfants. Je ne veux pas te faire de mal. Je veux...Il s'arrête inspire et expire. Il passe une main dans ses cheveux, un geste que je lui ai vu faire mille fois quand il était stressé ou frustré.— Je veux ma famille, Sophie. Je veux toi, et Lucas. Je veux tout ce que tu m'as volé. Je veux qu'on soit ensemble pour de vrai et pour toujours.— Et si je refuse ?— Alors je te traîne en justice et je me bats pour obtenir la garde. Et je gagnerai. Parce que j'ai les moyens, parce
#Liee au parrain à vie ( enceinte de l'oncle de ma meilleure amie)Chapitre 18*****Point de vue de Sophie Dubois Je n'arrive pas à respirer. Enfin si, je respire, mais l'air ne semble plus atteindre mes poumons. Il reste bloqué quelque part entre ma gorge et ma poitrine, comme si mon corps refusait de fonctionner, comme si tout mon être refusait cette réalité qui s'abat sur moi sans prévenir.Adrian est là, devant moi, à quelques centimètres à peine, et il vient de me demander de l'épouser. J'ai envie de rire, j'ai envie de pleurer, j'ai envie de hurler, j'ai envie de fuir. Mais mes jambes ne bougent pas et mes pieds restent cloués au sol carrelé de cette réception que je connais par cœur, cette réception où j'ai passé des centaines d'heures à travailler pour nourrir mes enfants. Mes enfants, nos enfants, ses enfants. Cinq ans.Cinq ans que je porte ce secret, cinq ans que je me lève avant le soleil pour préparer le petit-déjeuner, cinq ans que je cours d'un travail à l'autre en ren







