تسجيل الدخول— Jolie voiture, dit-il en faisant un signe de la tête vers l'endroit où elle s'était garée. Je l'aime bien.
Ses yeux pétillaient lorsqu'il demanda : — Qu'est-ce qu'elle dit sur toi ? Elle se sentait déjà attaquée de toutes parts et parda d'instinct le coup pour éviter qu'il ne sonde ses sentiments intimes. — Euh... Est-ce qu'elle doit forcément dire quelque chose ? demanda Jasmine. — Les voitures disent toujours quelque chose sur leurs propriétaires, répondit Collins en retirant sa main. Il désigna ensuite son ami d'un geste. — Prends Leonard, par exemple. Sa BMW dit qu'il a réussi. Qu'il est solide. Il aime les performances qui ont fait leurs preuves. — Exactement, approuva Leonard. — Et quelle voiture possèdes-tu ? demanda Jasmine à Collins, désireuse d'en apprendre un peu plus sur lui. Il eut un petit rire. — Aucune. Si j'ai besoin d'une voiture, j'en loue une. — Ne le laisse pas te tromper, Jasmine, s'interposa rapidement Leonard. Collins est un motard de longue date. Il a tout un garage de motos pour s'adapter à l'humeur du moment et à tout ce qu'il a envie de faire. — Un homme des grands espaces, observa-t-elle, se disant que Collins devait avoir le genre d'esprit qui détestait toute forme de confinement. — Oh waouh. Tout comme toi, Jasmine, intervint Favour, tout à fait favorable à encourager ce duo. Collins haussa un sourcil. — C'est vrai ? demanda-t-il. Jasmine haussa les épaules. — J'ai toujours considéré ma voiture comme un plaisir personnel un peu déraisonnable, répondit-elle. Elle lança un regard déconfit à sa sœur. — C'est Favour qui analyse tout à l'excès. — Et j'adore sa grande logique, dit Leonard avec délectation, rayonnant de bonheur aux côtés de sa sœur. Il tendit la bouteille qu'il portait. — J'ai apporté les meilleures bulles françaises pour fêter ton anniversaire, Fav'. — Génial ! Elle lui attrapa le bras, le serrant contre elle tandis qu'il se tourna pour les guider vers le restaurant. — J'adore ton sens de la fête, Leonard. Ils étaient si visiblement heureux d'être ensemble que Jasmine secoua la tête en pensant à la pression qu'on lui avait mise pour former ce quatuor. Elle dévisagea Collins Templeton avec curiosité, consciente qu'il pouvait probablement claquer des doigts et s'offrir n'importe quelle femme. Alors pourquoi avait-il accepté ce rencard à aveugle ? Elle se rappela les arguments de Favour, axés principalement sur le fait de convaincre Jasmine de se débarrasser de Robert et de s'ouvrir à d'autres hommes. L'embarras la tordit à l'idée que Favour avait sollicité l'aide de Leonard pour lui caser sa sœur, et qu'elle passait pour une sorte de cas désespéré aux yeux de Collins Templeton — qui rendait simplement service à son vieil ami. Un sentiment d'humiliation cuisante la poussa à lâcher brusquement : — Est-ce que Leonard t'a forcé la main pour être mon cavalier ce soir ? Il mit du temps à répondre, décelant probablement sa tension interne et méditant sur sa cause. — Je n'avais pas d'autres projets. Leonard voulait qu'on forme un groupe de quatre ce soir et j'ai accepté. (Sa bouche s'incurva légèrement.) Aucun regret jusqu'à présent. Mais si cette disposition te pose un problème... — Non, lâcha-t-elle dans une vague de soulagement intense. On ne lui avait rien révélé de personnel sur elle. Il pencha la tête d'un air interrogatif. — Tu as envie de filer en douce ? La vérité lui échappa avant qu'elle ne puisse la retenir. — Favour me tuerait si je faisais ça. — Ah ! Donc c'est elle qui t'a forcé la main, dit-il. Jasmine prit une profonde inspiration, voulant se retrouver sur un pied d'égalité avec lui. — C'était plus son idée que la mienne. — Est-ce que ça veut dire que tu t'attends à souffrir en ma compagnie ? Un rire nerveux s'échappa de ses lèvres. — Laisse-moi fantasmer sur le plaisir pendant un moment. — Bonne idée ! Ses yeux pétillèrent d'une malice diabolique. — Je vais faire de même. Il se tourna à demi, lui faisant signe d'emboîter le pas pour suivre Leonard et Favour. Il ne tenta pas de lui prendre le bras ni la main, ce dont elle lui fut reconnaissante car elle était déjà hyper-consciente de sa présence physique, et tout contact aurait pris une tournure sexuelle après sa gaffe sur le plaisir et le fantasme. — Favour m'a dit que toi et Leonard étiez amis depuis l'école, remarqua-t-elle, essayant d'éteindre l'étincelle qu'elle avait allumée malgré elle. — Mmm... ça va faire vingt ans. On n'a pas changé l'un pour l'autre. C'est une chose qu'on apprend à chérir au fil du temps. — J'imagine que tu dois beaucoup jouer la comédie dans ton travail. Il s'arrêta, lui lançant un regard perçant sous ses sourcils froncés. — Tu sais ce que je fais ? Aurait-il préféré qu'elle ne le sache pas ? Faire comme s'il était un gars ordinaire le temps d'une soirée ? Était-il fatigué des femmes qui lui tournaient autour pour ce qu'il représentait ? — Ne t'en fais pas. Je ne vais pas m'étendre dessus, l'assura-t-elle. Je ne pense pas que Favour le sache. Il se trouve que je travaille avec des graphistes qui s'intéressent à tout ce que tu créées — de grands débats —, alors quand Leonard t'a présenté... — Tu es toi-même graphiste ? la coupa-t-il, une tension agacée émanant de sa personne. — Non. Et je ne suis pas du genre à profiter des gens non plus, affirma-t-elle, s'offusquant de l'insinuation selon laquelle elle chercherait à tirer un profit quelconque de cette rencontre. Tu ne risques absolument rien avec moi, Collins Templeton. Il lui lança un long regard dur, hérissé de suspicion, et elle le fixa droit dans les yeux avec une fierté farouche, finissant par lui arracher une étincelle de respect. — Oh, je n'irais pas jusque-là, traîna-t-il, la bouche déformée par un sourire désabusé. Tu as un sacré répondant, Jasmine Leclaire. Une vague de chaleur lui monta le long du cou jusqu'aux joues alors qu'une électricité sexuelle crépitait entre eux et s'infiltrait dans son sang. Jasmine était consternée par sa propre réaction. Elle ne rougissait jamais. Elle pouvait piquer une colère, mais rougir appartenait à l'adolescence et elle avait dépassé ce stade depuis bien longtemps. Une femme d'affaires sophistiquée ne rougissait pas. — Tu n'es pas particulièrement inoffensif toi-même, rétorqua-t-elle sur la défensive, ne réalisant qu'après coup que c'était avouer l'attraction qu'il exerçait sur elle. Pas que cela ait de l'importance. Il le savait de toute façon. Impossible pour lui de ne pas être conscient de son effet sur les femmes, tout comme elle savait que de nombreux hommes la trouvaient à leur goût. Il haussa les épaules. — Désolé si j'ai offensé. C'est ma semaine de congé loin du grand Collins Templeton. En fait, c'est ma dernière soirée de repos. Je dois redevenir lui dès demain. — Tu n'aimes pas être lui ? demanda-t-elle. Être aussi couronné de succès était-il un tel fardeau ? — Eh bien, cela a ses avantages et je n'ai pas l'intention de les abandonner, déclara-t-il, une lueur de détermination brilla dans ses yeux. Mais... il y a un temps et un lieu pour tout. Il était évident qu'il n'aurait aucun plaisir à passer la soirée avec une femme admirative qui s'extasierait sur ce qu'il avait accompli ou chercherait à percer le secret de son ascension fulgurante. — Alors... à quoi aimerais-tu que cette soirée ressemble ? demanda Jasmine, un peu déconcertée par son désir de mettre de côté la reconnaissance que l'ego de la plupart des hommes réclamerait.Sa conscience n'était le théâtre d'aucune lutte entre le bien et le mal. Collins Templeton fonçait à toute allure. Et c'était peut-être là une part de sa force, une part de son irrationnelle attraction. Il savait ce qu'il voulait et poursuivait son objectif avec une détermination sans faille.Ils tournèrent à droite au bout de Crystal Street. La voiture gravit une colline escarpée — la pointe rocheuse —, la franchit et redescendit de l'autre côté, tournant brusquement à gauche pour s'arrêter sur un grand parking en cul-de-sac bordé par une réserve naturelle, où une épaisse ceinture d'arbres et de buissons masquait toute vue sur l'océan.Les ombres du feuillage surplombant les plongèrent dans un nid d'obscurité.Il n'y avait aucun autre véhicule ici. Le sentiment de se retrouver ainsi, profondément seule avec Collins Templeton, fit courir un frisson d'appréhension le long de la colonne vertébrale de Jasmine. Était-elle folle d'agir ainsi ? L'était-elle vraiment ?Puis il ouvrit la port
Oh, il savait embrasser. Sa langue s’unissait à la sienne dans un rythme qui épousait exactement les pulsions qu'il déclenchait dans son corps. Des feux d'artifice étincelaient le long de ses terminaisons nerveuses, rendant le moindre centimètre de son être si sensible que le simple effleurement de son vêtement contre sa peau lui paraissait d'une sensualité et d'une charge sexuelle écrasantes.Il bougea, la tirant plus près et plaquant son corps contre le sien, de sorte qu'ils se retrouvèrent enlacés, le centre palpitant de Jasmine hors d'atteinte alors même qu'il s'alourdissait et s'endolorissait de désir.Tout cela grâce à un simple baiser.Son corps voulut lutter contre cette emprise, jusqu'à ce qu'elle sente sa dureté contre son ventre. Elle comprit alors. Il la désirait tout autant qu'elle le désirait. D'une certaine manière, cela la libéra d'une façon que le désir seul n'aurait pu accomplir.Il continuait de la maintenir serrée contre lui d'un bras tout en l'embrassant, mais sa
Il rendait cela profondément sensuel, la faisant se sentir elle-même profondément sensuelle. Elle se réfugia de nouveau dans une gorgée de café, s'efforçant de ne pas se demander à quel point il était proche des éléments et de quoi il aurait l'air tel que la nature l'avait façonné.Sa chemise au col ouvert la taquinait tout au long du dîner, lui laissant apercevoir de denses boucles noires descendant en flèche sur sa poitrine. Ses avant-bras n'étaient pas poilus, leur peau très hâtée luisant comme du teck huilé. Elle imaginait que tout son corps devait ressembler à cela, parsemé de boucles noires et fournies aux endroits les plus masculins. Le désir de savoir, de toucher, se heurtait terriblement au choix raisonnable qui consistait à simplement lui souhaiter bonne route et lui dire adieu. Il n'allait pas faire partie de sa vie.Sauf le temps de cette unique nuit.Leonard régla l'addition du restaurant, insistant pour dire que c'était son cadeau pour l'anniversaire de Favour. Tout le m
Sa gorge élancée se contracta dans une petite déglutition convulsive. La bouche sèche à cause de la chaleur qui l'envahissait ? Le profond décolleté en V de sa robe plongeait vers la naissance de ses seins, ombragé de part et d'autre par le doux renflement de sa généreuse chair féminine. Il avait envie de la prendre à pleines mains, envie de...— Des cafés ? Le serveur retira adroitement les assiettes à dessert vides tandis que chacun faisait son choix autour de la table.— Un express, dit Jasmine.Fort et noir, songea Collins, exactement comme il le voulait lui aussi.— La même chose pour moi, dit-il. Il n'entendit pas ce que les autres commandèrent. Le serveur s'éloigna.Leonard proposa de descendre la colline à pied jusqu'au Crowne Plaza après le café, pour aller danser le reste de la nuit en boîte. Favour applaudit l'idée. Jasmine sourit à sa sœur mais ne dit rien, attendant la réaction de Collins sans chercher à l'influencer dans un sens ou dans l'autre.Passer des heures à s'ass
Il s'interrompit pour réfléchir. Ses yeux étincelèrent d'un défi spéculatif lorsqu'il répondit :— Tout ce que deux inconnus ont envie d'en faire.— Sans lendemain ? demanda Jasmine.— Demain, je suis parti, répliqua-t-il.Au moins, les choses étaient claires. Aucun avenir possible avec Collins Templeton. Non pas qu'elle ait eu le temps d'y songer ou de se demander si ce serait souhaitable.— Dans ce cas, je vais me contenter de cette expérience d'une nuit avec l'homme derrière le nom, répliqua-t-elle, sa fierté exigeant que l'emploi du temps de Collins n'affecte en rien ses attentes quant à ce rendez-vous à l'aveugle — lesquelles étaient de toute façon inexistantes avant qu'elle ne le rencontre.L'invitation sexuelle mijotait à nouveau dans son regard.— Je me demande si vous le ferez vraiment.Elle ne voulait pas parler d'une aventure d'un soir. Un autre rougeur fâcheuse la poussa à se montrer d'une provocations inhabituelle.— On gagne parfois. On perd parfois.C'était un avertisse
— Jolie voiture, dit-il en faisant un signe de la tête vers l'endroit où elle s'était garée. Je l'aime bien.Ses yeux pétillaient lorsqu'il demanda :— Qu'est-ce qu'elle dit sur toi ?Elle se sentait déjà attaquée de toutes parts et parda d'instinct le coup pour éviter qu'il ne sonde ses sentiments intimes.— Euh... Est-ce qu'elle doit forcément dire quelque chose ? demanda Jasmine.— Les voitures disent toujours quelque chose sur leurs propriétaires, répondit Collins en retirant sa main.Il désigna ensuite son ami d'un geste.— Prends Leonard, par exemple. Sa BMW dit qu'il a réussi. Qu'il est solide. Il aime les performances qui ont fait leurs preuves.— Exactement, approuva Leonard.— Et quelle voiture possèdes-tu ? demanda Jasmine à Collins, désireuse d'en apprendre un peu plus sur lui.Il eut un petit rire.— Aucune. Si j'ai besoin d'une voiture, j'en loue une.— Ne le laisse pas te tromper, Jasmine, s'interposa rapidement Leonard. Collins est un motard de longue date. Il a tout u







