Beranda / Romance / MARIÉE À MON EX,LE MAGNAT DE LONDRE / CHAPITRE 57 : LES RIVES DU DOUTE

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CHAPITRE 57 : LES RIVES DU DOUTE

Penulis: Dledition
last update Tanggal publikasi: 2026-10-04 08:17:01

Nathaniel

Onze jours de silence.

Onze jours pendant lesquels Cole et Marsh disparaissent dans les entrailles bureaucratiques du royaume. Onze jours pendant lesquels je vis dans ma maison comme un condamné vit dans sa cellule : je mange, je travaille, je réponds aux appels, je préside les conseils, je signe les contrats, et à l'intérieur, chaque seconde, ma tête calcule.

Cinq ans et neuf mois. Une grossesse. Le compte tombe pile.

Arabella, pendant
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  • MARIÉE À MON EX,LE MAGNAT DE LONDRE   CHAPITRE 62 : LE MUR

    ArabellaCette semaine est la plus longue de ma vie.Sept jours pour préparer la rencontre. Sept jours pour trouver Mme Patterson dans la planque discrète où je l'ai envoyée après le Heath, la convaincre, préparer l'enfant. Sept jours pour choisir un lieu neutre, une heure neutre, une histoire neutre. Sept jours pour construire un mensonge de plus autour de mon fils, mais ce mensonge-ci est peut-être le premier de ma vie qui pourrait, avec le temps, se retourner en vérité.Un ami. C'est ainsi que Nathaniel sera présenté. Un ami de maman, un monsieur gentil, un monsieur qui aime les dragons. William n'en saura pas plus. Nathaniel n'en dira pas plus, il a promis, je l'ai fait promettre, sur ce qu'il a de plus sacré, sur son propre nom, sur cinq ans de silence entre nous.Le plus dur, dans cette semaine, ne sont pas les préparatifs. Le plus dur, ce sont les questions que Nathaniel ne me pose plus.Depuis le petit-déjeuner du lendem

  • MARIÉE À MON EX,LE MAGNAT DE LONDRE   CHAPITRE 61 : L'INTERROGATOIRE

    Nathaniel Je n'ai pas dormi. À sept heures du matin, je suis dans mon bureau, la chemise jaune ouverte devant moi, et je fais quelque chose que je n'ai pas fait depuis mes études : je prends des notes. À la main. Sur un bloc jaune. Colonne de gauche : ce que je sais. Colonne de droite : ce que je ne sais pas. La colonne de droite est plus longue. Ce que je sais : l'enfant existe. Il a cinq ans. Il s'appelle William. Il vit, vivait, à Richmond avec une nourrice. Il porte le nom de sa mère. Il n'a pas de père déclaré. Sa mère a fui l'Angleterre pour l'accoucher à Belfast, en catholique, dans un lieu qui ne pose pas de questions. Ce que je ne sais pas : qui est son père. Je regarde la colonne de droite pendant vingt minutes. À neuf heures, je descends. Elle est déjà à table. Elle a les traits creusés, les yeux marqués. Nous n'avons pas dormi ni l'un ni l'autre. Margaret nous sert l

  • MARIÉE À MON EX,LE MAGNAT DE LONDRE   CHAPITRE 60 : L'AVEU À MOITIÉ 2

    ArabellaIl a crié.Nathaniel Ashford a crié dans son propre salon, à onze heures du soir, et je n'ai pas sursauté. C'est peut-être ça, le plus surprenant de cette soirée : je n'ai pas sursauté. Il y a quelque chose qui a lâché en moi il y a une heure, quand j'ai vu la chemise jaune sur la table du salon et que j'ai compris qu'il savait, et depuis ce moment-là, la peur ne m'atteint plus. Comme si le muscle s'était usé. Comme si, arrivée au bout de la peur, il ne restait plus qu'un immense épuisement clair.Il fait les cent pas devant la cheminée. Il ne me regarde plus. Il parle, il monologue plutôt, il aligne les faits, les preuves, les calculs, il déroule cinq ans de sa vie comme un procureur devant un jury. Belfast. La pension d'Édimbourg. Les céréales achetées par Mme Patterson. Les yeux gris acier du petit garçon vus à cent cinquante mètres. Le nez Ashford, il dit vraiment le nez Ashford, avec une véhémence qui me serrerait le cœur si j'avais

  • MARIÉE À MON EX,LE MAGNAT DE LONDRE   CHAPITRE 59 : L'AVEU À MOITIÉ

    Elle prend un châle. Elle me suit.Nous descendons dans le salon. Je ferme la porte derrière nous. Je m'assois dans le fauteuil face à la cheminée éteinte. Je lui désigne le canapé en face. Elle s'assied, très droite, les mains croisées sur ses genoux, dans la position d'une femme qui attend un verdict.Je ne prends pas de détour.— William Alexander Winters. Né le 3 novembre, il y a cinq ans et cinq mois, à l'hôpital Sainte-Ann de Belfast. Mère : Arabella Winters. Père : case vide.Elle devient blanche.Aucun mouvement. Aucun cri. Juste toutes les couleurs qui quittent son visage en même temps, comme une eau qui se vide. Je l'observe. Je note chaque micro-réaction : ses doigts qui se referment lentement sur ses genoux, sa mâchoire qui se contracte, ses yeux qui restent fixés sur les miens sans ciller. Elle ne va pas mentir. Elle ne peut pas. Il n'y a plus de mensonge possible face à un acte de naissance.— Tu as un fils, dis-je.

  • MARIÉE À MON EX,LE MAGNAT DE LONDRE   CHAPITRE 58 : LA NUIT DES CALCULS

    NathanielJe rentre à Hampstead avec le dossier dans une sacoche.Je ne rentre pas directement à la maison. Je fais rouler la Bentley pendant deux heures dans Londres, sans destination, en circulant au hasard le long de la Tamise, le long des ponts, à travers les quartiers où je n'ai plus mis les pieds depuis vingt ans. Je passe devant King's Cross. Je passe devant l'hôpital où mon père est mort. Je passe devant l'immeuble en briques de Chelsea où j'ai loué mon premier appartement d'étudiant.Je conduis parce que je ne peux pas encore rentrer. Je ne peux pas encore la voir. Je ne peux pas encore avoir cette conversation. Je ne peux pas encore décider ce que je vais faire.Cinq ans.C'est ça, la phrase qui tourne dans ma tête, plus lourde que toutes les autres. Cinq ans. Cinq ans, quatre mois, dix-sept jours au jour d'aujourd'hui. Cinq ans que j'ai un fils, si l'enfant est de moi. Cinq ans que je ne le sais pas. Cinq ans qu'il a

  • MARIÉE À MON EX,LE MAGNAT DE LONDRE   CHAPITRE 57 : LES RIVES DU DOUTE

    NathanielOnze jours de silence.Onze jours pendant lesquels Cole et Marsh disparaissent dans les entrailles bureaucratiques du royaume. Onze jours pendant lesquels je vis dans ma maison comme un condamné vit dans sa cellule : je mange, je travaille, je réponds aux appels, je préside les conseils, je signe les contrats, et à l'intérieur, chaque seconde, ma tête calcule.Cinq ans et neuf mois. Une grossesse. Le compte tombe pile.Arabella, pendant ces onze jours, est méconnaissable elle aussi. Elle n'est plus l'ombre pâle que j'ai enfermée. Elle est devenue une femme droite, tendue, aux aguets, une femme qui sait que quelque chose se joue et qui garde sa garde haute. Elle a cessé toutes ses sorties nocturnes ; Marsh me le confirme chaque soir : Aucune activité de la cible. Rien. Elle est cloîtrée, volontairement cette fois, comme si elle-même s'était mise sous embargo en attendant de savoir de quel côté allait tomber la balance.

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