เข้าสู่ระบบLa fausse Ex Fatale du milliadaire Livia Ferraro a un métier improbable : elle fait fuir les amoureux. Son agence, L'Ex Fatale, joue la fausse ex jalouse et imprévisible pour aider ses clients à se débarrasser de conquêtes trop collantes. Taux de réussite : 100 %. Puis arrive Leonardo Castellani, PDG glacial et homme le plus convoité de Milan. Sa grand-mère lui impose une prétendante par semaine. Il veut que Livia joue son ex psychotique et fasse fuir toutes les candidates. Un contrat facile, sauf que Leonardo ne cherche pas à faire fuir les femmes. Il cherche à retenir une seule d'entre elles. Il y a dix ans, il l'aimait sous un faux nom. Elle a disparu sans un mot, et il n'a jamais su pourquoi. Elle, elle ignore que la faillite qui a ruiné sa famille porte son nom de famille. Chaque fausse scène de jalousie devient un peu plus vraie. Son associé, Lorenzo, ne cache plus ses sentiments. Sa sœur, Sofia, commence à fouiller. Et quand Livia découvrira qui est vraiment son client, la vérité pourrait tout détruire. Il a payé pour faire fuir toutes les femmes. Sauf elle.
ดูเพิ่มเติมL'agence entière retient son souffle. Lorenzo a littéralement disparu sous son bureau, je ne sais pas comment il a fait, il est petit mais pas à ce point, il doit y avoir une trappe que je ne connais pas. La pyramide de sucrettes tient debout. Le pressing d'en face fume. Quelque part, une horloge fait tic-tac, et je réalise que ce n'est pas une horloge, c'est moi.— Ce n'est pas une réponse professionnelle, dis-je.— Non.— Vous êtes un homme professionnel. Vous l'avez dit vous-même : les faits, les contrats, les articles.— C'est une exception.— À quoi ?Il me regarde. Ce regard. Ce fichu regard de comptable qui aurait trouvé dans mes yeux la seule ligne du bilan qui refuse de s'équilibrer.— À tout, dit-il.Je prends le stylo. Je voudrais dire que ma main ne tremble pas, mais j'ai passé dix ans
LiviaLe SMS est arrivé à vingt-trois heures onze, un dimanche soir, et je l'ai lu en boucle jusqu'à deux heures du matin, allongée sur mon lit, tout habillée, en fixant le plafond comme si la réponse allait s'y décoller de la peinture.Demande-lui son vrai nom.Six mots. Numéro inconnu. Pas de signature, pas de ponctuation superflue, pas d'émoticône, les gens qui envoient des menaces avec des émoticônes sont des amateurs, j'en ai reçu, je sais de quoi je parle. Ce message-là est d'un professionnel. Ou d'une professionnelle. Il y a une économie dans ces six mots, une précision de chirurgien, qui me dit que l'expéditeur savait exactement où il plantait la lame.Son vrai nom. Comme si Leonardo Castellani, président du groupe Castellani, trente-quatre ans, photo dans tous les journaux économiques de la péninsu
SofiaIl est vingt-trois heures onze, je suis affalée sur mon canapé en chaussettes dinosaures, les vertes, avec les petits tyrannosaures qui sourient, parce que les tyrannosaures ont au moins l'excuse de sourire en mangeant les gens, et je mange des bonbons piquants en regardant les photos du gala sur le site du Corriere.Mon frère. Trois cents invités. Et une femme en rouge.Zoum sur la photo quatre, la scène. La femme lui hurle dessus, le doigt pointé, magnifique, théâtrale, totalement fausse. Je fais ce métier depuis assez longtemps pour reconnaître une plaidoirie d'une déposition, la douleur authentique ne se chorégraphie pas. Cette femme-là joue. Et elle joue bien, c'est presque insultant.Zoum sur la photo sept, la valse. Et là, je m'arrête. Je m'arrête si net qu'un bonbon piquant me brûle la langue sans que je le sente.Parce que sur la photo sept, mon frère ne joue plus.Leonardo Castellani, trente-quatre ans, président, machine à calculer, homme qui a demandé un jour au père
LiviaIl pleut sur Milan comme dans un mélodrame italien de 1962, et moi je n'ai pas de parapluie, parce que les héroïnes de mélodrame n'ont jamais de parapluie. C'est dans le contrat. Le vrai, celui que personne ne signe mais que tout le monde respecte.Je suis sortie du taxi à trois rues de chez moi. Erreur de calcul, grèves de la circulation, pont bloqué. Ma robe rouge, ma robe de travail, mon armure, boit l'eau comme une éponge de luxe et me colle à la peau. Mes talons claquent sur les pavés. Je ressemble à une défaite.C'est là que la voiture noire s'arrête à ma hauteur.La vitre descend. Leonardo Castellani, à l'arrière, dans l'éclat orangé d'un réverbère, avec cette expression qu'il a quand il essaye d'avoir l'air de passer par hasard alors qu'un homme comme lui ne passe jamais nulle part par hasard.— Vous marchez sous la pluie, dit-il.— C'est un fait ou une opinion,— Montez.— Je suis à trois rues.— Il pleut.— J'avais remarqué, chéri. C'est ce qui fait ce bruit.Il sort d






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