MON PÈRE EST MORT POUR SAUVER L'HOMME QUI M'A BRISÉ LE CŒUR

MON PÈRE EST MORT POUR SAUVER L'HOMME QUI M'A BRISÉ LE CŒUR

last updateTerakhir Diperbarui : 2026-08-31
Oleh:  Plume passionnée du sage Baru saja diperbarui
Bahasa: French
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L’homme qu’elle aimait allait mourir. Après un terrible accident, Gabriel NLE se retrouve entre la vie et la mort. Aucun donneur compatible n’est trouvé et Julia Martinez, qui l’aime depuis des années, se prépare à perdre l’homme qu’elle aime. Mais son père découvre qu’il peut sauver Gabriel. Fatigué de voir sa fille souffrir et incapable de la regarder perdre celui qu’elle aime, il décide de donner sa vie pour lui. Avant de mourir, il pose une condition à la famille NLE : Gabriel devra épouser Julia et lui offrir l’amour qu’elle mérite. Gabriel survit. Lorsqu’il rentre chez lui et découvre Julia qui l’attend, il apprend enfin toute la vérité. Bouleversé par le sacrifice de son père, il accepte de l’épouser. Mais Julia ignore une chose : ce mariage est né d’une dette, pas de l’amour. Pendant quatre ans, elle vit aux côtés d’un mari attentionné en apparence, mais dont le cœur appartient toujours à Diana, son premier amour. Lorsque Diana revient, Julia comprend qu’elle ne sera jamais celle que Gabriel choisira. Elle demande le divorce et part. Gabriel pense pouvoir vivre sans elle, jusqu’à ce que son absence lui fasse comprendre une vérité qu’il aurait préféré découvrir plus tôt : Julia n’était plus une dette à honorer. Elle était devenue la femme qu’il aimait. Mais il est trop tard. Un autre homme est désormais prêt à aimer Julia comme elle le mérite. Pour la reconquérir, Gabriel devra lui prouver qu’il ne reste pas auprès d’elle par obligation, mais parce que, cette fois, il la choisit véritablement.

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Bab 1

Chapitre 1 — L’homme que j’aime va mourir

Le téléviseur diffusait une émission que personne ne regardait vraiment.

Julia était assise sur le canapé, les jambes repliées sous elle, son téléphone posé sur l'accoudoir. Son père venait de rentrer de la cuisine avec deux tasses de café. Dehors, la pluie frappait les vitres du salon, régulière, entêtante.

Soudain, l'image changea.

Un bandeau rouge apparut en bas de l'écran : ÉDITION SPÉCIALE.

Le visage grave d'une présentatrice s'afficha. Derrière elle, une photo de l'autoroute A6, noyée sous la pluie, des gyrophares bleus tournant dans la nuit.

« Mesdames et messieurs, nous interrompons nos programmes pour une information de dernière minute. Le PDG du groupe NLE, Gabriel NLE, a été victime d'un grave accident de la route en fin d'après-midi. Son véhicule a percuté un mur de béton sur l'autoroute A6. Le pronostic vital du conducteur est engagé. »

Julia ne bougea pas. Elle fixait l'écran, les doigts crispés sur sa tasse.

Des images aériennes remplacèrent le visage de la présentatrice. Une carcasse noire, pliée en deux, les portières arrachées, la tôle froissée comme du papier. Les secours s'affairaient autour. Un hélicoptère passait dans le ciel gris.

La voiture de Gabriel.

Julia reconnut la plaque. Les jantes. Le petit autocollant blanc à l'arrière. Cette voiture, elle l'avait vue des dizaines de fois, garée devant le siège du groupe NLE, propre, brillante, la portière entrouverte pendant qu'un chauffeur passait un chiffon sur le capot.

— Julia ?

La voix de son père venait de loin. Elle ne tourna pas la tête.

— C'est Gabriel, dit-elle.

Sa voix était blanche, sans relief. Elle posa la tasse sur la table basse. Le café déborda un peu sur le bois.

— Sa voiture. C'est sa voiture.

Son père se leva. Il regarda l'écran, puis sa fille. Il ne demanda pas si elle était sûre. Il vit son visage. Il comprit.

— Je dois y aller.

Elle se leva d'un coup. La tasse vacilla, se renversa. Le café coula sur la table, mais elle ne le vit pas. Elle attrapa son manteau, l'enfila sans fermer la fermeture. Elle chercha ses chaussures, les trouva près de la porte.

— Je t'emmène, dit son père.

Julia ne répondit pas. Elle ouvrit la porte. L'escalier était froid, mal éclairé. Ils descendirent vite. Les marches craquaient sous leurs pas.

Dehors, la pluie tombait serrée. Julia sentit les gouttes sur son visage, ses cheveux, ses mains. Elle s'en fichait. Elle monta dans la voiture, claqua la portière. Son père démarra.

Ils roulèrent dans les rues presque vides. Les feux passaient du rouge au vert. Les lampadaires jetaient des flaques de lumière jaune sur la chaussée. Julia regardait droit devant elle, silencieuse. Son père aussi.

Au bout d'un moment, il demanda :

— Tu savais qu'il prenait la route aujourd'hui ?

— Non.

— Tu devais le voir ?

— Non.

Il n'ajouta rien. Il serra le volant.

L'hôpital central apparut au bout d'une avenue bordée de platanes. Des camions de télévision étaient garés devant l'entrée des urgences. Des journalistes se pressaient derrière des barrières métalliques, des micros tendus, des caméras braquées sur les portes. Des agents de sécurité tentaient de contenir la foule.

— Gare-toi plus loin, dit Julia.

Son père s'arrêta sur le bas-côté. Julia ouvrit la portière avant l'arrêt complet. Elle posa un pied dans une flaque. L'eau glacée traversa sa chaussure. Elle ne s'en rendit pas compte.

— Je te rejoins, dit son père.

Elle partit sans répondre. Elle marchait vite, la tête rentrée dans les épaules, les mains dans les poches. Un journaliste cria son nom. Elle ne se retourna pas.

Les portes automatiques s'ouvrirent.

À l'intérieur, c'était le chaos.

Des infirmières couraient dans le couloir. Des brancardiers poussaient un chariot en criant. Un homme en blouse blanche donnait des ordres, les mains gantées, le visage fermé. L'air sentait l'antiseptique, le sang, la peur.

Julia s'avança vers l'accueil. Une femme en larmes se tenait devant le comptoir, les mains agrippées au rebord.

— Je suis la tante de monsieur NLE ! Il faut que je le voie !

— Madame, calmez-vous. Seule la famille proche est autorisée pour le moment.

Julia dépassa la femme. Elle posa les mains à plat sur le comptoir.

— Gabriel NLE. Où est-il ?

La réceptionniste leva la tête. Elle vit le visage de Julia, pâle, tendu.

— Deuxième étage, service de réanimation.

Julia se détourna sans un mot. Elle traversa le hall, suivie de près par son père qui venait d'entrer. Ils prirent l'ascenseur. Les portes se refermèrent.

L'ascenseur monta. Le chiffre deux s'alluma. Les portes coulissèrent.

Le couloir était blanc, long, silencieux. Au bout, on devinait une salle d'attente éclairée, des ombres qui allaient et venaient derrière les vitres.

Julia s'arrêta une seconde.

Gabriel était quelque part der

rière ces murs. Entre la vie et la mort.

Elle reprit sa marche. Son père la suivit sans un mot.

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