LOGINChapitre 47
Elena
Le vent s'est levé dans les jardins des Carmichaël, un vent froid qui fait frissonner les roses et rider la surface de la fontaine. Mais je n'ai pas froid. La veste de Julian est toujours sur mes épaules, chaude de sa chaleur, imprégnée de son parfum de santal et de nuit. Et ses bras sont autour de moi, solides, rassurants, réels. Après tout ce temps, après tous ces mois de solitu
Chapitre 62KaelorL'aube se lève sur le QG. Je n'ai pas dormi. Les cartes sont étalées sur la table. Les rapports s'empilent. Les équipes attendent mes ordres. Victor est quelque part. Entre les mains de Wolfe et de Cassandra. Chaque minute le rapproche de la mort.Marcus entre. Il n'est pas seul. Une femme l'accompagne. Grande. Élancée. Tailleur bleu nuit. Cheveux bruns relevés. Yeux noisette. Un calme inquiétant.— Kaelor. Je te présente Selena Hart. Notre nouvelle directrice de la stratégie.Je me lève. Je lui tends la main. Elle la serre. Fermement. Un peu trop longtemps.— Monsieur Veyne. C'est un honneur. J'ai entendu parler de vous. Beaucoup.— Mademoiselle Hart. Votre réputation vous précède.&m
Chapitre 61ElenaL'absence de mon père est une blessure qui ne cesse de saigner. Chaque heure est une torture. Chaque minute sans nouvelles est un couteau dans ma poitrine. Je ne dors plus. Je ne mange plus. Je passe mes journées dans le bureau de Julian, les yeux fixés sur les écrans, sur les cartes, sur les rapports.Julian est là. Toujours là. Il ne me quitte pas. Il ne dort pas non plus. Il donne des ordres. Il coordonne les équipes. Il analyse les données. Il fait tout pour retrouver Victor. Et moi, je le regarde. Je le regarde se battre. Je le regarde porter ce fardeau. Je le regarde souffrir en silence.Je repense à tout ce que je lui ai dit. « C'est ta faute. Tu as fait de nous des pions. Tu as préféré tes secrets à nos vies. Tu es un menteur. Un égoïste. Un monstre. » Chaque mo
Chapitre 60KaelorL'informateur m'attend dans un entrepôt désaffecté du port de Hartford. Un ancien comptable de l'organisation. Il vit caché depuis des années. Il sait des choses que personne d'autre ne sait.J'entre. L'air sent le gasoil et la rouille. Il est assis sur une caisse. Ses mains tremblent.— Kaelor. Merci d'être venu. Je n'ai pas beaucoup de temps. Ils savent que je vais parler. Ils vont me tuer.— Parle. Qu'est-ce que tu sais sur Victor Soren ?— Il détient un dossier. Un dossier que Wolfe cherche depuis des années. Des preuves. Des noms. Des comptes. Des transactions. Tout le système de l'organisation. Tout ce qui peut faire tomber plusieurs empires criminels. Des familles. Des politiciens. Des banques. Tout.— Victor a ce dossier ?
Chapitre 59ElenaJe n'ai pas dormi. Toute la nuit, j'ai tourné dans cette chambre d'amis. Mon père a été enlevé. Et j'ai accusé Julian. Je l'ai rejeté. Je l'ai brisé.À l'aube, je me lève. Je marche dans le couloir. J'arrive devant le bureau de Julian. La porte est entrouverte.Je jette un coup d'œil. Julian est debout devant la carte murale. Il n'a pas dormi. Ses yeux sont rouges. Ses mains tremblent. Mais ce n'est pas cela qui me frappe. Ce sont les écrans. Des cartes. Des photos. Des relevés. Des transcriptions. Des équipes déployées. Tout cela pour retrouver mon père.Marcus est là. Noé aussi. D'autres hommes s'activent.— Équipe Alpha, secteur nord. Équipe Bravo, secteur sud. Noé, communications.
Chapitre 58KaelorJe quitte la chambre d'Elena à quatre heures du matin. Je n'ai pas dormi. Ses accusations résonnent encore dans ma tête. « C'est ta faute. Mon père paie le prix de tes mensonges. Tu as fait de nous des pions sur ton échiquier. » Chaque mot est une lame. Chaque mot est vrai.Je descends au bureau. J'allume les écrans. Je convoque Marcus, Noé, tous les chefs d'équipe. La nuit va être longue.— Marcus. Où en est-on ?— On a récupéré les images des caméras de la résidence. Trois hommes masqués. Entrée de service. Gardien neutralisé. Escalier de secours. Pas de traces, pas d'empreintes. Des professionnels.— Et les communications ?— Noé a intercepté plu
Chapitre 57ElenaLe téléphone sonne à trois heures du matin. Je dors mal depuis des jours. Je décroche sans allumer la lumière.— Madame Veyne ? La voix de l'infirmière est tremblante. Votre père... il a disparu. Sa chambre est vide. La fenêtre était ouverte. On a prévenu la police, mais...Je n'entends pas la suite. Le téléphone glisse de mes doigts, tombe sur le parquet. Je reste assise dans le noir, le cœur arrêté, le souffle coupé. Mon père. Mon père a disparu. Enlevé. Par qui ? Pourquoi ? Pour l'atteindre, lui ? Ou pour m'atteindre, moi ?Julian entre dans la chambre en courant. Il s'approche, s'agenouille devant moi, prend mes mains dans les siennes.— Elena. Qu'est-ce qui se passe ? Tu es blanche. Tu trembles. D







