LOGINChapitre 52
Alina
Le téléphone sonne. Dans le hall. Je décroche. Machinalement. Sans me douter. De rien.
— Madame Velkor ? Ici le directeur de la prison centrale. Je suis au regret de vous informer que votre père, Gabriel Sorel, a disparu de sa cellule ce matin. Les circonstances sont pour l’heure inexpliquées. Une enquête est en cours.
Le combiné gli
Chapitre 53AdrianJe tiens Alina dans mes bras. Elle pleure. Sans retenue. Ses larmes traversent ma chemise. Brûlantes. Salées. Et chaque larme. Est une lame. Qui s’enfonce. Dans mon cœur.Je la confie. Aux soins. De Madame Delcourt. Je murmure. Des mots apaisants. À Alina. Je dépose. Un baiser. Sur son front. Et je me dirige. Vers mon bureau. D’un pas déterminé.Le visage fermé. Les poings serrés. Le cœur battant. D’une colère froide. Que je n’ai pas ressentie. Depuis longtemps.Marcus Dorian. A franchi. Une ligne rouge. Il s’est attaqué. À ma famille. Il a menacé. Ceux que j’aime. Et il va découvrir. À ses dépens. Que je ne suis pas. Un adversaire. Que l’on provoque. Impunément.Je convoque. Da
Chapitre 52AlinaLe téléphone sonne. Dans le hall. Je décroche. Machinalement. Sans me douter. De rien.— Madame Velkor ? Ici le directeur de la prison centrale. Je suis au regret de vous informer que votre père, Gabriel Sorel, a disparu de sa cellule ce matin. Les circonstances sont pour l’heure inexpliquées. Une enquête est en cours.Le combiné glisse. De mes doigts. Tombe sur le marbre. Avec un bruit mat. Qui résonne. Dans le silence. Du hall.Mon père. A disparu. Mon père. A disparu.Les mots tournent. Dans ma tête. En boucle. Un carrousel. Infernal. Qui ne s’arrête jamais.Je revois. Son visage. Dans le parloir. Ses yeux verts. Si semblables. Aux miens. Sa main. Posée. Contre la vitre. Sa voix. Qui me demandait. De ne jamais ha&
Chapitre 51MarcusJe regarde les images. Sur l’écran. Le manoir. La bibliothèque. La fenêtre. Et eux.Adrian. Alina. Enlacés. Sous la lune. Le baiser. Le sourire. La tendresse. Tout y est. Tout ce que je déteste. Tout ce que je méprise. Tout ce que je dois détruire.Ils se rapprochent. Encore. Chaque jour. Chaque heure. Chaque minute. Ils se rapprochent. Et moi. Je recule. Je perds du terrain. Je perds du pouvoir. Je perds tout.Je serre les poings. La rage. Monte. Comme une lave. Brûlante. Dans mes veines. Cette femme. Cette petite intrigante. Aux yeux verts. A réussi. Là où j’ai échoué. Elle a conquis Adrian. Elle a brisé son armure. Elle a fait fondre la glace. Autour de son cœur.Et lui. Adrian. Mon ennemi. Mon rival. L’homme qui a os&e
Chapitre 50AdrianLa lune est pleine. Ce soir. Énorme. Argentée.Je me tiens debout devant la fenêtre de la bibliothèque. Les mains croisées dans le dos. Je ne dors plus. Je n’ai pas dormi depuis des nuits.La porte s’ouvre. Doucement. Alina entre. Sa robe de chambre en soie pâle. Ses cheveux défaits. Son visage pâle.Elle s’arrête en me voyant.— Vous ne dormez pas ?— Je ne dors plus beaucoup. Ces temps-ci.— Moi non plus.Un silence.Elle s’approche. De la fenêtre. Elle se tient près de moi.— Adrian. Murmure-t-elle. Il faut que je vous dise quelque chose. Quelque chose que je n’aurais jamais cru vous dire un jour. Quelque chose qui me fait peur. Et qui me remplit de honte en même temps.— Dites-moi.Elle lève
Chapitre 49AlinaAdrian s’endort. Sur le canapé. Sa tête inclinée. Ses traits détendus. Presque enfantins.Je le regarde. Longuement.Et je comprends.Je n’ai plus envie. De le détruire.La pensée me frappe. En pleine poitrine. Comme une lame.Je n’ai plus envie. De le faire tomber. De le réduire en cendres. De le voir souffrir. De le voir s’effondrer. Comme mon père. Le jour du verdict.Je n’ai plus envie. De vengeance. De haine. De colère.Je n’ai plus envie. Que de lui.Et cette pensée. Me terrifie.Je me lève. Doucement. Pour ne pas le réveiller. Je marche. Vers la fenêtre.Et je me sens. Coupable.Coupable. D’avoir trahi. Mon père. Coupable. D’avoir oublié. Ma promesse. Coupable. D’aimer. L’homme. Qui l’a dét
Chapitre 48AdrianJe ne quitte pas le manoir cette nuit. Pour la première fois depuis des semaines. Des mois. Je ne retourne pas dans mon bureau. Je ne m’enferme pas avec mes dossiers. Je ne me cache pas derrière mes secrets.Je reste avec elle.Nous sommes dans le salon. Le feu crépite. Les ombres dansent. Sur les murs. Sur nos visages. Alina est assise sur le canapé. Ses jambes repliées. Sous elle. Sa robe de chambre. En soie pâle. Ses cheveux. Défaits. Ses yeux verts. Posés sur moi.— Tu ne dors pas ? demande-t-elle.— Non. Je n’ai pas sommeil.— Moi non plus.Un silence. Tiède. Complice.— Tu veux qu’on parle ?— De quoi ?— De tout. De rien. De nous.Elle sourit. Ce sourire. Qui me désarme. Qui me brise. Qui me sauve.&nbs







