登入Avant que Léa ne pousse la porte d’entrée, le chauffeur l’appela d’une voix discrète et lui tendit une carte noire sur laquelle était simplement marqué « VIP ». Elle la prit sans un mot et entra enfin. Le contraste fut brutal. À l’extérieur, on n’entendait presque rien. À l’intérieur, le bruit était assourdissant. Musique lourde, conversations, rires. Un homme en costume sombre l’arrêta immédiatement. Elle lui tendit la carte. Il la regarda, hocha la tête, puis lui fit signe de le suivre. Ils franchirent une première porte. Le bruit diminua légèrement. Après quelques pas dans un couloir plus feutré, l’homme s’arrêta devant une seconde porte, l’ouvrit et s’effaça pour la laisser passer. À l’intérieur, la pièce était plus intime. Quelques hommes et femmes en tenue élégante étaient installés dans des fauteuils en cuir. Des verres de whisky, des cigares, une ambiance feutrée. Et parmi eux, Alexandre. Dès qu’elle franchit le seuil, ses yeux la trouvèrent. Ses mâchoires se contractèrent
Vers le milieu de l’après-midi, on frappa à la porte de la chambre. Léa, toujours allongée sur le lit, le regard vide fixé au plafond, releva la tête. Une domestique entra discrètement. — Madame… le chauffeur vous attend en bas. Léa se leva sans un mot. Elle descendit les escaliers, le cœur déjà un peu plus lourd. Devant la porte d’entrée, le chauffeur l’attendait, impassible, un téléphone noir à la main. Il le lui tendit sans un mot. Son cœur battit un peu plus fort. Elle savait que c’était Alexandre. Elle décrocha quand même. — Allô ? Le silence. Comme à son habitude. Il laissait toujours le silence faire son effet en premier. Léa attendit, le téléphone collé à l’oreille, les doigts légèrement crispés. Enfin, sa voix s’éleva, calme, basse, presque nonchalante. — Je t’ai envoyé des vêtements. Enfile-les. Le chauffeur t’amènera à moi. Léa déglutit. — C’est pour aller où ? Un rire bas traversa la ligne. Léa sentit son ventre se tordre immédiatement. — Tu deviens curieuse
Ce soir-là, quelque chose avait bien changé en Léa.Allongée sur le dos, le corps encore tremblant des orgasmes répétés, elle fixait le plafond dans la pénombre de la chambre. Alexandre était couché à côté d’elle, un bras possessif passé autour de sa taille. Sa respiration était calme, presque apaisée. Pour une fois, il ne l’avait pas prise comme une bête. Il avait été… doux. Presque tendre.Il l’avait embrassée lentement. Ses mains avaient caressé son corps avec une patience inhabituelle. Même quand il l’avait pénétrée, ses va-et-vient avaient été profonds, mesurés, presque attentionnés. Il n’avait pas cherché à lui faire mal. Pas de gifles. Pas de mots cruels. Pas de brutalité gratuite. Seulement cette intensité calme qui l’avait fait jouir plusieurs fois malgré elle.Léa observait le plafond, les yeux grands ouverts dans le noir. Une partie d’elle, une toute petite partie, se disait peut-être qu’il pouvait changer. Qu’il y avait peut-être un peu d’amour en lui. Qu’après tout ce qu’
Léa était toujours allongée sur le dos, les jambes légèrement écartées, attendant sa sentence. Elle ferma les yeux et se répéta intérieurement que ça allait passer. Que tout finissait toujours par passer. Même la douleur. Même l’humiliation. Même lui. Alexandre, lui, l’observait en silence depuis plusieurs secondes. Peut-être même une minute entière. Son regard parcourait chaque centimètre de son corps nu, comme s’il évaluait une possession qu’on avait osé toucher. Puis, lentement, il se déshabilla. Chemise, pantalon, sous-vêtements. Il se retrouva complètement nu. Il s’avança vers le lit et se plaça au-dessus d’elle, soutenu par ses avant-bras. Son corps chaud et lourd la surplombait. Il toucha d’abord son visage, du bout des doigts, puis descendit le long de son cou, s’attarda sur la base de sa gorge, avant de glisser vers ses seins. Il les caressa avec une lenteur calculée. Léa sentit immédiatement qu’il avait déjà une nouvelle érection. Dure. Chaude. Pressée contre sa cuisse.
Arrivés à la villa, Alexandre ne dit pas un mot. Il descendit de la voiture le premier et partit directement dans son bureau, claquant presque la porte derrière lui. Léa resta un instant immobile dans le grand hall, les bras le long du corps. Peut-être était-il en train d’appeler ses hommes pour couper définitivement toute collaboration avec la famille Moreau. Peut-être donnait-il des ordres pour que l’entreprise de Benjamin s’effondre encore plus vite. Elle ne le saurait jamais. Et de toute façon, ce n’était plus son problème. Son seul problème, maintenant, c’était lui. Elle monta les escaliers comme une condamnée. Chaque marche semblait plus lourde que la précédente. Dans la chambre, elle enleva la robe rouge d’un geste mécanique. Le tissu tomba au sol dans un froissement discret. Elle se débarrassa aussi des restes du collier brisé qu’elle avait gardés serrés dans sa main pendant tout le trajet. Puis elle entra sous la douche. L’eau chaude coula longtemps sur son corps. Elle rest
Ils ne rentrèrent pas tout de suite. Alexandre voulait régler ce problème avec le plus grand soin… et le plus grand des sadismes. Il se tourna d’abord vers Léa. D’un geste presque tendre, il essuya ses larmes avec son pouce, puis lui demanda d’une voix calme, presque douce : — Qui a cassé le collier ? — C’EST ELLE ! cria immédiatement Lia en pointant sa sœur du doigt, le visage encore rouge de colère et de jalousie. Alexandre tourna lentement la tête vers elle. Son regard était glacial, parfaitement contrôlé. Il prit son temps avant de parler, laissant le silence s’installer lourdement dans la pièce maintenant vide. — Tu veux me dire que le collier que j’ai moi-même passé autour de son cou… elle l’a tiré… et qu’il s’est cassé en deux ? Sa voix était posée, presque polie. Mais personne n’était dupe. Benjamin était déjà en sueur. Il avait vu la scène en sortant du bureau. Il savait qu’il avait déjà offensé Alexandre plus tôt. Maintenant, c’était sa fille qui s’en prenait directe







