MasukLa grossesse que le milliardaire n’a jamais connue Mélina Orsay est follement amoureuse de Cayden Valère Après une nuit où ils se réconcilient, elle découvre qu'elle est enceinte. Mais le lendemain, Cayden est victime d'un grave accident et perd une partie de ses souvenirs. Sa famille profite de son amnésie pour lui faire croire que Mélina l'a quitté après l'avoir trompé. Mélina tente de lui parler de sa grossesse. On lui interdit l'accès à l'hôpital. Elle finit par disparaître. Sept ans plus tard, Cayden retrouve une vieille photographie sur laquelle il apparaît avec Mélina. Des souvenirs commencent à revenir. Puis il découvre l'existence d'un garçon né la même année que leur séparation. Son fils. Il part à la recherche de Mélina. Mais lorsqu'il la retrouve, elle refuse de lui pardonner d'avoir cru qu'elle l'avait trahi.
Lihat lebih banyakChapitre 1
Mélina
Je repose mon téléphone. Cayden n'a pas répondu. Encore. Je devrais être habituée, mais mon cœur se serre toujours pareil. Cette attente. Ce vide. Cette impression de ne pas exister dans sa vie.
Il est tard. La pluie frappe les vitres du penthouse. Tout est silencieux. Je me lève et marche jusqu'à la baie vitrée. La ville brille sous mes pieds, mais je ne la vois pas. Je ne vois que mon reflet. Une femme fatiguée. Une femme qui attend. Une femme qui aime trop un homme qui ne sait pas aimer en retour.
La porte s'ouvre enfin. Je reconnais son pas. Ferme. Rapide. Il ne m'appelle pas. Il ne me cherche pas. Il pose ses clés, sa veste. Chaque geste est mécanique. Comme si je n'étais pas là.
— Tu es encore debout ? demande-t-il.
Sa voix est froide. Un reproche.
— Je t'attendais.
— Tu n'aurais pas dû.
Je m'approche.
— Cayden, on doit parler.
— Maintenant ?
— Oui. Maintenant.
Il desserre sa cravate, las.
— Je suis fatigué, Mélina.
— Moi aussi. Fatiguée d'attendre. Fatiguée de me battre seule.
Il me regarde enfin. Mais il ne dit rien. Il attend que je parle. Il me laisse porter le poids de nos problèmes.
— Est-ce que tu m'aimes encore ?
Ma voix tremble.
— Pourquoi tu me demandes ça ?
— Parce que je ne le sens plus. Tu ne me regardes plus. Tu ne me touches plus. Je vis avec un étranger.
Il détourne les yeux. Son silence me brise.
— Réponds-moi.
— Je ne suis pas doué pour ce genre de conversation.
— Ce n'est pas une conversation. C'est nous. C'est tout ce que j'essaie de préserver.
Il s'éloigne vers le bar. Il se sert un whisky. Il me tourne le dos. Ce geste me transperce. Il fuit. Comme toujours.
— Tu ne veux pas te battre pour nous ?
— Je ne vois pas l'intérêt de parler de sentiments à cette heure.
— Alors tu préfères quoi ? Le silence ? La distance ? Me voir partir ?
Il se retourne brusquement.
— Personne ne te retient.
Ces mots me frappent en pleine poitrine. Mes larmes montent.
— C'est ce que tu veux ? Que je parte ?
— Je veux juste un peu de paix.
— Tu appelles ça la paix ? Moi, j'appelle ça de l'indifférence.
Il pose son verre. Il s'avance. Son regard est dur.
— Je t'ai donné une vie confortable. Qu'est-ce que tu veux de plus ?
— Toi. Je veux toi. Pas ton argent. Pas tes hôtels. Toi.
Il me fixe, immobile. Je cherche dans ses yeux une étincelle. Un signe. Rien.
— Tu ne dis rien.
— Qu'est-ce que tu veux que je dise ?
— La vérité.
— Tu ne la supporterais pas.
— Essaie.
Il serre la mâchoire. Il lutte. Mais il ne cédera pas. Il ne sait pas céder.
— Je ne suis pas l'homme dont tu rêves, Mélina.
— Je ne rêve pas. Je t'aime.
— Tu aimes une illusion.
— Alors dis-moi qui tu es vraiment.
Il lève la main. Il frôle ma joue. Ce geste est tendre. Presque inattendu.
— Je suis quelqu'un qui ne sait pas aimer sans détruire.
— Alors apprends.
— Ce n'est pas si simple.
— Rien n'est simple avec toi. Mais je suis là. Je me bats.
Il retire sa main. La distance revient.
— Tu ne devrais pas.
— Pourquoi ?
— Parce que tu vas souffrir.
— Je souffre déjà.
Il se dirige vers la fenêtre. Il regarde la ville. Il m'ignore.
— Je ne sais pas montrer ce que je ressens.
— Alors dis-le avec des mots.
— Les mots ne changent rien.
— Ils changent tout pour moi.
Il ne répond pas. Son dos est droit. Ses épaules tendues. La distance entre nous est immense.
— Je ne peux pas continuer comme ça.
— Alors ne continue pas.
Sa voix est froide. Définitive.
— Tu me demandes d'abandonner ?
— Je te demande de te protéger.
— De toi ?
— Oui.
Je secoue la tête. Les larmes coulent enfin.
— Je ne veux pas me protéger de toi. Je veux être avec toi.
— Même si je te fais du mal ?
— Même si tu me fais du mal.
Il se retourne. Son visage est fermé.
— Tu es trop naïve, Mélina.
— Non. Je suis amoureuse.
— C'est la même chose.
Je m'essuie les joues. Je ne veux pas qu'il me voie pleurer.
— Tu ne me montres jamais ce que je représente pour toi. Jamais. Pas un geste. Pas un mot. Pas un regard.
— Parce que je ne sais pas.
— Alors apprends. Avant qu'il ne soit trop tard.
— Trop tard pour quoi ?
— Pour nous.
Il baisse les yeux.
— Je suis désolé.
— Ce n'est pas assez.
— Je sais.
Le silence retombe. Plus lourd. Plus douloureux.
— Je vais dormir, dit-il.
— Cayden.
Il s'arrête.
— Quoi ?
— Si je pars, est-ce que tu me retiendras ?
Il ne répond pas tout de suite. Puis :
— Je ne sais pas.
Il sort. Ses pas s'éloignent. La porte de la chambre se referme.
Je reste seule. Le silence m'écrase. Mes larmes coulent sans fin. Je me sens rejetée. Invisible. Inutile.
Je prends mon manteau. Mon sac. Mes clés.
Et je sors.
La pluie me frappe le visage. Froide. Cinglante. Elle se mêle à mes larmes. Je marche sans but.
J'ai cette terrible impression d'être toujours celle qui doit se battre pour préserver notre couple. Et lui, il ne se bat jamais.
Jamais.
Chapitre 50CaydenJe l'écoute. Sans me défendre. Sans l'interrompre.Chaque mot est une lame. Chaque reproche est mérité.— Tu ne sais pas ce que c'est, dit-elle. D'élever un enfant seule. De te demander chaque jour si tu vas y arriver. De pleurer en silence pour qu'il ne te voie pas.Je baisse les yeux.— Tu ne sais pas ce que c'est d'expliquer à ton fils que son père n'est pas là. Qu'il ne viendra pas. Qu'il ne sait même pas qu'il existe.— Mélina...— Non. Laisse-moi finir.Je me tais.— Tu veux savoir pourquoi je ne t'ai jamais cherché ? Après l'hôpital ?— Oui.— Parce que j'ai compris que je n'avais aucune chance. Ta famille était plus forte. Ils m'ont menacée. Ils m'ont dit que si je revenais, ils s'en prendraient à moi. À mon enfant.
Chapitre 49MélinaJe le regarde. Il est là. Sur les marches. Il attend.Je devrais le laisser dehors. Je devrais ne plus jamais lui ouvrir. Mais quelque chose en moi refuse de le laisser partir.Je rouvre la porte. Il relève la tête. Ses yeux s'éclairent. Une lueur d'espoir. Ça me fait mal.— Entre, je dis.Il se lève. Il me suit. Il s'assoit sur le canapé. Je reste debout.— Tu veux boire quelque chose ? je demande.Ma voix est froide. Distante. Je ne veux pas qu'il voie à quel point sa présence me bouleverse.— Non. Merci.Je m'assois en face de lui. Je croise les bras.— Parle.— Mélina, je...— Non. Écoute-moi d'abord.Il se tait.— Tu te souviens de l'hôpital ? je demande.— Pas vraiment. J'ai des fragments.— Moi, je m
Chapitre 48CaydenElle est là. Devant moi. Après sept ans.Mais ce n'est plus la même femme.Mélina se tient droite. Les bras croisés. Le regard dur. Elle ne tremble pas. Elle ne pleure pas. Elle ne se jette pas dans mes bras.Elle me fixe. Froide. Distante. Méconnaissable.Je cherche la jeune femme qui courait vers moi. Celle qui riait. Celle qui m'aimait.Elle n'est plus là.— Mélina, je dis.Ma voix tremble. Je ne veux pas qu'elle tremble. Mais elle tremble.— Qu'est-ce que tu veux, Cayden ?Son ton est glacial. Chaque mot est une lame.— Je veux te parler.— De quoi ?— De nous. De toi. De notre fils.— Il n'y a plus de nous.— Mélina...— Ne prononce pas mon prénom comme ça.— Comme quoi ?— Comme si tu avais le droit.Je me tais. Elle a raison. Je n'ai pas le droit.— Pourquoi tu es venu ? demande-t-elle.— Parce que je sais. Pour l'enfant. Pour tout.— Et alors ?— Je veux réparer.Elle rit. Un rire sec. Amer.— Réparer ? Tu veux réparer sept ans de silence ?— Je ne savais pas
Chapitre 47MélinaJe vis ici depuis sept ans. Une petite maison près de la plage. Des voisins discrets. Une vie simple. Paisible.J'ai appris à ne plus attendre Cayden. À ne plus espérer son retour. À ne plus scruter les voitures qui passent, les silhouettes qui s'approchent.J'ai appris à vivre sans lui.Mais ce matin, quelque chose est différent.Je prépare le petit-déjeuner pour Célian. Il dessine à table. Il me parle de l'école. Je l'écoute à moitié. Mon esprit est ailleurs. Je ne sais pas pourquoi.Je m'approche de la fenêtre. Je regarde la rue. Les maisons. Les arbres. La mer au loin.Et puis je la vois.Une voiture luxueuse. Noire. Immatriculée dans une autre région. Elle s'arrête près de chez moi.Mon cœur se serre. Une étrange inquiétude m'envahit.Je ne connais personne avec une voiture comme ça. Personne dans cette ville.Je recule. Je me cache derrière le rideau. Je regarde.Un homme descend. Grand. Élégant. Il porte un costume sombre. Il regarde la maison. Longuement.Je












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