تسجيل الدخولLe soir venu, Léa se préparait à se coucher dans la chambre d’amis. Elle se souvint de l’ordre d’Alexandre : dormir nue. Elle n’avait aucune envie qu’il lui tire à nouveau les cheveux. Alors, à contrecœur, elle enleva son pyjama et se glissa nue sous les draps, le corps déjà tendu d’appréhension.
À peine était-elle allongée qu’Alexandre entra dans la pièce. Il ne dit rien. Il se dirigea directement vers la salle de bain pour prendre un bain. Léa entendit l’eau couler pendant de longues minutes. Elle resta immobile, les yeux grands ouverts dans le noir, attendant. Quand il ressortit, il était complètement nu. Il s’arrêta au pied du lit et resta planté là, sans bouger. Léa ne dormait pas. Elle l’attendait toujours, comme chaque nuit, espérant qu’il s’endorme en premier. Mais ce soir, il n’en avait pas l’intention. Il resta silencieux pendant ce qui lui parut une éternité. Puis, d’une voix calme et sûre, il l’appela : — Viens ici, petit chat. Ce n’était pas un ordre crié. C’était une certitude. Il savait qu’elle ne dormait pas. À contrecœur, Léa se leva. Ce qu’elle vit la terrifia. La queue d’Alexandre était déjà dure, dressée, imposante. Elle était certaine qu’il allait enfin passer le cap ce soir-là. Qu’il allait la pénétrer. Il s’approcha d’elle et l’attira contre son corps. Il l’embrassa langoureusement, profondément, sans lui laisser le temps de respirer. Sa langue s’imposa dans sa bouche, explorant, dominant. Léa se laissa faire. Elle n’avait plus le choix. Tout le monde l’avait abandonnée. Théo, sa famille, ses amis. Il ne lui restait qu’à survivre, quoi qu’il lui en coûte. Les mains d’Alexandre se baladèrent sur son corps nu. Elles glissèrent sur ses hanches, remontèrent le long de son dos, caressèrent ses seins. Cela la dégoûtait profondément, mais elle prit sur elle. Elle ne gémit pas de plaisir. Elle endura. Ses mains descendirent sur ses fesses, les malaxèrent un instant, puis une d’elles rejoignit rapidement son sexe. Un doigt s’enfonça en elle. L’autre main trouva son clitoris et commença à le caresser en cercles lents. Léa ferma les yeux. Un gémissement doux et involontaire s’échappa de sa gorge. — Touche-moi , murmura-t-il contre ses lèvres, tout en continuant à l’embrasser. Léa prit une inspiration tremblante. Elle leva une main et l’enroula autour de sa longue verge dure. Elle commença de petits va-et-vient hésitants. Sous ses doigts, elle sentit la chair se tendre encore plus, devenir encore plus dure, plus chaude. Alexandre grogna de satisfaction dans sa bouche. Il enfonça un deuxième doigt en elle, plus profondément. Léa laissa échapper un gémissement plus fort. Malgré elle, malgré le dégoût, son corps commençait à réagir. Elle mouillait. Ses parois se resserraient autour de ses doigts. L’huile n’était pas nécessaire ce soir : son excitation traîtresse suffisait. Il continua de la doigter avec une précision cruelle, ses doigts courbés trouvant ce point sensible en elle pendant que son pouce frottait son clitoris. Ses baisers devinrent plus ardents, plus possessifs. Léa avait du mal à respirer. Ses jambes tremblaient. Elle continua à le caresser, accélérant légèrement le rythme de sa main sur sa queue, parce qu’elle savait ce qui arriverait si elle s’arrêtait. Le plaisir montait malgré elle. Une chaleur indésirable s’accumulait dans son bas-ventre. Elle haïssait son corps pour ça. Elle haïssait la façon dont il savait exactement où toucher pour la faire réagir. Elle haïssait surtout le fait que, dans ce moment, elle n’avait personne d’autre. Seulement lui. Seulement cette survie. Alexandre retira ses doigts un instant, les porta à sa bouche pour les goûter, puis les replongea en elle, plus profondément encore. Léa gémit, le front contre son épaule. — Tu es déjà mouillée pour moi… murmura-t-il d’une voix rauque. Tu vois ? Ton corps apprend. Elle ne répondit pas. Elle se contenta de continuer à le caresser, les yeux fermés, essayant de se détacher de ce qui se passait. Mais c’était impossible. Chaque mouvement de ses doigts, chaque frottement sur son clitoris la ramenait à la réalité. Il l’embrassa encore, plus lentement cette fois, comme s’il savourait sa soumission progressive. Sa main libre serrait une de ses fesses, la maintenant collée contre lui. Leur peau nue se frottait. Sa queue dure battait contre son ventre à chaque va-et-vient de sa main. Léa sentait l’orgasme approcher, humiliant, forcé. Elle serra les dents, essayant de le retenir, mais Alexandre accéléra le mouvement de ses doigts. Un long gémissement s’échappa d’elle. Son corps se tendit. Elle jouit, les jambes flageolantes, le visage enfoui contre son torse. Alexandre ne s’arrêta pas immédiatement. Il continua de la caresser jusqu’à ce qu’elle soit trop sensible, puis retira lentement ses doigts. Il ne la pénétra pas. Pas encore. Il se contenta de la regarder, le souffle un peu plus court, sa queue toujours dure dans la main de Léa.Derrière Lia se tenaient deux de ses amies, Sasha et Amanda. Des larbins. Des hyènes, se dit Léa en les voyant ricaner déjà. Elle se redressa pour être à leur hauteur. Lia s’avança et, sans aucune retenue, posa ses doigts sur le collier rouge de Léa. — Hann ! Ce n’est pas le collier de ce créateur de bijoux-là ? s’exclama Sasha, les yeux écarquillés. — Oui, confirma Amanda. — Il n’existe qu’un seul exemplaire au monde… et ça vaut presque deux milliards », continua Sasha, la voix pleine d’envie. Lia ne réfléchit pas une seconde. — Donne-le-moi. D’un geste brusque, elle arracha le collier du cou de Léa. Un cri étouffé traversa la salle. Lia sourit comme si elle venait de gagner le jackpot. Elle regarda les pierres rouges avec admiration, puis enfila le collier autour de son propre cou. Les yeux de Léa s’écarquillèrent d’horreur. Alexandre venait à peine de le lui mettre. « Donner » était un bien grand mot quand on connaissait Alexandre Voss. Elle tenta de récupérer le bijou, ma
Comme Alexandre l’avait prévu, dès qu’ils franchirent la porte de la grande maison, tous les regards se braquèrent sur eux. Les conversations s’arrêtèrent net. Les flashs des appareils photo crépitèrent immédiatement. La robe rouge de Léa et le collier de pierres rouges attiraient la lumière comme un aimant. Alexandre, quant à lui, avançait avec l’aisance naturelle de celui qui sait qu’il est le centre de l’attention. Dans un coin du grand salon, Léa aperçut Lia. Sa sœur avait les dents serrées si fort qu’une veine se dessinait clairement sur son front. Ses yeux lançaient des éclairs de pure jalousie. Léa faillit rire. Pendant une fraction de seconde, elle savoura cette petite victoire. Mais l’ombre de son père vint lui barrer la vue. Benjamin Moreau s’avança vers eux, le sourire collé au visage. Il tendit la main à Alexandre. Celui-ci l’ignora complètement. Il ne regarda même pas la main tendue. Un silence gênant s’installa. Benjamin fut obligé de transformer son geste en une sorte
Dans la voiture, le silence s’installa dès que le chauffeur démarra. Léa regardait par la vitre teintée, la robe rouge moulante collée à sa peau, le décolleté trop profond lui donnant l’impression d’être exposée. Alexandre, assis à côté d’elle, semblait parfaitement détendu. Il sortit une petite boîte noire de la poche intérieure de sa veste. Une boîte à bijoux. Il l’ouvrit lentement. Un sourire satisfait étira ses lèvres. À l’intérieur reposait un magnifique collier. Les pierres brillaient comme des diamants, mais elles étaient d’un rouge profond, intense, presque sanglant. Un bijou d’une valeur que Léa n’osait même pas imaginer. Alexandre le sortit avec précaution et s’approcha pour le lui passer autour du cou. Léa recula instinctivement. — C’est trop cher… je… je peux pas le porter, dit-elle rapidement, la voix un peu trop aiguë. Alexandre fronça les sourcils. Son regard se durcit légèrement, mais sa voix resta calme lorsqu’il lui passa le collier malgré sa protestation. — Tu
Le lendemain, Léa se réveilla tard. C’était une domestique qui la tira doucement du sommeil. Il était déjà presque treize heures. Et ils étaient censés être à la fête à quatorze heures. La peur et la fatigue de la veille l’avaient complètement épuisée. La servante l’aida à se lever et lui avait déjà préparé un bain chaud. Léa s’y glissa avec un soupir de soulagement. Alexandre n’était pas dans la chambre. Pour une fois, elle pouvait respirer un peu. Mais son espoir fut de courte durée. — Monsieur vous attend pour manger, Madame, annonça calmement la domestique. Léa hocha simplement la tête. Une déception visible traversa son visage. Elle n’aurait même pas droit à ce petit moment de solitude. Quand elle sortit du bain, elle s’aperçut immédiatement que la robe qu’elle avait préparée la veille avait disparu. À sa place, sur le lit, se trouvait une autre robe. Bien plus voyante. Rouge vif, moulante, avec un décolleté profond et une fente haute sur la cuisse. Une robe conçue pour attir
Le soir venu, Léa préparait déjà ses vêtements pour le lendemain. C’était l’anniversaire de sa sœur Lia. Elle n’avait absolument aucune envie d’y aller, mais elle n’avait pas le choix. Sa famille l’attendait, et Alexandre n’accepterait jamais qu’elle refuse une apparition publique. Pendant qu’elle rangeait la robe choisie et se préparait à se coucher, elle entendit la porte d’entrée de la villa claquer violemment. Alexandre était rentré. Le bruit résonna dans toute la maison comme un coup de tonnerre. Puis le silence retomba. Un silence terrifiant, lourd, chargé de danger. Elle couru se réfugier sous les couvertures, comme si celui-ci allait la protéger du monstre qui venait de rentrer. Elle éteignit toute les lumières et se s'enterre sous les draps.Elle n’osa plus bouger. Elle resta figée dans la position où elle se trouvait, nue sous les draps, le cœur battant si fort qu’elle avait peur qu’il l’entende. Quelques minutes plus tard, la porte de la chambre s’ouvrit. Alexandre entra
Léa avançait dans l’allée centrale, robe blanche sculptée sur mesure, longue traîne, voile fin. Elle était magnifique, mais ses yeux étaient vides. Chaque pas lui coûtait. Au premier rang, ses parents souriaient, triomphants. Sa mère avait même une larme de joie. « Tu nous sauves tous », lui avait-elle murmuré plus tôt.Alexandre l’attendait devant l’autel, grand, imposant, costume noir parfaitement taillé. Cheveux noirs coiffés en arrière, regard perçant, sourire charismatique qui faisait fondre les femmes du pays entier. Quand elle arriva à sa hauteur, il lui prit la main avec une douceur calculée.Le prêtre commença. Puis vint le moment des vœux.Alexandre parla en premier, d’une voix grave, chaude, qui résonna dans toute la cathédrale : — Léa, dès l’instant où je t’ai vue, j’ai su que tu étais celle que je voulais posséder pour le reste de ma vie. Aujourd’hui, je te promets de te protéger, de te chérir, de te donner tout ce que tu désires… et de te garder à mes côtés, pour toujou







