INICIAR SESIÓNIl tourne la tête vers moi. Ses yeux sont rouges, fatigués, vides.
— Et si ce moment n'arrive jamais ?
— Il arrivera.
— Tu ne peux pas le savoir.
— Je le sais.
— Comment ?
— Parce que je t'aime. Parce que je n'ai jamais aimé personne comme toi. Parce que je ne peux pas imaginer ma vie sans toi. Mais je ne peux pas non plus t'épouser par peur de te perdre. Ce n'est pas une bon
ClaraTrois jours après l'incident avec Maxime, Alexandre me fait une nouvelle proposition.— Je veux qu'on emménage ensemble, dit-il un soir au dîner. Vraiment ensemble. Plus de va-et-vient entre ton appartement et le mien. Plus de nuits séparées quand on se dispute. Plus d'incertitude. Je veux qu'on vive ensemble.Il me regarde avec espoir, avec attente, avec cette intensité qui me fait fondre et qui m'effraie en même temps.Je repose ma fourchette. Je prends une gorgée d'eau. Je gagne du temps.— Alexandre... je ne suis pas prête.
Il retire sa main. Il sourit. Il se lève, prend son verre, retourne à son bureau.— Finis ton verre, dit-il. Et rentre chez toi. Il t'attend.Je finis mon vin. Je me lève. Je prends mon sac. En passant devant lui, je m'arrête une seconde.— Merci, Maxime. Pour ta franchise. Pour ton honnêteté.— Merci à toi. D'être qui tu es.Je sors. Dans l'ascenseur, dans la rue, dans le métro, ses mots résonnent en moi. Il finira par te faire souffrir. Tu mérites mieux. Je serai là.Je re
ClaraDeux semaines après les tests, la vie a repris son cours.Je travaille toujours à la communication. Alexandre est toujours directeur marketing. Nous nous croisons dans les couloirs, nous déjeunons parfois ensemble, nous rentrons le soir dans son appartement ou dans le mien, nous faisons l'amour, nous dormons enlacés, nous nous réveillons ensemble.Tout est presque parfait. Presque.Parce qu'il y a Maxime.Il n'a pas renoncé. Il ne renonce jamais. C'est ce qui fait de lui un bon chef de projet, un excellent strat
Il m'embrasse. Un baiser différent de celui de la veille. Plus joyeux, plus léger, plus vivant. Un baiser de renaissance.Ses mains glissent sur mon corps. Elles ne tremblent plus. Elles sont assurées, confiantes, amoureuses. Elles redécouvrent chaque parcelle de ma peau, chaque courbe, chaque secret.— J'ai envie de toi, murmure-t-il contre mes lèvres.— Moi aussi.— Tout de suite.— Oui. Tout de suite.Il me soulève du canap&
Il entre en moi doucement. Lentement. Comme une prière. Comme un adieu.Ses mouvements sont lents, profonds, réguliers. Il ne cherche pas la jouissance, pas l'orgasme, pas la libération. Il cherche la connexion. L'intimité. L'amour. L'amour qui reste quand tout le reste disparaît.— Je t'aime, murmure-t-il contre mes lèvres.— Je t'aime.— Je t'aimerai toujours. Quoi qu'il arrive.— Moi aussi. Toujours.Nous bougeons ensemble, comme une danse lente et triste. Nos corps se connaissent par cœur, savent où aller, comment bouger, quand s'arrêter. C'est doux, calme
Il m'embrasse. Un baiser doux, tendre, presque triste. Un baiser qui pourrait être le dernier. Un baiser qui contient tout ce qu'on ne peut pas dire, tout ce qu'on ne veut pas imaginer, tout ce qu'on espère malgré tout.Ce soir-là, il reste dîner. Ma mère nous prépare un repas simple, une soupe, du pain, du fromage. On parle peu. On mange moins encore. Les mots sont trop lourds, les silences trop pleins.Au moment de partir, il s'arrête sur le pas de la porte. Il me regarde longtemps, comme s'il voulait mémoriser chaque détail de mon visage, chaque courbe, chaque ombre.— À demain, dit-il.
AnaïsIl s'assoit en face de moi avec son assiette, nos pieds qui se frôlent sous la table comme au premier jour.On mange en regardant la terrasse par la fenêtre, le ciel bleu pâle, les premiers oiseaux.— Il fait beau, il dit.— On pourrait sortir.— Peut-être. Plus tard. Là, je suis bien.— Moi
ThéoMes hanches se soulèvent encore, désespérées, cherchant la chaleur humide de sa bouche qui vient de m’abandonner. Un gémissement frustré s’échappe de ma gorge quand je sens les doigts d’Anaïs effleurer l’intérieur de mes cuisses, traçant des motifs tortueux, comme si elle jouait avec moi.— Pa
ELENALe poids de son corps sur le mien est un ancre, une réalité tangible, merveilleuse, qui dissout les derniers vestiges de peur. La sensation de lui en moi, si pleine, si parfaite, résonne encore dans chaque cellule, un écho doux et profond qui fait vibrer mon être tout entier. Je suis étourdie
Anaïs et Théo, un jeune couple enlisé dans une routine sexuelle, décident de rompre la monotonie par un jeu osé : chacun écrit un fantasme sur un papier, qu’ils s’échangent avant d’en tirer un au sort pour le réaliser immédiatement. Le hasard désigne celui de Théo, qui souhaite être entièrement sou







