登入Catherine n'avait pas fait les choses à moitié. Marquer les esprits, tel était son objectif pour sa soirée. Elle s’était donc assurée de mettre les petits plats dans les grands. De la décoration qui était somptueuse et vintage, jusqu'à l'accueil des invités à l'extérieur, Catherine était déjà très fière de voir la beauté des lieux. Certaines hôtesses rapportaient les impressions positives des invités à Catherine qui se trouvait encore en coulisse. Elle était certaine d’une chose, ses invités quitteront tous la soirée en gardant des souvenirs inoubliables. Catherine n’aurait pas trouvé meilleur maître de cérémonie qu’André Koyann. Ce dernier avait fini par céder après l’insistance persuasive de Catherine qui avait su user de son charme sur l’homme de média.Une fois la majorité des convives arrivés, depuis les coulisses, Catherine a donné le feu vert à André pour qu'il lance enfin la cérémonie. Cet homme n'était plus à présenter, il était une figure d'une des plus grandes chaînes de té
- Philippe ! Que fais-tu là ? A-t-elle demandé, un bras posé contre le mur et l'autre soutenant sa poitrine, tentant de se calmer.Philippe qui avait fait une intrusion dans la chambre sans invitation, était aisément assis au bord du lit d’Erina. Il s'est levé, s’est approché d'elle, a attrapé les mains de la jeune femme et les a tenu dans les siennes. Il a par la suite envoyé les cheveux trempés d’Erina à l'arrière de son oreille. La douceur des joues d’Erina lui procurait une sensation de paix inexplicable. Son regard s'est rempli de tendresse. La froideur et l'orage qui s'y abritaient souvent lorsqu'il était dans son rôle de PDG avaient disparu. Philippe était à présent un homme qui se tenait en face de la femme qu'il aimait.- As-tu oublié que nous sommes censés faire un bébé ? Philippe a lâché tout naturellement.Ses mots en soi n’avaient rien de séduisants, mais le charme de sa voix légèrement rauque était magnétique. Hypnotisant. Erina en perdait les mots.- Philippe je...- Tu
Le soir venu, Philippe avait libéré Julien de toutes ses tâches afin de passer récupérer Erina pour que tous ensemble ils rentrent à la maison. Alors qu'il s'approchait du bâtiment de Forever Insurance, il a aperçu depuis sa voiture Erina et Thomas qui sortaient tous les deux du bâtiment de l'entreprise. Ils se sont arrêtés à quelques mètres de la porte, Thomas a tenu la main d’Erina et l’a fixé d’un regard tendre. Bien que Philippe était assez loin pour avoir une vue gros plan de ses yeux, il pouvait néanmoins avoir un aperçu des expressions du visage de Thomas et il les reconnaissait très bien. C’était celui d'un homme amoureux. Alors il avait pu imaginer la lueur dans les yeux de l’homme. Il était clair que l'échange entre les deux devait être émouvant car avant que Philippe n'arrête le moteur de la voiture, Thomas a étreint Erina dans ses bras.Philippe est sorti en silence, s’est avancé et s'est assis sur le capot avant de la voiture où il observait les deux personnes. Son physiq
Erina dont toute l’attention était portée sur la porte depuis le retentissement de la sonnerie, s'est levée et a retrouvé les deux femmes devant la porte.- Madame Huiret. A-t-elle salué.Salutations que Rhema a tout bonnement ignoré.- Je vois que vous êtes à votre aise dans la maison de mon fils au point de faire venir toute votre famille. L’habituel marque de méprise de Rhéma était présent dans sa phrase.- Je vous demande pardon ? Turlupinée, Erina s’est offusquée.- Philippe m'a informé que vos parents sont dans la ville mais ma plus grosse surprise était d'apprendre qu'ils logeaient chez lui.Rhema a laissé couler ses pensées en allant directement prendre place sur un des canapés.- Vous devez être Rhema Hiuret. Francess a supposé.Du haut de ses plus d'un demi-siècle, Frances avait eu à croiser plusieurs types de personnes. Bien que l'élégance, la prestance et l’aura que pouvait dégager Rhema étaient intimidants, Francess n'en était guère influencée par cela. Elle a interagi av
- Mais... Que... Comment... Vous êtes... Mon Dieu !Erina avaient des milliers de mots emmêlés qu'elle voulait prononcer tous à la fois.- Mais que faites-vous là ? A-t-elle finalement pu aligner.- Philippe nous a fait venir. Francess, la mère d'Erina a rétorqué.À l'entente de son prénom, Philippe s'est senti impliqué. Il a quitté le mur, s'est approché des trois individus en commentant :- J'ai pensé que leur présence t'aiderait à te sentir mieux.- Merci. Erina lui a murmuré toute émue.- Aller, venez je vous montre votre chambre. Philippe a laissé entendre.Erina et Philippe ont attrapé les valises de Louis et Francess, les parents d'Erina. La famille nouvellement retrouvée a suivi Philippe jusqu'à la chambre qu'il avait prévue pour Louis et Francess. Erina et Philippe ont ensuite laissé les deux cinquantenaires seuls car après leur voyage il était évident qu'ils avaient besoin de repos. De retour dans le salon, Erina a pris la main de Philippe dans la sienne, l’a une fois de plu
Il régnait un calme dans la voiture sur le trajet du retour, chacun se battait avec ses propres pensées. L'esprit totalement ailleurs, Erina observait le paysage qui défilait à l'extérieur de la voiture. Son évasion noyait la myriade de questions qui submergeait son esprit. Malgré tout, Erina savait au fond d'elle que sa tristesse ne devait pas paraître sur son visage. Ses larmes ne devaient pas trahir ses véritables émotions intérieures ; du moins pas devant sa fille Lilibet. Lilibet à l'arrière, bien protégée par sa ceinture de sécurité, savourait gaiement la sucette qui lui avait été donnée par le médecin. Bien qu’elle savait pertinemment que leur visite à l'hôpital était une confirmation que quelque chose clochait avec elle, Lilibet n’était non plus pas consciente de la gravité de son état. Elle était persuadée que comme la plupart des malades ayant été hospitalisés, elle irait bien elle aussi et son état de santé actuel ne serait plus qu'un lointain souvenir si elle prenait bien
- Dis maman, il est où mon papa? Erina Hayne s'est figée en entendant la question de sa fille. Ce n'était pas la première fois qu'elle la lui posait mais à chaque fois, Erina lui donnait la même réponse : - Je te l'ai déjà dit bébé, il est en voyage. Elle n'a même pas eu le courage de f
- Non, ne sois pas désolé. Après tout, c’est ma faute, je n’aurais pas dû attirer l’attention le jour de ton mariage.- Mais c’est moi qui ai insisté pour que tu reviennes dans cette ville. Et si tout ceci arrive, c’est uniquement parce que tu es là.Erina a repris ses esprits, et a ensuite fait qu
Quand il est arrivé au poste de police, Philippe a aperçu depuis la porte d'entrée une petite fille portant son petit matelot jean avec un t-shirt rose. Ses cheveux de taille moyenne attachés avec des rubans roses en deux pompons la rendaient mignonne mais sa solitude brisait le cœur de n'importe q
Ce n'était un secret pour personne que la puissante famille Huiret possédait la plus grande fortune au monde. Quiconque entrait dans leur domaine familial serait frustré par l'exposition de richesse dont font preuve ses propriétaires. Depuis la mort de son mari, Rhema Huiret la maman de Philippe av







