MasukLucien
Angela écarquilla les yeux, l’air incrédule face à ma demande.« Monsieur, je suis désolée, cela dépasse le cadre de mes fonctions en tant qu’employée », refusa-t-elle poliment.Je me penchai vers elle. « Je ne te parle pas en tant que supérieur hiérarchique, mais en tant qu’ancien mari de ta meilleure amie », dis-je en insistant sur ces derniers mots.Angela se mordit aussitôt la lèvre inférieure. Elle baissa les yeux, les doigts entrelacés.Serena« Alors, qu’est-ce que j’ai raté ces trois derniers jours ? » demanda Aldric en dégustant le pudding au chocolat que j’avais préparé dans l’appartement d’Émilie.Il venait d’arriver d’Espagne et était venu me voir tout de suite. Je lui avais interdit de le faire, mais il avait insisté.« Rien, il ne s’est rien passé d’important pendant que tu étais en Espagne », répondis-je en faisant la moue, tout en sachant que ce n’était pas tout à fait vrai. « D’ailleurs, tu m’as appelée tout le temps, alors ne fais pas semblant de ne pas connaître mon quotidien », protestai-je en croisant les bras.Aldric gloussa doucement. « Je ne savais pas que tu savais faire un pudding aussi délicieux », s’exclama-t-il, changeant de sujet, la bouche pleine. Il tendit ensuite son assiette pour en demander une deuxième part.Je ris doucement et lui servis une grosse part de pudding.« J’ai des mains magiques », plaisantai-je en agitant mes dix doigt
LucienAngela écarquilla les yeux, l’air incrédule face à ma demande.« Monsieur, je suis désolée, cela dépasse le cadre de mes fonctions en tant qu’employée », refusa-t-elle poliment.Je me penchai vers elle. « Je ne te parle pas en tant que supérieur hiérarchique, mais en tant qu’ancien mari de ta meilleure amie », dis-je en insistant sur ces derniers mots.Angela se mordit aussitôt la lèvre inférieure. Elle baissa les yeux, les doigts entrelacés.« Tu es proche de Serena depuis qu’elle était stagiaire. Éprouvait-elle déjà des sentiments à mon égard à cette époque ? », demandai-je.Angela releva spontanément la tête. Elle esquissa un sourire gêné. « Je pense que cela n’a plus aucune pertinence par rapport à la situation actuelle », répondit-elle.« Bien sûr que c’est pertinent ! Ça me permet de comprendre à quel point les sentiments de Serena étaient profonds. Ça ne devrait pas disparaître aussi facilement, n’est-ce pa
LucienDepuis que j’avais décidé hier de ne pas aller travailler, je me sentais mieux physiquement. Je n’avais plus ni fièvre ni faiblesse. Seulement, les nausées persistaient. J’avais même l’impression qu’elles étaient plus intenses le matin.Camille n’arrêtait pas d’essayer de me joindre pour me demander de la voir. Je lui avais expliqué que j’étais malade. Si elle sentait que sa maladie réapparaissait, je mettrais une infirmière à sa disposition pour s’occuper d’elle.Elle refusa.Je m’y attendais.Peu importe.Elle finit par cesser de me contacter, après avoir pleuré. Cela ne m’émut pas.Désolé, Camille, je dois rester ferme sur nos limites.Aujourd’hui, j’avais une réunion prévue avec le Conseil d’administration.« Vous vous sentez mieux, Monsieur Hubert ? », me demanda Angela lorsque j’ouvris la porte de mon bureau.« Oui, mais j’ai toujours des nausées », me plaignis-je brièvement à ma secrétaire.« Êtes-vous allé chez le médecin ? Vous souffrez peut-être d’un trouble gastrique
SerenaJ’essuyai le coin de mes yeux humides tout en appuyant de toutes mes forces sur l’accélérateur, car tout ce que je voulais à ce moment-là, c’était rentrer chez moi. Mon envie de faire du shopping s’était envolée.Une fois arrivée à mon appartement, je m’effondrai immédiatement sur mon lit et fondis en larmes. Alors que mes sanglots commençaient à s’apaiser, mon téléphone sonna. Je fronçai les sourcils en voyant le nom s’afficher à l’écran.« Salut, Panda. Tu es vraiment très occupée, hein ? Je n’ai pas eu de tes nouvelles de toute la journée. Je me suis fait du souci », me reprocha Aldric d’emblée, sans me dire bonjour ni faire de préambule.Je pris une grande inspiration, ne voulant pas qu’il se rende compte que je venais de pleurer.« Désolée, en fait j’avais mis mon portable en mode silencieux et j’ai oublié de le remettre en mode normal », mentis-je en fermant les yeux, mal à l’aise.Aldric resta silencieux un instant.
Serena« Que veux-tu dire par “nous” ? », demandai-je d’une voix élevée. Ma voix tremblait même en prononçant ces mots.Comment Lucien avait-il pu en conclure que j’allais revenir vers lui ?« Ser, tu m’aimes toujours, n’est-ce pas ? Notre seul obstacle, c’est Camille, et je l’ai remise à sa place. Désolé d’avoir été aussi bête jusqu’à présent », répondit-il en me prenant la main et en la serrant.Je retirai spontanément ma main. « Ce n’est pas aussi simple que ça, Luce ! Je sais comment est Camille. Elle s’est déjà sacrifiée pour toi. Est-ce qu’elle accepterait d’être considérée uniquement comme ta sœur ? Depuis toujours, elle m’accuse de t’avoir volé, alors que c’est clairement elle qui m’a devancée à l’époque », expliquai-je, débordant d’émotion, en colère contre lui et contre Camille.Lucien resta bouche bée en entendant mes paroles. « Tu m’aimais déjà avant qu'on se marie, Ser ? », demanda-t-il, le visage mêlé d’incrédulité et de joie. Un sourire se dessina sur ses lèvres pâles.
SerenaJe restai bouche bée.Mon esprit était partagé.Une partie de moi me disait de partir. Cela ne me concernait pas. L’autre partie me disait de rester et d’écouter Lucien. Au moins, je pourrais enfin comprendre ce qui s’était passé jusqu’à présent.C’est cette dernière partie qui l’emporta. La curiosité m’envahissait.Voyant que je m’étais rassise, même si je restais silencieuse et sans le regarder, Lucien poursuivit son récit.« Merci d’être restée, Ser », dit-il doucement. Il s’éclaircit la gorge, comme s’il avait du mal à parler.« Repose-toi », rétorquai-je en le voyant à bout de souffle.« Il n’y aura plus d’occasion plus tard. Tu ne voudras sûrement pas que je t’adresse la parole », confia-t-il d’un air triste.Je restai silencieuse, car ce qu’il disait était vrai.Lucien reprit son récit après avoir pris une longue inspiration.« C’est toi, à l’époque, qui m’as présenté Camille. Au début, ça ne m’a pas fait grand-chose. Puis elle a commencé à me contacter assidûment, à m’e







