เข้าสู่ระบบAprès l’appel avec Juliette, Lucie retourna dans le salon et vit Julien au téléphone.
« Bonjour, maman. » « Bonjour, Julien. Comment vas-tu ? Je t’appelle pour t’informer que ton oncle est rentré de l’étranger. Il n’était pas présent lorsque tu t’es marié, alors toi et ta femme devrez aller lui présenter vos respects ce soir. » Une lueur de peur traversa le visage de Julien à la pensée de son oncle. Il s’était toujours méfié de cet homme, dont le regard perçant semblait capable de voir à travers le moindre mensonge. Pourtant, Julien parvint à garder une voix calme lorsqu’il répondit : « D’accord, maman. J’emmènerai Lucie voir mon oncle ce soir. » À présent, cependant, la perspective de se retrouver face à lui fit naître un malaise dans sa poitrine. Lucie fronça les sourcils. Son oncle ? Durant leurs trois années de mariage, Julien ne lui avait jamais dit qu’il avait un oncle. Cet oncle devait vraiment être extrêmement puissant si Julien avait aussi peur de lui. L’appel prit fin et Julien posa son téléphone sur la table avant de se tourner vers Lucie. « Habille-toi correctement ce soir. » Lucie fronça les sourcils. « Pourquoi ? » Julien boutonna sa manchette et la regarda droit dans les yeux. « Nous allons voir mon oncle. » L’expression de Julien se durcit. « Mon oncle est l’homme le plus puissant de la famille. C’est le chef de la famille Lefèvre. » Les pensées de Julien se tournèrent vers sa famille. Le groupe Lefèvre était un partenaire très convoité par n’importe quelle entreprise, mais la famille Lefèvre était bien plus complexe que ce que les étrangers imaginaient. Bien que sa branche familiale disposât de ressources considérables, elle était loin d’être la plus influente de la famille. L’homme qui détenait réellement le plus de pouvoir était son oncle, Raphaël Lefèvre. S’il voulait gagner davantage d’influence au sein de la famille, il devait obtenir l’approbation de son oncle le plus rapidement possible. Lucie ne s’attendait pas à découvrir que la figure la plus puissante de la famille Lefèvre était en réalité l’oncle de Julien. Elle avait toujours supposé que c’était son grand-père. Elle savait que la famille de Julien était riche et puissante, mais il parlait rarement d’elle. Ce ne fut qu’à cet instant qu’elle réalisa à quel point elle connaissait peu sa famille. Pas étonnant que Julien ait toujours été aussi désireux de faire ses preuves. Peut-être voulait-il échapper au statut de membre insignifiant de la famille et gagner sa place parmi eux. Lucie hocha la tête, même si une pointe d’inquiétude traversa son esprit. Elle n’avait aucune idée de la relation entre Julien et son oncle. Elle espérait seulement que celui-ci n’était pas aussi difficile que Julien, sinon son divorce risquait d’être plus compliqué que prévu. Lorsqu’il atteignit la porte, Julien s’arrêta, une main sur la poignée, puis se tourna vers Lucie. « Encore une chose. Quelle que soit la rancœur que tu éprouves envers moi… » Son visage se durcit. « Ne dis rien de stupide ce soir. » « Bien sûr. » Lucie serra le poing et lui répondit avec un sourire calme. Il avait encore le culot de lui demander de retenir sa rancœur ? Très bien ! Dès que Julien quitta la maison et referma la porte, le sourire disparut des lèvres de Lucie. Elle se leva et se dirigea vers la fenêtre. En le voyant quitter le manoir au volant de sa voiture, elle retourna dans sa chambre pour se changer. Dès qu’elle eut terminé, elle sortit de la maison et héla un taxi. « Chez R’S Fashion Industry. » « Oui, madame », répondit le chauffeur en mettant le contact. Lucie se tint devant l’imposant siège vitré de R’S Fashion Industry et inspira profondément.Trois ans auparavant, elle avait quitté cet endroit par amour. Aujourd’hui, elle y revenait pour se retrouver elle-même.
Reprendre enfin le travail lui faisait du bien.
Elle entra dans l’entreprise avec assurance et sourit en constatant que l’endroit était toujours aussi animé que dans ses souvenirs.
Le hall bourdonnait de conversations, tandis que des créateurs se dépêchaient de passer avec des échantillons de tissus dans les bras.
Puis quelqu’un leva les yeux et ses yeux s’écarquillèrent.
« Lucie, la senior ? »
L’une des femmes s’approcha et la prit dans ses bras.
« Tu nous as manqué, ma sœur ! » « Oui, ma sœur. La méthode de création que tu m’as enseignée reste ma préférée. » Soudain, les portes des bureaux s’ouvrirent et une femme élégante en sortit d’un pas assuré. Elle s’arrêta net en apercevant Lucie, puis sourit. « Trois ans. » Lucie lui rendit son sourire. « Je suis enfin rentrée chez moi. » Elles se prirent dans les bras et, après s’être séparées, la femme conduisit Lucie jusqu’à son bureau. « Les tendances de la mode ont changé. J’espère que tu travailles toujours aussi dur qu’avant. » « Bien sûr. Je sais que je vais devoir faire mes preuves. » « Très bien, alors tu commenceras en tant que créatrice senior. » Le reste de la journée passa dans un tourbillon tandis que Lucie se familiarisait avec les dernières collections de mode, étudiait les tendances actuelles du marché, rencontrait l’équipe de création et examinait les projets à venir. À l’arrivée du soir, l’excitation de son retour avait laissé place à la détermination. Se souvenant qu’elle devait se préparer pour la soirée, Lucie rentra rapidement chez elle. Elle prit une douche rapide avant d’enfiler la robe de soirée noire que Julien lui avait autrefois achetée. À l’époque, elle l’avait précieusement conservée parce qu’il s’agissait d’un cadeau de son mari. Aujourd’hui, ce n’était plus qu’une tenue convenable à porter. Lucie attacha ses boucles d’oreilles et se regarda dans le miroir. La femme qui lui faisait face était élégante, mais l’innocence qui autrefois brillait dans ses yeux avait disparu. À cet instant, le bruit d’un moteur de voiture résonna à l’extérieur. Julien était rentré. Elle se leva et se dirigea vers le salon. Julien ouvrit la porte de la pièce et la première chose que Lucie remarqua fut la trace de rouge à lèvres sur sa chemise. Il ne changera donc jamais, n’est-ce pas ? « Allons-y, je suis rentré. » Il la regarda de la tête aux pieds, une expression mitigée traversant son visage, puis s’éloigna sans lui accorder un autre regard. Ils montèrent tous les deux dans la voiture, et le chauffeur les conduisit jusqu’à l’ancien manoir de la famille Lefèvre, où vivait l’oncle de Julien. Le trajet se déroula dans le silence, Julien ignorant Lucie et se concentrant entièrement sur son téléphone. Bientôt, la voiture s’arrêta devant l’imposant manoir Lefèvre et ils descendirent. « Tiens-toi correctement et souviens-toi de mon avertissement », prévint Julien alors qu’ils entraient dans le manoir. Ils pénétrèrent tous les deux dans la demeure, et la première personne qu’ils rencontrèrent fut la femme de ménage, qui adressa un sourire poli à Julien. « Bonsoir, jeune maître. » Julien lui rendit poliment son sourire. « Bonsoir, Laurel. Je suis venu voir mon oncle. » « Monsieur Lefèvre vient de partir. Peut-être que si vous y allez maintenant, vous pourrez le rattraper. » « Bien sûr. » Julien sourit et lui adressa un regard avant de partir. Lucie hocha immédiatement la tête et le suivit.Julien accéléra le pas, laissant Lucie lutter pour le suivre sur ses talons hauts. Lorsqu’ils atteignirent l’entrée, son oncle était déjà sur le point de partir.
En le voyant prêt à s’en aller, Julien se dit qu’il devait encore avoir des affaires à régler. Il aurait largement l’occasion de le revoir à l’avenir, alors il décida de ne pas le poursuivre.
Lucie ralentit, son regard se posant sur la Maybach garée à l’extérieur. Elle observa l’homme prendre place à l’intérieur, les sourcils se fronçant légèrement.
Alors c’était ça, l’oncle de Julien ?
Lucie fronça les sourcils. Elle ne s’était pas attendue à ce que l’oncle de Julien soit aussi peu séduisant. L’homme était petit et sombre de peau, avec des traits si grossiers qu’il n’y avait pratiquement aucune trace de beauté sur son visage. Il avait l’air de sortir tout droit de la boue.
Un seul regard suffit à Lucie pour avoir l’impression que ses yeux venaient d’être offensés.
Trois jours s'étaient écoulés depuis qu'Alexandre s'était excusé pour son comportement déplacé après avoir publié la photo de Lucie, et depuis, ils travaillaient ensemble sans le moindre problème.Ce jour-là était consacré au choix des vêtements et aux essayages. Lucie était déjà arrivée en avance à l'atelier de confection, car elle ne voulait pas perdre de temps.Plusieurs portants étaient soigneusement alignés, avec différentes tenues disposées selon leurs catégories.Lucie posa son sac à main sur la table et commença à examiner les vêtements.Pour la collection formelle, elle avait choisi un costume noir parfaitement ajusté, à la coupe cintrée, accompagné d'une chemise blanche impeccable et d'une cravate en soie noire. Elle avait également sélectionné un costume trois-pièces bleu marine avec un gilet assorti, une chemise bleu clair et une cravate argentée.Une autre tenue était composée d'un costume gris anthracite au motif à carreaux discret, associé à une chemise blanche et à une
La voix lui était si familière que, même à moitié endormie ou plongée dans le sommeil, Lucie l'aurait reconnue.C'était Julien !Comment se faisait-il qu'il se trouvait dans la cafétéria de son entreprise, en train de lui apporter à manger ?Et il avait même le culot de se présenter le visage entièrement dissimulé !Lucie eut un petit rire en secouant la tête. Au fond, il était venu faire semblant de se soucier d'elle, mais il n'avait même pas le courage de montrer son visage. Il ne voulait pas que les gens le voient en sa compagnie. Après tout, il était le jeune maître respectable de la famille Lefèvre, tandis qu'elle n'était qu'une femme ordinaire issue d'une famille pauvre.« Voici un repas pour toi. Malgré ce que tu as fait, je continue à te pardonner et je ne t'en tiens pas rigueur. C'est pour cette raison que je t'ai apporté à manger. » Il se tenait devant elle, lui tendant le sac-repas.Les lèvres de Lucie s'étirèrent en un sourire malicieux. Ils étaient deux à pouvoir jouer à
[Lucie, comment peux-tu te permettre de prendre des photos avec un autre homme alors que tu es une femme mariée ? Cette photo a déshonoré la famille Lefèvre, et ma mère en parle déjà. Tu dois rentrer immédiatement à la maison pour lui présenter tes excuses.]Lucie ricana bruyamment, à la fois perplexe et inquiète face à la panique générale qu’elle ne comprenait pas.Elle déverrouilla son téléphone et se connecta à son compte Instagram officiel. Aussitôt, la photo d’elle et d’Alexandre apparut à l’écran.Lucie poussa un cri de stupeur en fixant la photo. Comment était-ce possible ?Sur cette photo, Alexandre et elle se tenaient côte à côte, mais elle ne se souvenait absolument pas avoir pris un cliché avec lui. Il avait dû profiter d’un moment où elle ne regardait pas pour prendre cette photo à son insu.Les sourcils froncés, Lucie serra les dents de colère. Elle savait qu’Alexandre était un plaisantin, comme à son habitude, mais elle ignorait qu’il pouvait tomber aussi bas.« C’est sc
La publication d’Alexandre recueillit plus de trois mille vues et sept cents commentaires en seulement trois minutes.Bien sûr, sa réputation de coureur de jupons l’avait précédé, et la plupart des commentaires provenaient de ses ex-petites amies, de ses anciennes conquêtes et des femmes avec lesquelles il avait passé une seule nuit.#Baddestboy : Waouh, mec ! Cette nouvelle conquête est canon. Puisque tu ne couches jamais deux fois avec la même fille, pourquoi ne pas me la refiler quand tu en auras fini avec elle ?#Alexbarbie : C’EST QUOI CE BORDEL, ALEX ? C’est elle, la fille que tu fréquentes en ce moment ?#Alex is a dick : Je parie que cette histoire ne durera pas longtemps. Elle ressemble à une poupée qu’on pourrait facilement briser.#Alex main chick : Vous toutes, les jolies filles, éloignez-vous d’Alex. Il est à moi.#Alexbiggestfan : Alex, qui est-elle ? Vous sortez ensemble ? C’est ta Cendrillon ?Alexandre ne put s’empêcher d’éclater de rire en lisant le dernier commentai
Le lendemain matin, Lucie arriva chez R&S Fashion Industries plus tôt que d’habitude. Elle avait passé une partie de la nuit précédente à examiner la collection et à noter des idées pour la prochaine séance photo. Puisqu’Alexandre serait le visage de la campagne, elle voulait que tout soit parfaitement organisé avant le début du shooting.Elle avait trois lieux proposés à inspecter et comptait profiter au maximum de cette journée.Après avoir vérifié ses notes, elle prit son sac à main et descendit les escaliers pour rejoindre Alexandre, comme convenu.Elle fut surprise de le trouver déjà en train de l’attendre devant le bâtiment, adossé à une élégante voiture noire. Il portait des lunettes de soleil foncées, une chemise blanche dont les manches étaient retroussées jusqu’aux coudes et un pantalon noir ajusté.Dès qu’il l’aperçut, il se redressa et sourit.« Bonjour, mademoiselle Morel. »« Bonjour, monsieur Montclair. » Lucie jeta un coup d’œil à sa montre. « Vous êtes en avance. »«
Le regard lubrique d’Alexandre ne quitta pas Lucie jusqu’à ce qu’elle sorte du restaurant.Il ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi elle était si différente. Si cela avait été une autre femme, elle aurait cherché des moyens de lui plaire, de découvrir ses plats préférés ou même d’essayer de le séduire.Mais Lucie Morel, la gagnante du concours de mode Marie, était différente. Elle était restée sérieuse tout au long de leur rencontre et semblait ne pas pouvoir attendre davantage pour s’éloigner de lui. C’était même lui qui lui avait proposé de commander quelque chose et lui avait demandé ce qu’elle souhaitait manger, et pourtant, elle l’avait repoussé.C’était précisément pour cette raison qu’elle avait éveillé sa curiosité. Il était Alexandre Montclair, le célèbre séducteur français, et il pouvait obtenir absolument toutes les femmes qu’il désirait. Puisque sainte Lucie Morel avait essayé de se faire désirer, il veillerait à la faire craquer et à lui montrer pourquoi on l’appe







