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Trop risqué

Autor: Anatory
last update Fecha de publicación: 2026-07-07 03:51:12

Pedro restait enfoui en elle, immobile, son souffle chaud contre sa nuque. Le comptoir tremblait encore légèrement sous la force de ses derniers coups de reins. Sofia haletait, les paumes plaquées contre la surface froide et humide, les jambes tremblantes. Elle sentait chaque pulsation de son sexe au plus profond d’elle, comme s’il refusait de la quitter. Mais un craquement à l’étage les fit se figer tous les deux.

« On ne peut pas rester ici, » murmura Pedro d’une voix rauque, presque inaudibl
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Capítulo bloqueado

Último capítulo

  • Pedro L'ami de mon père    Le départ

    Sofia ferma la valise avec un geste trop brusque. Le bruit de la fermeture éclair déchira le silence de la chambre comme une déchirure. Elle resta un long moment les deux mains posées sur le bagage, les épaules voûtées, la tête baissée. La chambre sentait encore le sel, le soleil et un peu de lessive. Les draps étaient froissés, une serviette humide traînait sur le dossier de la chaise, et la fenêtre restait entrouverte sur le jardin déjà moins lumineux qu’au plus fort de l’été. Elle avait tout plié mécaniquement, sans vraiment regarder ce qu’elle rangeait. Chaque t-shirt, chaque short, chaque maillot de bain lui rappelait un geste, un regard, une nuit. Des choses qu’elle n’avait plus le droit de garder. Elle s’attarda encore une minute, les yeux fixés sur le lit défait. Puis elle tira la valise vers la porte. Les roulettes firent un bruit irrégulier et trop fort sur le carrelage du couloir. Elle descendit l’escalier lentement, comme si chaque marche lui coûtait un effort. En bas, Jav

  • Pedro L'ami de mon père    Si je le vois, je le tue !

    Mia garait la voiture devant la maison de vacances quand Sofia sentit son estomac se nouer. La façade était restée la même, blanche, baignée de soleil, avec les volets entrouverts et les chaises longues encore alignées sur la terrasse. Rien n’avait changé. Et pourtant, tout avait changé.Sofia poussa la portière et monta les quelques marches. Elle ouvrit la porte d’entrée. L’odeur de la maison la frappa immédiatement : un mélange de bois, de sel et de quelque chose de plus froid, plus vide. Dans le salon, plusieurs valises étaient déjà posées près du canapé. Diego était là, debout, les bras croisés, le regard baissé. Il releva la tête en l’entendant entrer.Sofia n’hésita pas. Elle traversa la pièce d’un pas rapide et le prit dans ses bras. Diego resta raide une seconde, puis se laissa aller contre elle. Elle serra plus fort.« Ça va aller, » murmura-t-elle contre son épaule. « Tout va s’arranger. »Diego ne répondit pas. Il hocha juste faiblement la tête.Sofia se recula un peu, les

  • Pedro L'ami de mon père     Dépêche-toi de rentrer. Fais ta valise.

    La chambre de Mia avait cet air particulier des après-midi où le temps semble suspendu, où les heures s'écoulent comme un sirop trop épais. Sofia était toujours allongée sur le lit, dans la même position que la veille, les genoux légèrement repliés contre son ventre, comme si elle cherchait encore à se protéger d'un monde qui s'était dérobé sous ses pieds. Le téléphone, posé sur sa poitrine, montait et descendait au rythme de sa respiration, un poids de verre et de métal qui pesait bien plus lourd que ses quelques grammes.Mia était assise par terre, le dos appuyé contre le bord du lit, les jambes croisées en tailleur. Elle faisait défiler l'écran de son téléphone, mais ses yeux ne voyaient rien de ce qui s'affichait. Elle était là, présente, sans être vraiment là, offrant à Sofia ce silence précieux qui n'exige rien, qui ne demande pas d'explication. Parfois, elle tournait la tête vers son amie, juste pour s'assurer qu'elle respirait encore, qu'elle était toujours ancrée dans ce mond

  • Pedro L'ami de mon père    La Chambre d’Hôtel

    Pedro était allongé sur le lit trop ferme d’une chambre d’hôtel anonyme, les yeux grands ouverts dans le noir. Le climatiseur ronronnait faiblement, un bruit monotone et froid qui n’arrivait pas à couvrir le silence dans sa tête. Dehors, de temps en temps, une voiture passait, trop vite, trop loin. L’horloge numérique sur la table de chevet affichait 3 h 47. Il n’avait pratiquement pas dormi. Il n’était même pas sûr d’avoir fermé les yeux plus de quelques minutes.Il s’en voulait. Énormément. D’une façon qui lui serrait la poitrine jusqu’à lui couper le souffle, jusqu’à lui donner la nausée. Tout ce qui s’était passé tournait en boucle, sans pitié, comme un film qu’on aurait forcé à rejouer encore et encore. Le regard d’Ellie. La voix de Javier. Les coups. Le sang dans sa bouche. Et surtout… le moment où son fils avait dit « papa » avec ce mélange de dégoût et de douleur pure. Ce mot-là lui restait collé à la gorge comme un os. Il l’entendait encore. Il l’entendrait probablement toute

  • Pedro L'ami de mon père    C'est la fin

    La porte du salon n’avait pas claqué. Elle s’était refermée dans un bruit sourd, étouffé, presque poli. C’était pire. Une porte qui claque, c’est une colère qui s’exprime, une émotion qui prend son espace, qui hurle à sa manière. Mais ce bruit-là, ce bruit mat et définitif, il avait le goût du renoncement. Il disait qu’Ellie était partie pour de bon, qu’elle ne reviendrait pas sur ses pas, qu’elle avait déjà traversé le seuil d’un monde où Sofia n’existait plus.Et Sofia était restée là, au milieu du salon, les bras ballants, comme une actrice qui aurait oublié son texte sur une scène déserte. Autour d’elle, les murs semblaient s’être resserrés. La lumière de la fin d’après-midi, ce jour-là, n’avait rien de doux. Elle tombait en biais par la fenêtre, dure, jaune et sale, posant des ombres trop nettes sur le parquet fatigué. Dans ce halo poussiéreux, le canapé défoncé, la tasse de café refroidi sur la table basse, le coussin froissé chaque objet prenait soudain une présence accablante,

  • Pedro L'ami de mon père    Une lèvre fendue d'où coulait un filet de sang

    Mais Pedro, lui, restait immobile. Le visage déjà marqué d'une rougeur violente, une ecchymose naissante sur la pommette, une lèvre fendue d'où coulait un filet de sang chaud et salé, il se tenait là, les bras le long du corps, les épaules rentrées, comme un homme qui attendait son châtiment. Il ne levait même pas les mains pour se protéger. Il ne faisait aucun geste pour parer les coups, pour esquiver, pour fuir. Il voulait que ça fasse mal. Il avait besoin que ça fasse mal. Il voulait que chaque impact soit une punition, une expiation, une purification par la souffrance. Il voulait que le sang qui coulait de sa lèvre lave la honte qui lui rongeait les entrailles.Javier continua. Un quatrième coup, qui atteignit l'arcade sourcilière et fit jaillir une entaille fine mais profonde. Le sang coulait maintenant sur son visage, se mêlait à la sueur qui perlait sur son front . Sofia criait toujours, sa voix se brisant en mille morceaux, ses forces l'abandonnant peu à peu. Elle s'effondra à

  • Pedro L'ami de mon père    Chapter 1

    La valise était ouverte sur le lit comme une bouche béante, et Sofia y jetait des vêtements sans vraiment regarder. Un bikini vert olive qu’elle n’avait porté qu’une fois l’été dernier, une robe en coton blanc trop courte pour être honnête, trois romans de García Márquez qu’elle relirait pour la tr

  • Pedro L'ami de mon père    Chapter 5

    Sofia posa son téléphone et se dirigea vers la salle de bain attenante à sa chambre. Elle alluma la lumière crue du miroir, inspecta son reflet. Ses cheveux noirs ondulaient encore un peu du trajet en voiture ; elle les brossa rapidement, les laissant tomber librement sur ses épaules. Maquillage :

  • Pedro L'ami de mon père    Chapter 4

    Plus tard, bien plus tard, quand les invités étaient partis sauf Pedro, qui dormait souvent sur le canapé après les dîners arrosés , il avait frappé doucement à sa porte. Elle l’avait laissé entrer, assise sur son lit, les genoux ramenés contre la poitrine.« Sofia… je suis désolé. Vraiment. C’étai

  • Pedro L'ami de mon père    Chapter 3

    Sofia hésita une seconde sur le seuil de la porte-fenêtre, le cœur battant encore de ce qui s’était passé dans sa chambre. La robe crème qu’elle avait enfilée tombait souplement sur ses hanches, effleurant ses cuisses nues, et elle se sentait à la fois vulnérable et audacieuse. Dehors, l’air du soi

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