LOGINSofia hésita une seconde sur le seuil de la porte-fenêtre, le cœur battant encore de ce qui s’était passé dans sa chambre. La robe crème qu’elle avait enfilée tombait souplement sur ses hanches, effleurant ses cuisses nues, et elle se sentait à la fois vulnérable et audacieuse. Dehors, l’air du soir était tiède, chargé de l’odeur du sel marin et du charbon qui crépitait. Le soleil déclinait lentement vers l’horizon, peignant le ciel en nuances d’orange et de rose, comme si l’été lui-même voulait mettre en scène ce qui allait suivre.
Pedro était là, comme elle l’avait imaginé, penché sur le grill. Il avait enfilé un t-shirt gris délavé Dieu merci, ou peut-être pas mais il était encore pieds nus, les cheveux un peu en bataille après avoir passé la journée à bricoler. Il retournait les steaks avec une pince métallique, les flammes léchant la viande dans un sifflement appétissant. Javier était à côté de lui, une bière à la main, en train de raconter une anecdote sur un client difficile au travail. Diego et Ellie, eux, étaient assis sur les chaises longues un peu plus loin, en train de rire à propos d’un meme idiot sur le téléphone d’Ellie.
Sofia inspira profondément et descendit les deux marches qui menaient à la terrasse. Le bois craqua légèrement sous ses sandales, attirant l’attention. Pedro leva les yeux le premier, et son regard la transperça comme une flèche. Il ne dit rien, mais ses lèvres s’étirèrent en un sourire discret, presque complice. Elle sentit ses joues s’échauffer à nouveau.
« Ah, voilà la dormeuse ! » lança Javier en la voyant. « T’as fait une sieste ? Le trajet t’a tuée ? »
« Un peu, ouais, » répondit-elle en forçant un rire léger. Elle s’approcha du grill, sentant la chaleur des braises sur sa peau. Pedro lui tendit une assiette vide sans un mot, comme s’il savait qu’elle voulait s’occuper les mains.
« Tiens, mija. Sers-toi une bière si tu veux. »
Sa voix était basse, rauque, et elle dut se retenir pour ne pas fixer ses avant-bras, les veines saillantes sous la peau tannée par le soleil. Elle prit l’assiette, leurs doigts se frôlèrent à nouveau délibérément ? et elle murmura un « merci » à peine audible.
Le dîner se déroula dans une atmosphère familière, presque trop normale pour ce que Sofia ressentait intérieurement. Ils s’installèrent autour de la table en bois patinée par les années, sous les guirlandes de lumières que Javier allumait toujours pour les soirées barbecue. Les steaks étaient juteux, accompagnés de maïs grillé, de guacamole frais et de tortillas chaudes une tradition mexicaine que Javier et Pedro maintenaient religieusement, même si ça faisait des décennies qu’ils avaient quitté Guadalajara. Diego racontait des histoires de fac, Ellie hochait la tête en riant, et Sofia essayait de se fondre dans la conversation, répondant par monosyllabes quand on lui posait une question.
Mais son esprit était ailleurs. Chaque fois que Pedro parlait, sa voix vibrait en elle comme une caresse. Elle l’observait à la dérobée : la façon dont il mordait dans son steak, ses lèvres luisantes de jus, ses yeux qui croisaient les siens par moments, chargés d’une intensité qu’elle n’avait jamais remarquée avant. Ou peut-être si, mais elle l’avait ignorée.
Puis, au milieu d’une blague de Javier sur un match de foot raté, le téléphone de Pedro vibra sur la table. Il jeta un coup d’œil à l’écran, son sourire s’effaça instantanément. Il décrocha sans se lever, portant le portable à son oreille.
« Allô ? »
Une voix féminine, aiguë et insistante, retentit à l’autre bout du fil. Sofia ne put s’empêcher d’écouter, même si elle feignait de s’intéresser à la conversation d’Ellie et Diego – son frère, pas si petit que ça, mais toujours protecteur comme un aîné.
« Pedro, c’est Emma. Faut qu’on parle, s’il te plaît. »
Pedro fronça les sourcils, son corps se raidissant. « Écoute, Emma, j’ai pas le temps pour tes bêtises. Me rappelle plus, là. Je raccroche. »
Il appuya sur l’écran et reposa le téléphone avec un soupir exaspéré. Javier le regarda, un sourcil arqué.
« Encore Emma ? »
Pedro secoua la tête, forçant un rire. « Ouais, cette petite folle veut pas me lâcher. Je sais pas comment elle a fait pour avoir mon nouveau numéro. J’ai changé de ligne il y a trois mois, juste pour ça. »
Javier éclata de rire, tapant du poing sur la table. « ¡Cabrón ! T’as toujours eu le chic pour attirer les emmerdes sur deux jambes. c'est pour ça que je te dit de sortir avec des femmes de ton âge , elle à quoi, vingt-cinq ans ? T’aurais dû la larguer plus tôt. »
« Vingt-trois » corrigea Pedro en haussant les épaules. « Et c’est elle qui m’a largué, souviens-toi. Ou du moins, c’est ce qu’elle raconte. Mais bon, on s’en fout. Santé ! »
Ils trinquèrent leurs bières, plaisantant sur les ex encombrantes et les cœurs brisés. Sofia, elle, sentait un nœud se former dans son estomac. Emma. Ce nom la ramenait six mois en arrière, à ce dîner de décembre chez eux à Los Angeles. Pedro était venu avec elle une blonde aux yeux verts, toute en courbes et en rires forcés, qui s’était accrochée à son bras comme si c’était une bouée. Sofia l’avait trouvée vulgaire, trop maquillée, trop bruyante. Mais ce n’était pas ça qui l’avait marquée.
C’était plus tard, dans la soirée. Sofia était descendue à la buanderie pour chercher un pull propre il pleuvait dehors, et la maison était fraîche. Elle avait ouvert la porte sans frapper, pensant que personne n’y était. Et là, dans la pénombre éclairée seulement par la petite ampoule au plafond, elle les avait vus.
Emma à genoux sur le sol carrelé, les mains sur les cuisses de Pedro. Lui, adossé à la machine à laver, le pantalon baissé aux chevilles, son sexe dur et luisant sorti, entrant et sortant de la bouche d’Emma avec un rythme lent, hypnotique. Pedro gémissait doucement, la tête renversée en arrière, les yeux fermés, une main dans les cheveux blonds d’Emma pour guider ses mouvements. Le bruit ce bruit humide, obscène avait figé Sofia sur place pendant une seconde interminable.
Puis Pedro avait ouvert les yeux. Il l’avait vue. Son expression avait viré à l’horreur pure. « M****a… Sofia ! »
Emma avait sursauté, recrachant avec un bruit vulgaire, se redressant en essuyant sa bouche du revers de la main. Pedro s’était redressé vite, remontant son pantalon d’un geste paniqué, son érection encore visible sous le tissu. Sofia n’avait pas pu détacher les yeux de cette scène : le sexe de Pedro, épais et veiné, encore luisant de salive, avant qu’il ne le range maladroitement.
Elle avait tourné les talons et couru dans l’escalier, le cœur cognant dans sa poitrine, les joues en feu. Elle s’était enfermée dans sa chambre, tremblante, excitée malgré elle, confuse.
Pedro freina brusquement sur le bas-côté de la route côtière, les pneus crissant sur le gravier dans un bruit sec qui résonna dans la nuit. La Jeep s’immobilisa dans un soubresaut, les phares balayant un bosquet dense d’arbres sombres et une petite clairière cachée, loin des regards. Il coupa le moteur d’un geste brusque, le silence soudain devenant assourdissant après le ronronnement continu. Son souffle était court, rauque, presque saccadé, ses mains encore crispées sur le volant comme s’il luttait pour garder le contrôle. Sofia, à côté de lui, avait les lèvres gonflées, les joues rougies par l’excitation, un sourire victorieux et impatient aux lèvres. Elle ne lui laissa pas le temps de réfléchir.Sofia d’un mouvement fluide, passa par-dessus le levier de vitesse et s’installa à califourchon sur lui, ses genoux s’enfonçant dans le siège de chaque côté de ses hanches. Pedro grogna, ses mains attrapant immédiatement ses fesses à travers le short, les serrant avec une force presque pos
Sofia attrapa Pedro par le bras dès qu’ils furent seuls dans la cuisine, ses doigts s’enfonçant dans sa peau avec une urgence qu’elle ne cherchait plus à cacher. La vaisselle était à moitié faite, les assiettes encore savonneuses dans l’évier, mais elle n’en avait plus rien à faire. Tout le monde était monté se coucher – Javier, Diego, Ellie, Maria et Marco. La maison était silencieuse, plongée dans une obscurité complice.« Viens, » murmura-t-elle, la voix basse et rauque.Pedro la regarda, les yeux sombres, la mâchoire crispée.« Attends… on n’a pas fini la vaisselle. »Sofia secoua la tête, un sourire en coin aux lèvres, presque espiègle.« Tout le monde est parti se coucher. Ils vont même pas remarquer notre absence. »Il hésita une seconde, le regard glissant vers l’évier, puis vers la porte. Sofia tira plus fort sur son bras, l’entraînant vers le salon. Pedro céda, attrapant ses clés de voiture sur le meuble près de l’entrée d’un geste rapide, presque nerveux. Ils sortirent sans
Le soir était tombé doucement sur la maison, comme une couverture chaude et lourde qui enveloppait tout dans une pénombre dorée. Les derniers rayons du soleil filtraient à travers les arbres, jetant des ombres longues sur la terrasse où la table avait été dressée pour le dîner. C’était le dernier soir de Maria et Marco. Demain matin, ils partiraient, laissant derrière eux une tension qui avait pesé sur toute la semaine comme un nuage bas et orageux. Sofia aidait en cuisine, coupant des tomates et des oignons avec une précision presque mécanique, tandis que Javier s’occupait des grillades dehors, la fumée montant en volutes paresseuses dans l’air du soir. Ellie rinçait les assiettes à côté d’elle, jetant de temps en temps un regard curieux dans sa direction.« Ça va ? » demanda-t-il soudain, la voix basse pour ne pas être entendu des autres.Sofia releva la tête, un sourire aux lèvres, essuyant ses mains sur un torchon.« Oui, pourquoi ? Je pète la forme. »Ellie haussa un sourcil, un
Elle ne se fit pas prier. Une seconde plus tard, il était derrière elle, les mains sur ses hanches, les doigts enfoncés dans sa chair. Il guida son sexe toujours dur, toujours épais, encore plus veiné qu’avant vers son entrée. Il poussa. D’un coup. D’un seul. En entier. Sofia hurla un son étouffé, étranglé par la jouissance. Dans cette position, il était encore plus profond, il touchait un endroit qu’elle n’avait jamais senti atteint. Sa paroi antérieure, quelque chose de primaire et d’interdit. Pedro commença à bouger, lentement d’abord, retirant presque tout son sexe avant de le renfoncer d’un coup sec. Chaque poussée la faisait avancer sur les aiguilles. Chaque retrait lui arrachait un gémissement de perte. Sa cadence augmenta. Il la prit plus fort, plus vite, ses hanches claquant contre ses fesses rebondissantes à chaque enfoncement. Le bruit de leurs corps qui claquaient résonnait dans la clairière, mêlé à leurs gémissements rauques, à leurs souffles de plus en plus courts, au c
Il glissa deux doigts en elle d'un coup sec, les courbant immédiatement pour frotter ce point sensible au fond ce petit nid de nerfs qui la faisait voir des étoiles. Sofia hoqueta, surprenant elle-même l'intensité de la sensation. Il ne perdit pas de temps en préliminaires superflus. Ses doigts allaient et venaient, rapides, profonds, sa paume cognant contre sa vulve avec un bruit obscène et humide. Elle sentit la pression monter, une vague immense qui gonflait dans ses reins, plus vite qu'elle ne l'aurait cru. Son corps se tendit, ses ongles labourèrent ses propres cuisses, et elle jouit violemment contre ses doigts, la bouche ouverte sur un cri rauque, étouffé par la forêt, son bassin se soulevant en spasmes irréguliers. Pedro ne retira pas ses doigts tout de suite, il les laissa enfouis en elle, sentant les contractions de sa paroi se resserrer autour d'eux, puis les retira lentement, brillants de sa jouissance.Il se redressa, le regard brûlant de fièvre. Il baissa son short d'un
Ils s’enfoncèrent plus profondément dans le bosquet, loin du bruit des vagues et des voix lointaines des baigneurs. Le soleil de fin d’après-midi filtrait à travers le feuillage, découpant des ombres mouvantes sur leurs peaux encore salées par l’eau de mer. Pedro marchait devant, sa main serrant fermement celle de Sofia, doigts enlacés, paumes moites, comme s’il craignait qu’elle ne disparaisse à tout instant. Les arbres se refermaient autour d’eux, leurs branches basses caressant leurs épaules nues, l’ombre devenant plus dense, plus intime, presque protectrice. Le sol était couvert d’aiguilles de pin et de feuilles sèches qui craquaient sous leurs pas avec un bruit sec et sensuel. L’air était chargé d’une odeur résineuse, lourde, presque animale un mélange de sève chaude, de terre humide et de leur propre sueur encore fraîche. Ils ne parlaient pas. Les mots étaient inutiles. Seuls leurs souffles courts et le battement rapide de leurs cœurs remplissaient le silence, un rythme de plus







