LOGINPlus tard, bien plus tard, quand les invités étaient partis sauf Pedro, qui dormait souvent sur le canapé après les dîners arrosés , il avait frappé doucement à sa porte. Elle l’avait laissé entrer, assise sur son lit, les genoux ramenés contre la poitrine.
« Sofia… je suis désolé. Vraiment. C’était stupide. Emma et moi… on avait bu, et… »
Il s’était assis au bord du lit, évitant son regard. « C’est notre petit secret, d’accord ? Je préfère que tu ne dises rien à ton père. Il serait en colère s’il apprenait que j’avais fait ça ici, sous son toit. C’est son sanctuaire, tu sais. »
Elle avait hoché la tête, muette. « D’accord. »
Il avait posé une main sur son épaule innocente, paternelle et était parti. Mais ce soir-là, seule dans le noir, Sofia avait repensé à la scène. À son sexe. À ses gémissements. Et pour la première fois, elle s’était touchée en pensant à lui.
De ce qu’elle avait entendu par la suite, Pedro et Emma s’étaient séparés peu après. Une dispute explosive, des accusations de tromperie ironique, vu le divorce de Pedro avec sa femme précédente. Emma avait disparu de l’équation. Alors pourquoi appelait-elle maintenant ? Pourquoi Pedro semblait-il si agacé, mais pas surpris ?
Sofia revint au présent, forçant un sourire pendant qu’Ellie lui racontait une histoire sur son semestre à l’université de San Diego. Diego intervenait de temps en temps, taquinant Ellie sur ses notes en maths « T’es toujours aussi nul, hein ? » Ellie riait, mais ses yeux revenaient sans cesse sur Sofia, pleins d’une admiration qu’elle feignait d’ignorer.
« Et toi, Sof ? T’as des plans pour cet été ? Peut-être qu’on pourrait aller surfer ensemble, comme avant ? »
Elle hocha la tête distraitement. « Ouais, pourquoi pas. »
Mais son regard glissait vers Pedro et Javier, qui continuaient à plaisanter sur Emma. « Elle te poursuit comme un fantôme, compadre ! » disait Javier en riant. Pedro secoua la tête, mais il y avait une ombre dans ses yeux. Sofia se demanda si Emma savait quelque chose. Si elle appelait pour le reconquérir. Ou pire, pour causer des problèmes.
La soirée barbecue s’était étirée tard dans la nuit, les rires se mêlant au crépitement des braises mourantes et au bruit lointain des vagues qui venaient lécher la plage en contrebas. Sofia avait remonté les escaliers avec une sensation d’oppression dans la poitrine, comme si l’air chargé de secrets pesait plus lourd que d’habitude. L’appel d’Emma planait encore dans son esprit, un fantôme indésirable qui ravivait des images qu’elle préférait oublier ou du moins, qu’elle essayait d’oublier. Mais au lieu de se laisser submerger, elle avait décidé de se distraire. L’été était là pour ça, non ? Pour les distractions, les rires forcés, les nuits qui effaçaient les journées.
Son téléphone vibra sur la table de nuit alors qu’elle entrait dans sa chambre. C’était le groupe W******p « Summer Squad », un nom idiot que Mia avait inventé des années plus tôt, quand ils étaient tous des ados boutonneux passant leurs vacances à traîner sur la plage. Le message venait de Lena : « Yo les losers ! Fête chez Jonathan ce soir, villa de ouf comme d’hab. Qui vient ? Mia, Carlos et moi on est déjà en route. Eden et Mike disent qu’ils ramènent la bière. Sofia, Ellie, vous êtes partants ? »
Sofia sourit malgré elle. Jonathan était ce gosse de riches qu’ils connaissaient vaguement fils d’un promoteur immobilier qui louait des villas monstrueuses chaque été sur la côte, juste pour le plaisir de faire la fête. Pas vraiment un ami, plus une connaissance pratique, le genre qui organisait des soirées légendaires sans se soucier des conséquences. Ces fêtes étaient une tradition à cette période de l’année : musique assourdissante, piscine illuminée, et une foule de jeunes qui venaient des maisons de vacances environnantes. Mia, Carlos, Lena, Eden, Mike son petit cercle, ceux avec qui elle avait partagé des secrets d’adolescents, des rires idiots, et des cœurs brisés mineurs.
Elle tapa rapidement : « Grave, on arrive. Ellie est avec moi. À tout’ ! » Puis elle envoya un emoji feu pour l’ambiance. Les réponses fusèrent : Carlos avec un GIF de danse ridicule, Mia avec « Enfin ! J’ai trop de trucs à te raconter sur ce type de la fac », Eden avec « Ramenez vos culs, la piscine est chauffée ! » et Mike qui ajoutait « Et de la glace, sinon on meurt de soif ». L’excitation collective la contamina un peu, chassant l’ombre d’Emma pour un moment.
Ellie répondit dans le groupe quelques secondes après : « Ouais, on décolle bientôt. Sofia, je t’attends en bas ? » Elle leva les yeux au ciel il était si prévisible, toujours à sauter sur l’occasion de passer du temps avec elle. Mais bon, c’était Ellie. Inoffensif, presque touchant dans sa maladresse.
Pedro freina brusquement sur le bas-côté de la route côtière, les pneus crissant sur le gravier dans un bruit sec qui résonna dans la nuit. La Jeep s’immobilisa dans un soubresaut, les phares balayant un bosquet dense d’arbres sombres et une petite clairière cachée, loin des regards. Il coupa le moteur d’un geste brusque, le silence soudain devenant assourdissant après le ronronnement continu. Son souffle était court, rauque, presque saccadé, ses mains encore crispées sur le volant comme s’il luttait pour garder le contrôle. Sofia, à côté de lui, avait les lèvres gonflées, les joues rougies par l’excitation, un sourire victorieux et impatient aux lèvres. Elle ne lui laissa pas le temps de réfléchir.Sofia d’un mouvement fluide, passa par-dessus le levier de vitesse et s’installa à califourchon sur lui, ses genoux s’enfonçant dans le siège de chaque côté de ses hanches. Pedro grogna, ses mains attrapant immédiatement ses fesses à travers le short, les serrant avec une force presque pos
Sofia attrapa Pedro par le bras dès qu’ils furent seuls dans la cuisine, ses doigts s’enfonçant dans sa peau avec une urgence qu’elle ne cherchait plus à cacher. La vaisselle était à moitié faite, les assiettes encore savonneuses dans l’évier, mais elle n’en avait plus rien à faire. Tout le monde était monté se coucher – Javier, Diego, Ellie, Maria et Marco. La maison était silencieuse, plongée dans une obscurité complice.« Viens, » murmura-t-elle, la voix basse et rauque.Pedro la regarda, les yeux sombres, la mâchoire crispée.« Attends… on n’a pas fini la vaisselle. »Sofia secoua la tête, un sourire en coin aux lèvres, presque espiègle.« Tout le monde est parti se coucher. Ils vont même pas remarquer notre absence. »Il hésita une seconde, le regard glissant vers l’évier, puis vers la porte. Sofia tira plus fort sur son bras, l’entraînant vers le salon. Pedro céda, attrapant ses clés de voiture sur le meuble près de l’entrée d’un geste rapide, presque nerveux. Ils sortirent sans
Le soir était tombé doucement sur la maison, comme une couverture chaude et lourde qui enveloppait tout dans une pénombre dorée. Les derniers rayons du soleil filtraient à travers les arbres, jetant des ombres longues sur la terrasse où la table avait été dressée pour le dîner. C’était le dernier soir de Maria et Marco. Demain matin, ils partiraient, laissant derrière eux une tension qui avait pesé sur toute la semaine comme un nuage bas et orageux. Sofia aidait en cuisine, coupant des tomates et des oignons avec une précision presque mécanique, tandis que Javier s’occupait des grillades dehors, la fumée montant en volutes paresseuses dans l’air du soir. Ellie rinçait les assiettes à côté d’elle, jetant de temps en temps un regard curieux dans sa direction.« Ça va ? » demanda-t-il soudain, la voix basse pour ne pas être entendu des autres.Sofia releva la tête, un sourire aux lèvres, essuyant ses mains sur un torchon.« Oui, pourquoi ? Je pète la forme. »Ellie haussa un sourcil, un
Elle ne se fit pas prier. Une seconde plus tard, il était derrière elle, les mains sur ses hanches, les doigts enfoncés dans sa chair. Il guida son sexe toujours dur, toujours épais, encore plus veiné qu’avant vers son entrée. Il poussa. D’un coup. D’un seul. En entier. Sofia hurla un son étouffé, étranglé par la jouissance. Dans cette position, il était encore plus profond, il touchait un endroit qu’elle n’avait jamais senti atteint. Sa paroi antérieure, quelque chose de primaire et d’interdit. Pedro commença à bouger, lentement d’abord, retirant presque tout son sexe avant de le renfoncer d’un coup sec. Chaque poussée la faisait avancer sur les aiguilles. Chaque retrait lui arrachait un gémissement de perte. Sa cadence augmenta. Il la prit plus fort, plus vite, ses hanches claquant contre ses fesses rebondissantes à chaque enfoncement. Le bruit de leurs corps qui claquaient résonnait dans la clairière, mêlé à leurs gémissements rauques, à leurs souffles de plus en plus courts, au c
Il glissa deux doigts en elle d'un coup sec, les courbant immédiatement pour frotter ce point sensible au fond ce petit nid de nerfs qui la faisait voir des étoiles. Sofia hoqueta, surprenant elle-même l'intensité de la sensation. Il ne perdit pas de temps en préliminaires superflus. Ses doigts allaient et venaient, rapides, profonds, sa paume cognant contre sa vulve avec un bruit obscène et humide. Elle sentit la pression monter, une vague immense qui gonflait dans ses reins, plus vite qu'elle ne l'aurait cru. Son corps se tendit, ses ongles labourèrent ses propres cuisses, et elle jouit violemment contre ses doigts, la bouche ouverte sur un cri rauque, étouffé par la forêt, son bassin se soulevant en spasmes irréguliers. Pedro ne retira pas ses doigts tout de suite, il les laissa enfouis en elle, sentant les contractions de sa paroi se resserrer autour d'eux, puis les retira lentement, brillants de sa jouissance.Il se redressa, le regard brûlant de fièvre. Il baissa son short d'un
Ils s’enfoncèrent plus profondément dans le bosquet, loin du bruit des vagues et des voix lointaines des baigneurs. Le soleil de fin d’après-midi filtrait à travers le feuillage, découpant des ombres mouvantes sur leurs peaux encore salées par l’eau de mer. Pedro marchait devant, sa main serrant fermement celle de Sofia, doigts enlacés, paumes moites, comme s’il craignait qu’elle ne disparaisse à tout instant. Les arbres se refermaient autour d’eux, leurs branches basses caressant leurs épaules nues, l’ombre devenant plus dense, plus intime, presque protectrice. Le sol était couvert d’aiguilles de pin et de feuilles sèches qui craquaient sous leurs pas avec un bruit sec et sensuel. L’air était chargé d’une odeur résineuse, lourde, presque animale un mélange de sève chaude, de terre humide et de leur propre sueur encore fraîche. Ils ne parlaient pas. Les mots étaient inutiles. Seuls leurs souffles courts et le battement rapide de leurs cœurs remplissaient le silence, un rythme de plus







