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Chapitre 5 - La Proposition d’Adriano

Penulis: Faniry
last update Tanggal publikasi: 2025-01-31 22:20:54

Le Temps S’est Écoulé

Cela fait 48 heures qu’Elena est enfermée dans cette cave, sans lumière naturelle, sans repère temporel. L’ampoule suspendue au plafond est la seule source de lumière dans cette pièce humide et froide. Elle ne sait même plus si elle a dormi, si le temps a passé lentement ou si tout cela n’est qu’un cauchemar dont elle n’arrive pas à se réveiller.

Les chaînes autour de ses poignets la brûlent, mais plus que la douleur, c’est l’incertitude qui la torture. Pourquoi Adriano l’a-t-il enlevée ? Pourquoi la garde-t-il prisonnière ici, dans cette cave ? Une partie d’elle veut comprendre, l’autre veut juste s’échapper, mais il n’y a aucune issue.

Elle tente de se concentrer, de réfléchir à une façon de sortir de là, mais chaque idée qui lui traverse l’esprit semble aussi insensée que la précédente. Elle se force à se calmer, mais ses mains tremblent, et une sourde colère gronde en elle. Adriano, ce monstre silencieux, la regarde comme une simple pièce de son jeu. Mais elle est déterminée à ne pas être son jouet.

L’Introspection d’Adriano

Dans son grand bureau, Adriano est plongé dans ses pensées. Les rideaux épais laissent filtrer une lueur pâle de la lune, éclairant faiblement la pièce. Il est assis derrière son grand bureau en bois, une bouteille de whisky presque vide à côté de lui. Il regarde par la fenêtre, son regard perdu dans la nuit. Son esprit n’est pas vraiment là, il est ailleurs, loin, perdu dans un tourbillon de réflexions.

Cela fait des jours qu’il pense à Elena. Elle est une inconnue, une femme prise dans une situation qui n’a rien à voir avec elle, mais quelque chose chez elle le perturbe. Adriano ne comprend pas. Peut-être est-ce sa force, cette résistance silencieuse qu’elle montre, ou peut-être est-ce quelque chose de plus. Mais il n’a pas le temps de s’attarder sur ces pensées. Le monde dans lequel il évolue ne laisse pas de place pour la faiblesse.

Il a réfléchi à sa situation. Si Elena n’avait pas été témoin de cette scène violente dans la ruelle, il l’aurait laissée tranquille. Mais elle l’a vue. Elle a vu l’une des scènes les plus intimes de son monde, un monde dont elle ne fait pas partie, et maintenant, il doit la gérer. Mais comment ? Il peut la garder sous contrôle, mais c’est risqué. Elle pourrait tout révéler. La solution ? Un mariage. Un moyen de lier cette femme à lui d’une façon qu’elle ne pourrait pas contester. Si elle accepte.

L’Appel d’Adriano à Elena

Le lendemain, après plusieurs heures de silence et de réflexion, Adriano décide qu’il est temps de voir Elena. Il fait appeler l’un de ses hommes pour l’amener dans une pièce différente. C’est un salon grandiose, luxueux, un contraste frappant avec la cave où elle a passé les dernières heures.

Elena est escortée par deux hommes en silence. Ils l’installent dans un fauteuil, et elle observe les environs avec méfiance. Le mobilier élégant, les tapis somptueux, tout ici est l’image de la richesse, mais cela ne lui apporte aucune consolation. C’est une prison dorée, et elle le sait. Elle le sent.

Adriano entre dans la pièce et la fixe de ses yeux froids. Il marche lentement vers elle, comme un prédateur analysant sa proie. Il s’assoit en face d’elle, le regard perçant, attendant qu’elle parle. Mais elle garde le silence. Elle l’observe de son regard défiant, une lueur de révolte dans les yeux.

Adriano (d’une voix calme mais autoritaire) :

“Je suis sûr que tu te demandes pourquoi tu es ici depuis si longtemps. Tu vas enfin avoir une réponse. Mais d’abord, je veux que tu prennes une douche. Tu es dans un état lamentable.”

Elena (sarcastique) :

“Je ne suis pas ta servante, tu sais. Tu n’as pas le droit de me donner des ordres comme ça.”

Adriano (sans changer de ton) :

“Oh, mais si, justement. Je peux faire bien plus que ça. Tout ici m’appartient. Et toi aussi, tu m’appartiens maintenant.” Il la fixe intensément. “Rien de ce qui t’entoure n’a de sens sans ma permission. Tu es sous ma protection.”

Elena (répondant avec amertume) :

“Je ne veux pas ta protection, et encore moins tes ordres.”

Adriano (d’un ton presque amusé) :

“Tu n’as pas le choix. Tu fais ce que je te dis, ou tu es perdue. La décision t’appartient.”

Elle ne répond pas immédiatement, mais la haine dans son regard est palpable. Il sait qu’elle le déteste. Il n’en attendait pas moins. La soumission n’est pas immédiate, mais il sait qu’il a le contrôle.

La Chambre d’Elena

Après avoir pris une douche, Elena est escortée dans une chambre plus confortable. C’est une pièce magnifique, avec des fenêtres grandes ouvertes sur un jardin privé. C’est l’antithèse de la cave. Le luxe et la beauté de l’endroit contrastent tellement avec la situation qu’elle se sent presque nauséeuse.

Les murs sont ornés de tableaux coûteux, le lit est grand et bien fait, presque trop grand. Les meubles sont en bois précieux, et l’éclairage est tamisé, créant une atmosphère chaude et accueillante. Mais pour Elena, tout cela est vide. Cela ressemble à une cage dorée.

Adriano la suit dans la pièce, ses yeux fixés sur elle, mesurant ses réactions.

Adriano (tout en la regardant intensément) :

“C’est ici que tu resteras. Cette chambre sera la tienne. C’est plus confortable que la cave, n’est-ce pas ? Mais ne t’y habitue pas trop. Tu ne peux pas quitter cette pièce. La porte est verrouillée. Tu restes sous surveillance. Rien n’est gratuit.”

Elena (tentant de garder son calme, mais de plus en plus furieuse) :

“Donc, tu me mets dans une cage dorée et tu t’attends à ce que je sois reconnaissante ?”

Adriano (un léger sourire en coin) :

“Je ne m’attends à rien de toi. Je fais ce que je veux. Et toi, tu feras ce que je te dis. Ça n’a pas d’importance si tu le veux ou non. C’est la seule règle ici.”

Il se rapproche d’elle, effleurant son bras, un geste rapide mais lourd de signification. Il veut marquer son territoire.

La Proposition

Le lendemain, après qu’Elena ait pris un peu de temps pour se reposer et se calmer, Adriano la convoque dans le salon. Elle entre dans la pièce, ses yeux rivés sur lui, toujours sur ses gardes. Elle s’arrête à quelques pas, mais il l’invite à s’asseoir.

Adriano (avec une voix calme et posée) :

“Assez joué, Elena. J’ai réfléchi à ce que nous allons faire de toi. Tu as vu trop de choses, et je ne peux pas te laisser partir. Mais je peux t’offrir autre chose.”

Elena (d’un ton sarcastique) :

“Tu ne m’offres rien. Tu me gardes ici comme un animal.”

Adriano (un sourire effleurant ses lèvres) :

“Si tu veux vraiment partir, il te suffit de me dire. Mais je crois que tu sais au fond de toi que tu n’as pas le choix. Et je vais te le prouver.” Il la regarde intensément, ses yeux sombres et insondables. “Je te propose quelque chose de plus. Un mariage.”

Elena reste figée, choquée. Elle n’a pas prévu cette réponse. Un mariage ? C’est une proposition absurde.

Elena (d’un ton de défi) :

“Un mariage ? Tu veux me lier à toi par un bout de papier ? Comme si tu pouvais acheter ma fidélité ?”

Adriano (impassible) :

“Je ne t’offre pas de l’amour, Elena. Je t’offre de la sécurité, du pouvoir, et un rôle. Tu seras ma femme. Tu feras partie de mon monde. C’est une proposition raisonnable. Le monde est cruel, et tu n’as pas le choix.”

Elena (en colère, mais ne montrant rien) :

“Je ne veux rien de tout ça. Tu me sous-estimes.”

Adriano (d’un ton plus dur) :

“Tu crois que tu as une option ? Tu n’es rien sans moi. Refuse, et tu disparaîtras.”

Elle le fixe intensément, son cœur battant dans sa poitrine. C’est une offre qu’elle ne peut ignorer, mais accepter cela, c’est accepter de se soumettre à lui. Un dilemme de plus. Elle n’a que 24 heures pour réfléchir.

Cliffhanger

Le silence s’installe entre eux. Elena se tient droite, les poings serrés, tandis qu’Adriano attend patiemment. Aucun mot ne sort de ses lèvres, mais il sait que cette décision marquera un tournant. Elle regarde autour d’elle, le luxe de la pièce, l’offre de pouvoir et de protection… mais à quel prix 

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