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Chapitre 6 – L'Ultimatum

작가: Faniry
last update 게시일: 2025-01-31 22:36:55

Elena se leva, ses pas résonnant dans la vaste chambre vide, comme un écho de sa solitude. Le luxe de la pièce, avec ses murs en bois sombre et ses rideaux lourds en velours, n'avait plus rien de réconfortant. C'était une prison, mais plus silencieuse, plus propre, plus… glacée. La lumière tamisée de l’après-midi perçait à peine à travers les fenêtres hautes, comme une lueur faible, presque morne. Elle s’approcha de la fenêtre, espérant apercevoir une lueur d’espoir, mais n’y trouva que le vaste domaine qui s’étendait devant elle, froid et impersonnel.

Elle ne pouvait plus échapper à cette situation. Il était là, dans sa tête, dans chaque recoin de la pièce, avec sa proposition inacceptable. Comment avait-elle pu en arriver là ? Son esprit se noyait dans un tourbillon de pensées contradictoires, mais une chose était claire : elle n'avait pas d’autre choix. Elle le savait, au fond. 

Les bruits de pas dans le couloir la firent sursauter. Un frisson parcourut son dos. Elle se tourna vers la porte, attendant, les muscles tendus, son cœur battant plus fort à chaque instant. La porte s’ouvrit, et Adriano entra dans la pièce avec la même assurance glacée qu’il avait toujours. Il était grand, imposant, chaque mouvement précis et contrôlé. Son regard se fixa sur elle avec cette froideur qui la faisait frissonner, mais aussi cette dominance presque palpable, qui faisait d’elle une simple ombre dans sa présence.

Il ferma la porte derrière lui avec calme, sans même un bruit, et s’avança lentement. Il n’avait pas besoin de parler pour imposer sa présence. Sa silhouette s’imposa devant elle, tel un prédateur s’approchant de sa proie.

— Tu as réfléchi ? demanda-t-il, sa voix basse et grave, presque un murmure, mais avec une fermeté inébranlable. Il n’attendait pas de réponse, mais il voulait la voir réagir. 

Elena déglutit difficilement. Elle avait essayé de se convaincre qu’il ne tiendrait pas parole, qu’il bluffait. Mais les souvenirs de la façon dont il l’avait enlevée, emmenée ici, ne laissaient aucun doute. Elle n’était qu’une marionnette entre ses mains. 

Elle se leva lentement, évitant son regard, et tourna le dos à Adriano, marchant quelques pas avant de s’arrêter, dos à lui. 

— Comment veux-tu que j’accepte une telle chose ? lui demanda-t-elle d’une voix tremblante, mais qu’elle s’efforçait de rendre aussi forte qu’elle le pouvait. Elle ne voulait pas qu’il voie la peur dans ses yeux.  

Il s’approcha d’elle d’un pas. Il ne lui répondit pas immédiatement, se contentant de l’observer, analysant chacun de ses mouvements, chaque tic de son visage. Finalement, il s’arrêta juste derrière elle, assez proche pour qu’elle sente son souffle dans son cou. 

— Tu n’as pas besoin de me connaître pour comprendre que tu n’as pas vraiment le choix, dit-il d’un ton d’une froideur glaçante. 

Elle tourna brusquement la tête pour le défier. Mais il ne bougea pas. Ce regard impassible la fit vaciller intérieurement.

— Tu as décidé ça pour moi, dit-elle, une pointe de rage dans sa voix. 

— Oui, répondit-il calmement. Parce que c’est ma décision. Tu vas m’épouser, et il n'y a pas d’autre option.  

Elle éclata de rire, mais c’était un rire amer, sans joie.  

— Et si je refuse ? lança-t-elle, défiant toujours cette autorité inébranlable. Si je te dis non, que se passera-t-il ?  

Cette fois, il la regarda droit dans les yeux, un léger sourire en coin. Un sourire qui ne présageait rien de bon. Il fit un pas en avant, réduisant encore plus la distance entre eux, jusqu’à ce qu’elle sente sa chaleur. Il pencha légèrement la tête, observant son visage avec une intensité qui fit battre son cœur plus fort.  

— Si tu refuses… tu n’auras plus aucune utilité pour moi.  

Elle sentit un frisson glacé la traverser. Ses mains se crispèrent sur ses bras, mais elle n’osait pas reculer. Son regard se fixa sur lui, mais elle savait que la peur avait envahi ses yeux.  

— Qu’est-ce que tu veux dire par là ? murmura-t-elle, sa voix trahissant sa terreur grandissante.  

Il haussait les épaules d’un air décontracté, comme si cette décision lui semblait aussi naturelle que de respirer.  

— Je pourrais te tuer. Rapide et propre, comme une simple formalité. Ou je pourrais te vendre. Crois-moi, Elena, il y a des hommes prêts à payer cher pour une femme comme toi.  

Elle se sentit blême, ses jambes vacillant sous elle. Mais elle s’efforça de garder son calme, se redressant pour le confronter. 

— Je… je ne vais pas me laisser faire, dit-elle, mais sa voix manquait de conviction.  

Il se rapprocha de nouveau, presque jusqu’à la faire suffoquer sous l’intensité de son regard. Ses lèvres se frôlèrent à peine lorsqu’il murmura dans son oreille.  

— Tu penses réellement avoir le choix ?  

Il se recula et la regarda un instant, comme pour la laisser digérer ses paroles. Un silence lourd s’installa, pesant, presque suffocant. Elle n’arrivait pas à retrouver son souffle.  

— Je vais te donner un peu de temps, dit-il finalement, mais sa voix n’avait rien de réconfortant. À l’aube, je veux une réponse. 

Elle sentit l’angoisse monter en elle. Elle n’avait plus de plan, plus d’idée de ce qu’elle devait faire. Elle était seule dans cette immense maison, face à un homme qui la tenait entre ses griffes. Et elle savait, au fond d’elle, qu’il ne plaisantait pas.

Il se dirigea lentement vers la porte, mais s’arrêta juste avant de sortir, et se tourna une dernière fois vers elle.  

— Choisis bien, Elena. Parce que tu n’auras pas de deuxième chance.  

Il disparut derrière la porte, la laissant seule, tremblante, le cœur lourd, dans la pièce luxueuse mais vide de sens. Elle se sentit plus perdue que jamais, écrasée sous le poids de sa décision.  

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