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Chapitre 7 – La Prison Dorée

Auteur: Faniry
last update Date de publication: 2025-02-03 20:28:34

  Elena était restée enfermée dans sa chambre toute la nuit, incapable de dormir. L’idée de ce mariage forcé lui donnait la nausée, mais elle savait qu’elle n’avait pas le choix. Son esprit tournait en boucle, cherchant une échappatoire, mais tout semblait condamné d’avance.

  

  Lorsqu’elle entendit un bruit sec à la porte, son cœur se serra. La poignée tourna lentement, et Adriano entra, vêtu d’un costume sombre, l’air aussi froid que toujours.

  

  — Alors ? demanda-t-il d’une voix calme, mais autoritaire.

  

  Elena inspira profondément. Elle aurait voulu lui tenir tête, mais la peur et l’instinct de survie l’emportèrent.

  

  — J’accepte… murmura-t-elle, la gorge serrée.

  

  Un silence pesant s’installa. Adriano la fixa longuement, puis un léger sourire, à peine perceptible, effleura ses lèvres.

  

  — Bonne décision.

  

  Elle serra les poings. Elle détestait la satisfaction dans sa voix, ce ton condescendant qui lui faisait comprendre qu’elle n’avait jamais eu d’autre choix.

  

  — Ce mariage ne signifie rien pour moi, précisa-t-elle avec amertume.

  

  — Oh, mais il signifiera quelque chose pour moi, répliqua-t-il en s’approchant. Tu deviendras officiellement ma femme… et cela implique des responsabilités.

  

  Son regard glacial la traversa de part en part.

  

  — À partir de maintenant, tu devras obéir sans poser de questions. Plus de résistance. Plus de tentatives de fuite.

  

  — Et si je refuse ? cracha-t-elle, défiant son regard.

  

  Adriano attrapa doucement son menton, le relevant pour qu’elle ne puisse pas détourner les yeux.

  

  — Ce n’est pas une option.

  

  Un frisson parcourut Elena. Il n’avait pas besoin de hausser le ton pour imposer sa dominance.

  

  Il se redressa et sortit un écrin de velours noir de sa poche. Il l’ouvrit lentement, révélant une bague en diamant d’une élégance froide, presque oppressante.

  

  — Mets-la.

  

  Elena resta figée.

  

  — Maintenant, ajouta-t-il, son ton ne laissant place à aucune négociation.

  

  La main tremblante, elle prit la bague et la glissa à son doigt. Un poids invisible s’abattit sur ses épaules. Elle était officiellement liée à lui.

  

  — Parfait, déclara-t-il. Tu seras prête demain matin. Nous allons au tailleur pour ta robe.

  

  — Déjà ?! s’étrangla-t-elle.

  

  — Pourquoi attendre ?

  

  Son pragmatisme la terrifiait. Tout était planifié, millimétré. Elle n’était qu’une pièce dans son jeu.

  

  Adriano s’approcha à nouveau, cette fois plus près. Elle sentit son souffle caresser sa peau lorsqu’il murmura :

  

  — N’oublie jamais, Elena. Tu m’appartiens désormais.

  

  Il effleura son menton du bout des doigts avant de reculer et de quitter la pièce, la laissant seule avec son cauchemar.

  

  Elena baissa les yeux sur la bague à son doigt, sentant une boule se former dans sa gorge. Ce mariage n’était pas une union… c’était une prison.

  

  Mais pour combien de temps ?

  

  La préparation du mariage commence

  

  Adriano descendit dans son bureau, refermant la porte derrière lui. Sans perdre de temps, il sortit son téléphone et composa un numéro.

  

  Après deux tonalités, une voix grave et légèrement amusée résonna à l’autre bout du fil.

  

  — Adriano Bellucci, en chair et en os. Pour quelle raison un homme aussi occupé que toi m’appelle-t-il si tôt ?

  

  Adriano s’appuya contre son bureau, un léger sourire en coin.

  

  — Alexandro, j’ai besoin de toi.

  

  — Toujours aussi direct.

  

  — Tu sais que je ne perds pas mon temps en bavardages inutiles.

  

  — Effectivement. Que puis-je faire pour toi ?

  

  Adriano prit une inspiration avant d’annoncer la nouvelle.

  

  — Je me marie.

  

  Un silence s’installa, puis un éclat de rire franc retentit à travers le téléphone.

  

  — Toi ? Marié ? J’espère que c’est une blague. Depuis quand tu crois au mariage ?

  

  — Depuis que c’est devenu une nécessité, répondit Adriano froidement.

  

  Alexandro cessa immédiatement de rire. Il connaissait Adriano mieux que quiconque. S’il prenait une telle décision, c’est que quelque chose d’important se jouait.

  

  — Qui est l’heureuse élue ?

  

  — Elena Vieri.

  

  — Ce nom me dit quelque chose… Attends… Vieri ? Comme Enzo Vieri ?

  

  — Oui. C’est sa nièce.

  

  — Putain… souffla Alexandro. Ne me dis pas que c’est une alliance avec les Vieri ?

  

  — Non.

  

  — Alors pourquoi ?

  

  — Elle m’a vu faire quelque chose qu’elle n’aurait pas dû voir. Je ne pouvais pas la laisser partir.

  

  Un silence pesa de l’autre côté du téléphone.

  

  — Et tu penses qu’un mariage est la solution ?

  

  — Je ne pense pas, je sais.

  

  Alexandro soupira.

  

  — Bon… Si c’est ton choix, alors on va faire les choses correctement. Tu veux un mariage grandiose ou discret ?

  

  — Quelque chose d’élégant, mais rapide. Je ne veux pas que ça traîne.

  

  — Compris. Je prends l’avion ce soir et je m’occupe de tout.

  

  — Parfait.

  

  — Mais Adriano…

  

  — Quoi ?

  

  — Tu es sûr que cette fille ne va pas te poser problème ?

  

  Adriano jeta un regard vers l’escalier menant aux chambres, pensant à Elena, à son regard plein de défi malgré la peur qui l’habitait.

  

  — Elle apprendra à obéir.

  

  — Je vois… murmura Alexandro. Alors à demain, frère.

  

  Adriano raccrocha et se laissa tomber dans son fauteuil.

  

  Ce mariage n’était qu’une formalité, un moyen de contrôler la situation. Mais au fond de lui, il savait qu’Elena était différente. Elle ne plierait pas facilement.

  

  Et cela… le fascinait autant que ça l’irritait.

  

  

  

  

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