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Chapitre 5 — Laisse moi

last update Fecha de publicación: 2026-08-17 18:15:39

Nélia

Mon visage chauffe.

— Je vais dormir.

Je tente de passer. Sa main se referme sur mon avant-bras et me ramène contre lui. Mon épaule heurte son torse.

— Kaïs…

Il approche le visage de ma joue. Son pouce frotte lentement l’endroit où la bouche d’Eliott s’est posée.

Je détourne la tête et cherche à dégager mon bras. Kaïs renforce sa prise.

— Tu rentres avec son parfum sur toi.

Sa voix frôle ma peau. Je sens le whisky dans son souffle et la chaleur de son corps à travers ma veste.

— Je suis fatiguée.

Je contourne son épaule.  

Sa main m’attrape à la taille et me ramène d’un coup sec. Mon dos heurte sa poitrine. Son bras se referme autour de mon ventre, trop fort.

— Hier, il avait déjà les mains sur toi.

Je n’ai pas le temps de répondre.  

Il me retourne, une main dans mes cheveux, tire ma tête en arrière.

— Tu te laisses toucher par n’importe qui, c’est ça ?

Sa bouche s’abat sur la mienne avant que je puisse dire non. Sa langue force, le goût du whisky m’envahit. Je pousse contre sa poitrine, inutilement. Il me plaque contre le mur de l’escalier, une cuisse entre les miennes, son sexe déjà dur appuyé contre moi.

— Lache-moi…

Il me soulève. Mes jambes s’enroulent autour de lui parce que je n’ai pas le choix. Chaque marche presse son sexe contre moi. Je sens mon corps s’ouvrir malgré la colère, malgré tout. Un gémissement m’échappe quand il change d’angle. Il l’entend, et il serre plus fort.

La photographie du mariage apparaît dans le couloir. Le visage heureux de maman se trouve entre deux reflets sur le verre.

La porte claque.

Il me jette sur le lit. Ma veste part. Mon débardeur est tiré vers le haut. Il tire le tissu sur le côté et sa bouche s’abat sur mon sein, mord. La douleur me fait crier. Il ne s’arrête pas. Sa main descend, arrache ma culotte sur le côté, deux doigts s’enfoncent d’un coup.

Je sursaute.  

— Kaïs—

— Tais-toi.

Il me regarde pendant qu’il me doigte, trop vite, trop profond. Je me débats un peu, il plaque mon poignet au-dessus de ma tête d’une seule main.

— Tu étais mouillée pour lui aussi, hier ?

Je secoue la tête. Un gémissement me coupe. Il retire ses doigts, ouvre sa ceinture d’une main, libère son sexe. Sa queue se dresse contre son abdomen, lourde, tendue, exactement comme le matin où je l’ai surpris dans la salle de bains.

Mon ventre se serre.

Il n’enlève même pas son pantalon complètement. Il écarte mes cuisses avec son genou, s’aligne, et s’enfonce d’un seul coup.

Le souffle me quitte.  Mes doigts se referment autour de sa main. 

Trop grand. Je le sens me remplir jusqu’au fond, et mon corps se contracte autour de lui malgré la douleur.

Il ne me laisse pas le temps de m’habituer.  

Ses hanches frappent. Le lit grince. Il me baise comme s’il voulait m’effacer, comme s’il voulait que je sente uniquement lui. Chaque poussée est plus dure que la précédente. Je gémis, j’essaie de reculer, il me ramène par la taille.

— Prends tout je te donne.

C'est trop.

Mes mains cherchent quelque chose à agripper. Son dos, les draps, rien ne tient. Il descend la bouche sur ma gorge, mord, puis parle contre ma peau :

— Personne d’autre. Tu comprends ?

Kaïs descend la bouche sur ma gorge, mord ma peau, puis retrouve mes lèvres.

Je n’arrive qu’à gémir.  

Il accélère. Le rythme devient brutal, irrégulier. Il change d’angle sans prévenir, frappe plus profond, et mon corps lâche avant que j’aie le temps de le retenir. Je me contracte autour de lui, un cri étouffé contre son épaule. Mes mains glissent sur son dos humide.

L’orgasme me traverse avant que je puisse le retenir. Mon corps se contracte autour de lui et mes cuisses se referment sur ses hanches. 

Il continue à me prendre pendant que je tremble, jusqu’à ce qu’il s’enfonce une dernière fois, profond, et se vide en moi avec un son rauque.

On reste collés, le souffle coupé, son poids encore sur moi.

Mon téléphone vibre dans la poche de la veste, tombée par terre. Une seconde vibration lance le message vocal.

La voix de maman emplit la chambre.

— *Ma chérie, nous rentrerons demain. Je suis tellement heureuse de vous voir tous les deux à la maison…*

Kaïs reste un instant immobile. Puis il tend le bras et retourne le téléphone d’un geste sec.

Le silence revient avec son poids sur moi.  

Son souffle chauffe mon cou. Son sexe reste enfoui entre mes jambes. Je sens chaque pulsation ralentir, puis sa main quitte ma hanche et s’enfonce dans le matelas.

Le visage de maman au mariage revient dans ma tête.

Je pousse contre son épaule.

— Laisse-moi.

Je ramène le drap sur mon ventre et cherche mes vêtements au pied du lit.

Mes jambes tremblent lorsque je me lève. Mon jean gît près de la porte, une jambe retournée. Je tourne le dos à Kaïs.

— C’était une erreur.

Ma voix sort plus faible que prévu.

J’enfile le haut. Le tissu reste coincé sous ma poitrine. Avant que je puisse le tirer, sa main s’abat sur ma taille et me ramène en arrière avec une force qui ne discute pas.

Je me retrouve entre ses jambes, le débardeur relevé, les seins exposés. Il relève le visage vers moi.

— Répète.

— Maman rentre demain. On aurait pas dû—

Sa main s’enfonce entre mes cuisses sans prévenir. Deux doigts plongent dans le mélange encore chaud de lui et de moi. Je sursaute. Un son m’échappe.

— Regarde-moi et dis que c’était une erreur.

Je n’y arrive pas.  

Il mord le dessous de mon sein, assez fort pour que la douleur fuse. Mes doigts se crispent sur le jean que je serre encore.

— Reste.

C'est un ordre.  

Sa main s’enfonce dans mes cheveux et tire ma tête en arrière.

Son regard descend sur mes cuisses brillantes, sur mon débardeur relevé, sur ce qui continue de couler. Il m’arrache le jean des mains et le jette.

— Ton corps est encore plein de mon sperme et tu veux partir ?

Il m’embrasse comme on prend.  

Sa langue force, sa main tire mes cheveux. Il me pousse en arrière jusqu’à ce que mon dos heurte la commode. Un flacon tombe. Il me retourne et me plaque face au miroir.

— Monte.

Il me soulève et m’assoit sur le bord de la commode. Puis il écarte mes genoux d’un geste sec, les pousse le plus large possible, jusqu’à ce que l’intérieur de mes cuisses tire douloureusement. Je me retrouve presque en grenouille, les jambes ouvertes à l’extrême, le sexe complètement exposé, le dos plaqué contre son torse. Son bras passe sous mes seins pour me maintenir contre lui. L’autre main s’enfonce dans mes cheveux et force mon visage vers la glace.

— Regarde.

Je vois tout.  

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