بيت / Romance / SPICY HOT 2 / Chapitre 4 : La Proie et le Chasseur

مشاركة

Chapitre 4 : La Proie et le Chasseur

مؤلف: Déesse
last update تاريخ النشر: 2025-12-02 21:20:15

Gabriel

La décision s’impose à moi avec la clarté froide d’une lame. Cette tension qui m’obsède, ce désir qui me ronge, je vais en faire une arme. Mon père refuse de voir la vérité en face ? Très bien. Je vais la lui mettre sous les yeux. Je vais démasquer cette comédienne, lui arracher son masque d’épouse dévouée et révéler l’opportuniste qui se cache en dessous. La séduire. La faire craquer. Prouver à mon père qu’elle n’est pas fiable, qu’elle n’est pas sincère, qu’elle est capable de le tromper avec son propre fils.

C’est la meilleure solution. La seule. Cela justifie tout. Cela justifie l’attention maladive que je lui porte, les plans que je tisse dans l’ombre. Cela justifie le battement de pouls précipité qui m’envahit quand elle entre dans une pièce. C’est pour une bonne cause. Une cause familiale.

Je deviens un stratège. Un chasseur.

Je choisis mes vêtements avec un soin particulier. Un jean qui m’épouse, un t-shirt qui laisse deviner les muscles de mes bras et de mon torse. Je veux qu’elle regarde. Qu’elle ne puisse pas s’en empêcher. Le matin, je fais mon entrée dans la cuisine alors qu’elle prépare le café. Je me déplace avec une lenteur calculée, sachant que chaque mouvement est observé.

— Tu es de bonne heure aujourd’hui, remarque-t-elle sans me regarder.

Sa voix est neutre, mais je vois la fine tension dans sa nuque.

— J’avais des choses en tête. Des choses qui m’ont tenu éveillé.

Je m’approche du comptoir, me plaçant délibérément à côté d’elle pour prendre une tasse. Notre bras se frôle. Un éclair. Elle se fige, la main suspendue au-dessus de la cafetière. Je sens le parfum discret de son shampooing, un mélange de vanille et d’amande. C’est enivrant.

— Désolé, je dis, sans reculer d’un pouce.

Je laisse le mot, et le contact, planer dans l’air. Son souffle est plus rapide. Je le vois au léger mouvement de ses épaules. Bon. Elle n’est pas insensible. C’est une bonne nouvelle pour mon plan. Une très bonne nouvelle.

Plus tard, je la trouve dans la bibliothèque, en train de ranger des livres. L’occasion est trop belle. Je m’approche par derrière, silencieux comme un félin.

— Besoin d’aide ?

Elle sursaute et se retourne, une main sur son cœur. Ses yeux sont écarquillés, son beau visage perturbé.

— Gabriel ! Tu m’as fait peur.

— Ce n’était pas mon intention, je mens.

Je prends le livre qu’elle tenait. Nos doigts se touchent. Elle retire sa main comme si elle s’était brûlée. Un sourire intérieur fuse en moi. La proie mord à l’hameçon.

— Je peux atteindre les étagères du haut, propose-je.

Je me penche au-dessus d’elle pour ranger le livre, l’enveloppant de mon ombre, de ma présence. Je reste là une seconde de trop, mon torse presque contre son dos. Je respire profondément, comme pour absorber son essence. Elle est raide comme un piquet, incapable de bouger. Je pourrais presque entendre le tumulte dans sa tête.

— Voilà, je murmure près de son oreille.

Je me recule enfin, et je vois ses joues empourprées, ses lèvres entrouvertes. Elle est en train de se noyer, et elle le sait.

— Il… il faut que j’aille préparer le dîner, balbutie-t-elle en se faufilant hors de la pièce.

Je la regarde partir, un sentiment de triomphe mauvais m’envahissant. C’est trop facile. Elle est à moitié conquise déjà, rongée par un désir qu’elle croit coupable. Je vais réussir. Je vais la prendre dans mes filets, et quand mon père la verra succomber, il comprendra enfin. Il verra la femme qu’elle est vraiment.

Ce soir, pendant le dîner, je passe à l’étape suivante. Je la regarde. Pas avec défi, non. Avec une intensité soutenue, chargée de sous-entendus. Chaque fois qu’elle lève les yeux, mon regard l’attend. Je souris légèrement quand elle bafouille en répondant à une question de mon père. Je deviens un miroir qui lui renvoie sa propre confusion, son trouble grandissant.

— Reine, tu sembles distraite ce soir, remarque mon père, inquiet.

— Non, je… juste un peu fatiguée.

Son regard croise le mien. J’y vois de la panique. Et autre chose. Une lueur de défi, de colère. Elle déteste ce pouvoir que j’ai sur elle. Mais elle ne peut pas y résister. C’est ça, le plus excitant.

Plus tard, alors que la nuit est tombée, je la rejoins sur la terrasse où elle est venue prendre l’air. Elle est adossée à la balustrade, les bras croisés, semblant se protéger du monde. Et de moi.

— Tu fuis encore, je constate.

Elle se retourne, son visage éclairé par la lune.

— Qu’est-ce que tu veux, Gabriel ? Pourquoi tu me poursuis ?

— Je ne te poursuis pas. Je t’observe.

— Pourquoi ?

Je m’avance, réduisant la distance entre nous à rien. L’air est électrique.

— Parce que je vois ce que les autres ne voient pas. Je vois la femme qui se cache derrière l’épouse. Et cette femme… elle m’intéresse.

Je lève une main et effleure une mèche de ses cheveux qui a frôlé sa joue. Elle retient son souffle, ses yeux plongés dans les miens, un mélange de terreur et de fascination.

— Arrête, chuchote-t-elle, mais c’est une prière, pas un ordre.

— Pourquoi ? Parce que c’est mal ? Ou parce que tu as peur d’aimer ça ?

Je laisse ma main redescendre, effleurant à peine la peau de son cou. Elle frissonne. Je suis si près que je pourrais l’embrasser. La tentation est presque douloureuse. C’est là que je réalise, avec une clarté aveuglante, la vérité dangereuse.

Je ne joue plus la comédie. Ce n’est plus pour mon père. C’est pour moi. Je la veux. Pas pour prouver quoi que ce soit. Juste pour elle. Pour ce moment. Pour ce frisson.

Et cette réalisation est mille fois plus terrifiante que n’importe quel plan de séduction. Parce que je ne suis plus le chasseur en contrôle. Je suis un homme au bord du précipice, en train de tomber pour la femme que j’étais censé détruire.

استمر في قراءة هذا الكتاب مجانا
امسح الكود لتنزيل التطبيق

أحدث فصل

  • SPICY HOT 2    CHAPITRE 137 : Fin

    ChloéDix ans passent. Vingt ans. Trente ans.Les années défilent, inexorables, mais notre amour ne faiblit pas. Il se transforme, s’approfondit, se bonifie comme un grand vin. Les rides apparaissent, les cheveux grisonnent, les corps se font plus lents. Mais nos nuits sont encore brûlantes, nos journées encore remplies de rires, de complicité, de tendresse.Auguste a dix-huit ans aujourd’hui. Notre fille. Elle a les yeux gris de Matthias, le sourire de Raphaël, mon obstination. Elle est belle, intelligente, généreuse. Elle sait tout. Elle a toujours su. Elle a grandi entourée de trois parents qui l’adorent, qui la protègent, qui la célèbrent. Elle n’a jamais eu honte, jamais douté. Elle est équilibrée, heureuse, aimante.Pour son anniversaire, nous sommes dans la maison de Saint-Tropez. La mer scintille au loi

  • SPICY HOT 2    CHAPITRE 136 : LA VIE À TROIS

    Raphaël jouit en moi une seconde après. Son sexe durcit encore, puis se contracte, se vide lui aussi, son sperme mêlé au gel lubrifiant coule le long de mes cuisses.Nous restons immobiles, pantelants, nos trois corps soudés par la sueur, par nos fluides mêlés, par nos souffles haletants.Matthias se retire en premier. Raphaël le suit. Je sens leur absence comme un vide immense, un manque soudain. Mais ils ne me laissent pas seule. Matthias m’allonge sur le côté, se plaque contre mon dos. Raphaël se place devant moi, nos ventres collés, nos jambes mêlées.Leurs mains me caressent. Matthias embrasse mon épaule, ma nuque. Raphaël embrasse mon front, mes paupières. Lentement, doucement, ils me ramènent à la réalité.— C’était parfait, dis-je d’une voix brisée.—

  • SPICY HOT 2    CHAPITRE 135 : LA NUIT DE NOCES

    ChloéLa nuit est tombée sur Saint-Tropez, dense et moite, chargée d’odeurs de pins, de sel et de jasmin. La suite nuptiale, dans une bastide retirée au milieu des vignes, est une explosion de sensualité. Un lit immense à baldaquin, drapé de mousseline blanche. Des draps de soie, frais sous les doigts. Des centaines de bougies, partout, posées sur les rebords des fenêtres, sur les meubles, sur le sol. Leur lumière dansante projette des ombres mouvantes sur les murs, transformant la chambre en un sanctuaire païen.Matthias me porte. Il m’a soulevée sans effort, ses bras puissants autour de ma taille, mon corps collé au sien. Il me dépose sur le lit, doucement, comme on dépose une offrande. La soie glisse sous mon dos nu. Ma robe blanche s’est ouverte, révélant mes seins, mon ventre, l’étoffe légère

  • SPICY HOT 2    CHAPITRE 134 : LE MARIAGE

    ChloéLa cérémonie a lieu dans la petite chapelle blanche du village, à quelques centaines de mètres de la maison de Saint-Tropez. La mer Méditerranée scintille au loin, d’un bleu intense, coupant l’horizon d’un trait d’argent. Le ciel est d’un bleu sans nuage, brûlé par un soleil de plomb. Il fait une chaleur moite, sensuelle, qui colle la robe à la peau.Nous n’avons invité personne. Ni témoins, ni photographes, ni famille. Juste nous trois, le maire discret, et le vieux curé du village qui a accepté de bénir l’union à sa manière, sans poser de questions. Ils savent, bien sûr. Tout le monde sait, dans ce petit village provençal. Mais ils nous aiment trop pour nous juger.Matthias arrive le premier. Il porte un costume gris perle, d’une élégance sobre, coup&

  • SPICY HOT 2    CHAPITRE 133 : LE CHOIX

    ChloéLe soleil de fin d’après-midi s’infiltre par les baies vitrées du loft, embrasant l’atelier de Raphaël d’une lumière ambrée et liquide. Chaque poussière qui danse dans l’air semble un petit soleil, chaque toile accrochée aux murs se pare d’or. Paris, en contrebas, n’est qu’un murmure lointain, une respiration étouffée par l’épaisseur de nos silences. Dans quelques heures, la ville s’allumera, mais ici, dans notre sanctuaire, c’est l’heure de la vérité. La clause du testament d’Auguste nous a laissés jusqu’à minuit. Une nuit. Une seule nuit pour décider de notre avenir.Matthias est adossé au chambranle de la fenêtre, les bras croisés, taillé dans l’ombre et l’acier. Il porte un simple jean noir moulant et une chemise bla

  • SPICY HOT 2    CHAPITRE 132: LA NUIT DE NOCES À TROIS

    ChloéLa nuit tombe sur Saint-Tropez. Les étoiles s'allument une à une, timides d'abord, comme si elles n'osaient pas, puis de plus en plus nombreuses, de plus en plus brillantes. La mer est noire, calme, infinie. On entend à peine les vagues, juste un murmure, une respiration, une confidence.Nous regagnons la chambre. La même que la première fois. Celle où tout a commencé. Celle où nous avons appris à nous aimer. Celle où nos corps se sont cherchés, trouvés, mêlés.Matthias allume des bougies. Une à une. Il les dispose sur la cheminée, sur la table de nuit, sur le rebord de la fenêtre. Leur lumière vacillante danse sur les murs, sur le plafond, sur nos visages.Raphaël ouvre une bouteille de champagne. Le bouchon saute dans un bruit sec, joyeux, presque enfantin. Il remplit trois flûtes, les tend à Matthias, à moi, en garde une pour lui.Moi, je les regarde. Mes deux hommes. Mes deux amours. Mes deux vies. Ils sont beaux dans la lumière des bougies. Matthias, sombre, intense, puissa

فصول أخرى
استكشاف وقراءة روايات جيدة مجانية
الوصول المجاني إلى عدد كبير من الروايات الجيدة على تطبيق GoodNovel. تنزيل الكتب التي تحبها وقراءتها كلما وأينما أردت
اقرأ الكتب مجانا في التطبيق
امسح الكود للقراءة على التطبيق
DMCA.com Protection Status