تسجيل الدخولIl me prend par la main. Il me guide vers la salle de bains. La salle de bains de la nouvelle chambre. Une salle de bains magnifique. Une salle de bains somptueuse. Une salle de bains de reine. Du marbre blanc. Du marbre noir. Du marbre partout. Des miroirs. Des miroirs partout. Des robinets en or. Des robinets en bronze. Des robinets partout. Une baignoire immense. Une douche à l'italienne. Des jets. Des jets partout. Des parfums. Des huiles. Des savons. Des serviettes. Des peignoirs. Tout. Tout pour moi. Tout pour elle. Tout pour la récompense.Il ouvre la douche. L'eau chaude coule. La vapeur monte. La buée envahit la pièce. Il me guide sous l'eau. L'eau chaude coule sur mon corps. Sur mes marques. Sur mes bleus. Sur mes stries. Sur mes morsures. Sur mes possessions. Sur mes brisures. Sur mes consumations. Sur mes destructions. Sur moi. L'eau chaude coule. Et je sens quelque chose. Quelque chose que je n'avais pas senti depuis longtemps. Quelque chose de doux.
Il me prend par la main. Il me guide hors de la salle à manger. Il me guide dans le couloir. Il me guide dans l'escalier. Il me guide dans une chambre. Une chambre que je n'ai jamais vue. Une chambre magnifique. Une chambre somptueuse. Une chambre de reine. Des draps de soie blanche. Des rideaux de velours bleu. Des bougies parfumées. Des fleurs fraîches. Des fruits. Du vin. Des bijoux. Des robes. Des chaussures. Des parfums. Tout. Tout pour moi. Tout pour elle. Tout pour la récompense.— C'est ta chambre, dit-il, et sa voix est douce, presque tendre, presque aimante, presque amoureuse, presque possessive, presque fière, presque heureuse. C'est ta chambre. Pour toi. Pour toi seule. Pour ma chose. Pour ma propriété. Pour ma poupée. Pour mon objet. Pour mon jouet. Pour mon esclave. Pour mon rien. Pour ma vie. Pour ma mort. Pour mon tout. C'est ta chambre. Et ce soir, je vais te récompenser. Ce soir, je vais te posséder. Ce soir, je vais te prendre. Ce soir, je vais
Elena recule. Elle tremble. Elle pleure. Elle crie. Elle hurle. Elle sanglote. Elle s'effondre. Elle se relève. Elle me regarde. Ses yeux verts sont rouges. Rouges de haine. Rouges de jalousie. Rouges de vengeance. Rouges de mort. Elle me regarde. Et elle dit :— Tu me le paieras. Tu me le paieras. Toi. Et elle. Et lui. Vous me le paierez. Tous. Vous me le paierez. Je jure. Je jure. Je jure de me venger. Je jure de vous détruire. Je jure de vous consumer. Je jure de vous tuer. Je jure. Je jure. Je jure.Elle sort. La porte claque. Le silence tombe. Alessandro se retourne. Il me regarde. Ses yeux sombres sont doux. Tendres. Amoureux. Possessifs. Jaloux. Dangereux. Il me regarde. Il me voit. Il me prend dans ses bras. Il me serre. Il me garde. Il me possède. Il m'aime.— Tu es à moi, dit-il, et sa voix est un murmure, une caresse, une possession, une promesse, une éternité. Tu es à moi. Et personne ne te prendra. Personne ne te touchera. Personne n
RosalieLa journée passe dans une brume étrange. Une brume de douceur. Une brume de tendresse. Une brume de confusion. Alessandro ne me donne à personne. Il ne me prête à personne. Il ne me partage avec personne. Il me garde. Pour lui. Avec lui. Contre lui. Il me lave. Il me nourrit. Il me caresse. Il me parle. Il me regarde. Il me voit. Il me possède. Mais doucement. Tendrement. Amoureusement. Possessivement. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce changement. Je ne comprends pas cette douceur. Je ne comprends pas cette tendresse. Je ne comprends pas cet amour. Mais je l'accepte. Malgré moi. Contre moi. En moi. Je l'accepte. Parce que c'est tout ce que j'ai. Parce que c'est tout ce que je suis. Parce que c'est tout ce que je peux. Parce que c'est tout.Le soir tombe. La salle à manger est illuminée. Les chandeliers en argent projettent des ombres dansantes. La table en acajou est dressée. Les verres en cristal brillent. Les couverts en argent scintil
RosalieLa lumière du matin entre dans la chambre comme une caresse, douce et dorée, une lumière qui n'a rien de la lame glacée des autres matins, une lumière qui se pose sur mes paupières avec une délicatesse que je ne lui connaissais pas, une lumière qui me tire du sommeil comme on tire un enfant de son lit, avec douceur, avec patience, avec amour. Je flotte encore dans cet entre-deux, dans cette brume où les souvenirs de la nuit n'ont pas encore repris leur place, où les marques sur mon corps ne me font pas encore souffrir, où je ne suis pas encore Rosalie la brisée, Rosalie la possédée, Rosalie la chose. Je suis juste un corps chaud, un corps lourd, un corps qui a oublié pendant quelques heures ce qu'il est devenu.Et puis je sens quelque chose. Quelque chose qui n'était pas là les autres matins. Quelque chose de chaud. De solide. De puissant. Quelque chose qui m'entoure. Des bras. Des bras autour de moi. Des bras qui me tiennent. Des bras qui me serr
Le premier s'approche. Il est nu. Complètement nu. Son corps est une arme. Une arme de possession. Une arme de destruction. Son sexe est dressé, dur, chaud, puissant, menaçant, possessif. Il me prend par devant. Brutalement. Profondément. Puissamment. Possessivement. Je crie. Je ne peux pas retenir le cri. Je ne peux pas retenir la douleur. Je ne peux pas retenir la honte. Je ne peux pas retenir le désespoir. Je ne peux pas retenir le plaisir.Le deuxième s'approche. Il est nu. Complètement nu. Son corps est une arme. Une arme de possession. Une arme de destruction. Son sexe est dressé, dur, chaud, puissant, menaçant, possessif. Il me prend par derrière. En même temps. Le premier ne s'est pas arrêté. Ils me prennent ensemble. Ils me possèdent ensemble. Ils me marquent ensemble. Ils me brisent ensemble. Ils me consument ensemble. Ils me détruisent ensemble. Je crie encore. Je crie plus fort. Je crie parce que je ne peux pas faire autrement. Je crie parce que le cri







