LOGINElena recule. Elle tremble. Elle pleure. Elle crie. Elle hurle. Elle sanglote. Elle s'effondre. Elle se relève. Elle me regarde. Ses yeux verts sont rouges. Rouges de haine. Rouges de jalousie. Rouges de vengeance. Rouges de mort. Elle me regarde. Et elle dit :— Tu me le paieras. Tu me le paieras. Toi. Et elle. Et lui. Vous me le paierez. Tous. Vous me le paierez. Je jure. Je jure. Je jure de me venger. Je jure de vous détruire. Je jure de vous consumer. Je jure de vous tuer. Je jure. Je jure. Je jure.Elle sort. La porte claque. Le silence tombe. Alessandro se retourne. Il me regarde. Ses yeux sombres sont doux. Tendres. Amoureux. Possessifs. Jaloux. Dangereux. Il me regarde. Il me voit. Il me prend dans ses bras. Il me serre. Il me garde. Il me possède. Il m'aime.— Tu es à moi, dit-il, et sa voix est un murmure, une caresse, une possession, une promesse, une éternité. Tu es à moi. Et personne ne te prendra. Personne ne te touchera. Personne n
RosalieLa journée passe dans une brume étrange. Une brume de douceur. Une brume de tendresse. Une brume de confusion. Alessandro ne me donne à personne. Il ne me prête à personne. Il ne me partage avec personne. Il me garde. Pour lui. Avec lui. Contre lui. Il me lave. Il me nourrit. Il me caresse. Il me parle. Il me regarde. Il me voit. Il me possède. Mais doucement. Tendrement. Amoureusement. Possessivement. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce changement. Je ne comprends pas cette douceur. Je ne comprends pas cette tendresse. Je ne comprends pas cet amour. Mais je l'accepte. Malgré moi. Contre moi. En moi. Je l'accepte. Parce que c'est tout ce que j'ai. Parce que c'est tout ce que je suis. Parce que c'est tout ce que je peux. Parce que c'est tout.Le soir tombe. La salle à manger est illuminée. Les chandeliers en argent projettent des ombres dansantes. La table en acajou est dressée. Les verres en cristal brillent. Les couverts en argent scintil
RosalieLa lumière du matin entre dans la chambre comme une caresse, douce et dorée, une lumière qui n'a rien de la lame glacée des autres matins, une lumière qui se pose sur mes paupières avec une délicatesse que je ne lui connaissais pas, une lumière qui me tire du sommeil comme on tire un enfant de son lit, avec douceur, avec patience, avec amour. Je flotte encore dans cet entre-deux, dans cette brume où les souvenirs de la nuit n'ont pas encore repris leur place, où les marques sur mon corps ne me font pas encore souffrir, où je ne suis pas encore Rosalie la brisée, Rosalie la possédée, Rosalie la chose. Je suis juste un corps chaud, un corps lourd, un corps qui a oublié pendant quelques heures ce qu'il est devenu.Et puis je sens quelque chose. Quelque chose qui n'était pas là les autres matins. Quelque chose de chaud. De solide. De puissant. Quelque chose qui m'entoure. Des bras. Des bras autour de moi. Des bras qui me tiennent. Des bras qui me serr
Le premier s'approche. Il est nu. Complètement nu. Son corps est une arme. Une arme de possession. Une arme de destruction. Son sexe est dressé, dur, chaud, puissant, menaçant, possessif. Il me prend par devant. Brutalement. Profondément. Puissamment. Possessivement. Je crie. Je ne peux pas retenir le cri. Je ne peux pas retenir la douleur. Je ne peux pas retenir la honte. Je ne peux pas retenir le désespoir. Je ne peux pas retenir le plaisir.Le deuxième s'approche. Il est nu. Complètement nu. Son corps est une arme. Une arme de possession. Une arme de destruction. Son sexe est dressé, dur, chaud, puissant, menaçant, possessif. Il me prend par derrière. En même temps. Le premier ne s'est pas arrêté. Ils me prennent ensemble. Ils me possèdent ensemble. Ils me marquent ensemble. Ils me brisent ensemble. Ils me consument ensemble. Ils me détruisent ensemble. Je crie encore. Je crie plus fort. Je crie parce que je ne peux pas faire autrement. Je crie parce que le cri
Je me déteste parce que je suis devenue une chose. Je me déteste parce que je suis devenue une poupée. Je me déteste parce que je suis devenue une propriété. Je me déteste parce que je suis devenue un objet. Je me déteste parce que je suis devenue un jouet. Je me déteste parce que je suis devenue une esclave. Je me déteste parce que je suis devenue un rien. Je me déteste parce que je ressens du plaisir là où je devrais ressentir de la douleur. Je me déteste parce que je jouis là où je devrais crier. Je me déteste parce que je suis devenue ce qu'il voulait que je sois. Je me déteste parce que je suis devenue ce que je ne voulais pas être. Je me déteste parce que je suis devenue ce que je méprise. Je me déteste parce que je suis devenue ce que je hais. Je me déteste parce que je suis devenue ce que je ne suis pas. Je me déteste parce que je suis devenue ce que je suis.J'entends des pas dans le couloir. Des pas lourds, assurés, impitoyables. Des pas qui résonnent su
Marco jouit. Il se retire. Il me retourne. Il me regarde. Il sourit. Il dit :— Elle est bonne. Elle est chaude. Elle est serrée. Elle est douce. Elle est soumise. Tu as fait un bon travail, Alessandro. Tu as fait d'elle une chose parfaite. Une poupée parfaite. Une propriété parfaite. Un objet parfait. Un jouet parfait. Une esclave parfaite. Un rien parfait.Alessandro se lève. Il s'approche de moi. Il me prend dans ses bras. Il me serre contre lui. Il me possède encore. Il me marque encore. Il me garde encore. Et il dit à Marco :— Maintenant, tu pars. Tu as eu ce que tu voulais. Tu as eu ce que je t'ai donné. Tu as eu ce que tu méritais. Maintenant, tu pars. Et tu ne reviens jamais. Jamais. Jamais. Jamais.Marco sourit. Il se dirige vers la porte. Il ramasse ses vêtements au passage. Il se rhabille rapidement. Je l'entends. J'entends le tissu qui glisse sur sa peau. J'entends le métal des boutons. J'entends le cuir de la ceinture. J'en







