Se connecterChapitre 53
Maëlys
Je me réveille dans ses bras. Sa main repose sur ma taille. Son souffle caresse ma nuque. Je reste immobile, les yeux fermés.
— Vous êtes réveillée, dit-il.
— Oui.
— Vous avez bien dormi ?
— Mieux que jamais.
Il se redresse sur un coude. Il sourit. Un vrai sourire.
Chapitre 61EthanJe rouvre le dossier. Cette fois, je lis tout. Chaque page. Chaque ligne. Et plus j'avance, plus la vérité m'écrase.Le père de Maëlys. En bas d'une lettre. Une accusation formelle. Il aurait provoqué la chute des Wexford. Pas seulement la grand-mère. Lui aussi. Il a signé un accord. Il a facilité la fraude. Il a participé.Je pose la lettre. Je me lève. La colère monte. Froide. Violente. Ma vengeance est justifiée. Enfin. Toutes ces années. Toute cette haine. Elle avait un sens. Le père de Maëlys était coupable. Sa famille était coupable. Et moi, je n'ai fait que réparer une injustice.Mais alors pourquoi est-ce que je souffre ? Pourquoi chaque page me brise ? Pourquoi je pense à elle ? À son visage. &Agrav
Chapitre 60EthanL'enveloppe est là, sur le bureau. Épaisse. Scellée de cire noire. Marcus l'a posée ce matin sans un mot. Il sait ce qu'elle contient. Il sait ce que j'attends depuis des années.Je brise le sceau. J'ouvre. Les feuillets glissent entre mes doigts. Des noms. Des dates. Des signatures. Et puis je m'arrête. Maëlys. Son nom. Au centre. Partout.Je relis. Deux fois. Trois fois. Le contrat. L'accord. La fraude. Sa grand-mère a tout orchestré. Mais c'est son nom qui apparaît. Héritière. Bénéficiaire. Sans elle, rien n'aurait tenu. Sans son nom, sans son héritage, la machination n'aurait pas fonctionné.Je pose les feuillets. Je me lève. La fenêtre m'attire. Dehors, Maëlys lit sur le banc. Sa robe claire. Ses cheveux r
Chapitre 59MaëlysJe n'ai pas dormi. Toute la nuit, j'ai fixé le plafond, les yeux ouverts, le cœur lourd. Ethan n'est pas monté. Il est resté dans son bureau. Je le sais. J'ai entendu ses pas, puis le silence. Il ne m'a pas cherchée. Il ne s'est pas excusé. Il n'a pas frappé à ma porte.Ce matin, je descends. Il est dans la salle à manger. Il boit son café. Il lève les yeux quand j'entre. Son visage est fatigué. Ses yeux sont cernés. Il n'a pas dormi non plus.— Maëlys.— Ethan.Je m'assois en face de lui. Le silence est lourd. Je le fixe. Il détourne le regard.— Je suis désolé.— Pour quoi ?— Pour hier. Pour le mensonge. Pour tout. 
Chapitre 58EthanJe sors du salon, le cœur en feu. Marcus m'attend dans le couloir. Je lui fais signe de me suivre dans mon bureau. La porte se referme.— Qu'est-ce que c'est ?— Victor a pris la fuite. Avec des documents.Je serre les poings.— Lesquels ?— Des copies. Sur votre père. Sur l'accord. Sur tout.Je m'assois, la tête entre les mains. Victor. Le saboteur. Le traître. Et maintenant, il s'enfuit avec des preuves qui pourraient tout détruire.— Retrouvez-le. Je veux ces documents. Et je veux Victor.— Oui, monsieur.Il sort. Je reste seul. Le silence m'écrase. Je repense à Maëlys. À sa question. À son regard. Elle attendait. Elle attendait que je
Chapitre 57MaëlysLa question me brûle les lèvres depuis des jours. Je la repousse, je l'enterre, je fais semblant de l'oublier. Mais elle revient. Toujours. La nuit, surtout. Quand le silence est trop lourd et que ses bras autour de moi ne suffisent plus à me rassurer.Ce matin, je n'en peux plus. Je dois savoir. Je dois entendre la vérité, même si elle doit me briser.Ethan est dans la salle à manger. Il lit un journal. Il boit son café. Il lève les yeux quand j'entre.— Vous êtes levée tôt.— Je n'ai pas dormi.Il repose son journal. Son regard s'inquiète.— Qu'est-ce qui se passe ?Je m'assois en face de lui. Mes mains tremblent. Je les pose sur la table. J
Chapitre 56EthanLe dossier est ouvert devant moi. Les vieilles lettres. Les photographies. Les documents jaunis. Je les ai lus et relus. Chaque mot ravive une blessure. Chaque ligne attise une haine que je croyais éteinte.Mon père. Sa signature. Sa trahison. Il savait. Il a participé. Et pourtant, je l'ai pleuré. J'ai vengé sa mémoire. J'ai bâti ma vie sur sa mort. Sur un mensonge.Je repousse les papiers. Je me lève. Je marche. La pièce est trop petite. Trop étouffante. Je vais à la fenêtre. Dehors, la nuit est noire. Pas une étoile. Je pose mon front contre la vitre froide.Maëlys. Son visage s'impose. Ses yeux verts. Son sourire. Sa main dans la mienne. Elle m'a dit qu'elle ne me pardonnait pas encore. Mais qu'elle m'écoutait. Elle est restée. Malgré les fissur







