เข้าสู่ระบบLe lendemain matin, Valenor était baignée dans un soleil timide. La pluie de la veille avait laissé les rues brillantes, et le parfum d’herbe mouillée s’élevait entre les bâtiments. Aya et Kylian marchaient côte à côte, silencieux, tandis que Lucien et Élise les suivaient à distance, préparant un café à emporter.— Tu crois qu’elle nous suit encore ? demanda Aya à voix basse, brisant le silence.— Certainement, répondit Kylian, son regard balayait les toits et les fenêtres. Pas de mouvement suspect, mais ce n’est jamais évident. Elle sait se cacher.Aya soupira.— Elle a un talent pour se faire oublier… presque énervant.— Oui, répondit Kylian, ironique. Un peu comme toi, parfois.Elle lança un regard surpris mais amusé.— Moi ? énervante ?— Disons… insaisissable.Aya sourit, mais l’humour ne masquait pas la tension. Elle savait que la femme rôdait toujours, prête à apparaître quand elles s’y attendaient le moins.Ils arrivèrent dans un petit café discret, loin des foules. Lucien se
Le lendemain, Valenor semblait étrangement calme. Les pavés luisants par la pluie de la veille reflétaient la lumière des lampadaires comme des éclats de verre. Aya marchait à côté de Kylian, carnet à la main, tentant de transformer la peur de la veille en méthodique détermination.— Alors, lança Lucien en fronçant les sourcils, vous deux, vous allez continuer à jouer aux amoureux distraits ou on va enfin trouver qui a tiré sur nous hier soir ?— On est sérieux, dit Élise en ajustant ses lunettes. Et toi, arrête de faire des blagues, ton humour pourrait te tuer avant les snipers.Aya esquissa un sourire en coin.— Tu vois, Kylian, dit-elle doucement, même Lucien commence à comprendre que tu me surprotèges trop.— Et toi, tu continues à te mettre en danger. Symétrie parfaite, répondit-il, un léger sourire ironique sur les lèvres.Ils pénétrèrent dans le quartier industriel, plus silencieux et plus désert que la veille. Aya détaillait chaque façade, chaque entrée secondaire, chaque camé
Valenor brillait cette nuit-là comme une illusion dangereuse. Les néons du quartier d’Aurélia se reflétaient sur les trottoirs humides, la musique s’échappait des bars bondés, et les rires fusaient dans l’air froid. Les lampadaires tremblaient légèrement à cause du vent, et le parfum de la pluie récente persistait, mélange de béton et de terre mouillée. Pour la première fois depuis longtemps, Aya avait accepté de sortir sans objectif précis. Elle voulait sentir la ville, respirer sans chercher de réponses, juste… exister.— Rappelle-moi pourquoi on est là ? cria Lucien par-dessus la musique.— Pour faire croire qu’on est normaux, répondit Élise en ajustant sa veste. Et accessoirement, pour respirer.Aya esquissa un sourire. Elle portait une robe noire simple, manteau long, cheveux lâchés, ondulés naturellement, presque libres. Kylian marchait à ses côtés, trop élégant pour un simple verre entre amis, trop attentif pour quelqu’un qui se détend vraiment. Son regard balayait la foule ave
La nuit était tombée depuis longtemps sur Valenor, mais Aya n’arrivait toujours pas à dormir. Elle était assise sur le lit, son téléphone posé à côté d’elle, éteint, comme s’il pouvait mordre à tout moment.Kylian se tenait près de la fenêtre, observant la rue en contrebas. Depuis l’incident de la bibliothèque, il avait changé. Plus silencieux. Plus attentif. Comme si chaque détail pouvait devenir une menace.— Tu penses encore à elle, dit-il sans se retourner.Ce n’était pas une question.Aya acquiesça.— Elle savait trop de choses. Et surtout… elle savait quand parler.Kylian fronça légèrement les sourcils.— Explique.Aya inspira lentement.— Elle ne m’a rien révélé de concret. Aucun nom. Aucun lieu précis. Juste assez pour me déstabiliser. Comme si son but n’était pas de m’aider… mais de me préparer.Kylian se tourna vers elle.— À quoi ?Aya haussa les épaules, mal à l’aise.— Je ne sais pas encore. Mais j’ai la sensation étrange que ce que nous vivons maintenant n’est qu’un prél
Le trajet de retour fut brutalement silencieux.Pas le silence calme de ceux qui se comprennent, mais celui, lourd et coupant, de ceux qui retiennent trop de choses à la fois. Aya gardait les bras croisés, le regard fixé sur la vitre. Kylian conduisait trop vite, la mâchoire serrée, les épaules rigides.Dès qu’ils franchirent la porte de l’appartement, il referma derrière eux d’un geste sec.— À quoi tu pensais ? lança-t-il enfin.Aya sursauta à peine.— Je pensais que c’était une piste.— Non. Tu pensais que tu pouvais gérer ça seule.— Parce que je le peux.Kylian se tourna vers elle, les yeux sombres.— Tu as failli mourir.— Je suis encore debout.— Ce n’est pas un argument, Aya.Elle se redressa, piquée au vif.— Tu crois que j’ai choisi cette vie ? Tu crois que je peux rester assise à attendre pendant qu’on me cache des choses au nom de ma sécurité ?— Oui, répondit-il sèchement. Parce que cette fois, ce n’est pas qu’une enquête. C’est une chasse.Aya sentit sa gorge se nouer.—
Aya n’aurait pas dû répondre.Elle le savait. Dès l’instant où son téléphone vibra de nouveau, dès l’instant où elle lut le message une seconde fois. Tu poses les bonnes questions, mais pas au bon endroit. Ce genre de phrase n’était jamais une invitation innocente. C’était un appât.Et pourtant, elle répondit.Un seul mot.« Où ? »Kylian était dans la pièce voisine, en pleine discussion avec Lucien. Aya se persuada que ce n’était pas une trahison, juste une initiative. Une décision professionnelle. Après tout, elle était journaliste. Suivre une piste, même risquée, faisait partie du métier.Le message arriva presque immédiatement.« Seule. Dans une heure. Quartier Est. Ancienne bibliothèque. »Son cœur s’emballa. Le Quartier Est était partiellement abandonné, mal surveillé, un terrain idéal pour une embuscade. Aya verrouilla son téléphone, inspira profondément et se leva.Elle enfila un manteau sombre, glissa son carnet dans son sac. Elle jeta un coup d’œil à la porte derrière laquel







