Home / Romance / Sœurs de sang, Sœurs de lit / CHAPITRE 172 – L’interrogatoire

Share

CHAPITRE 172 – L’interrogatoire

Author: L'encre
last update publish date: 2026-08-24 11:58:03

— Tu te trompes. Delcourt a besoin de moi.

— Delcourt a besoin de quelqu’un pour faire le sale boulot. Mais si tu disparais, il en trouvera un autre. Des types comme toi, il y en a des dizaines à Paris. Des anciens flics corrompus, prêts à tout pour de l’argent.

Lambert serra les mâchoires mais ne répondit pas. Amir avait touché juste.

— Tu veux savoir ce qui t’attend si tu ne parles pas ? poursuivit Amir. On transmet le dossier au procureur. On donne tout ce qu’on a : les relevés bancaires, le
Continue to read this book for free
Scan code to download App
Locked Chapter

Latest chapter

  • Sœurs de sang, Sœurs de lit   CHAPITRE 172 – L’interrogatoire

    — Tu te trompes. Delcourt a besoin de moi.— Delcourt a besoin de quelqu’un pour faire le sale boulot. Mais si tu disparais, il en trouvera un autre. Des types comme toi, il y en a des dizaines à Paris. Des anciens flics corrompus, prêts à tout pour de l’argent.Lambert serra les mâchoires mais ne répondit pas. Amir avait touché juste.— Tu veux savoir ce qui t’attend si tu ne parles pas ? poursuivit Amir. On transmet le dossier au procureur. On donne tout ce qu’on a : les relevés bancaires, les enregistrements, les témoignages. Toi, tu es dedans jusqu’au cou. Complicité de meurtre. Corruption. Subornation de témoins. Tu prendras perpétuité. Et pendant que tu seras en prison, Delcourt et Servin seront dehors, libres, riches, intouchables. Ils ne lèveront pas le petit doigt pour toi. Ils ne paieront pas un avocat. Ils ne verseront pas un centime à ta famille.Amir fit une pause, laissant les mots faire leur chemin.— Ta fille, Manon. Elle aura besoin de toi. Elle aura besoin d’un père,

  • Sœurs de sang, Sœurs de lit   CHAPITRE 171 – L’interrogatoire

    Éléonore était pétrifiée au volant, les mains crispées sur le volant, le regard fixe. Elle venait d’assister à un enlèvement. Un vrai. Avec violence, arme et Taser. Rien de ce qu’elle avait vécu jusqu’à présent ne l’avait préparée à ça.— Éléonore, dit Amir en posant une main sur son épaule. Si tu ne peux pas, arrête-toi. Descends de la voiture. On trouvera une autre solution.Elle tourna la tête vers lui. Son visage était pâle, ses yeux écarquillés, mais il y avait dans son regard une détermination qui ne s’était pas éteinte.— On n’aura pas de seconde chance, dit-elle.— Non. On n’en aura pas.Elle prit une profonde inspiration, tourna la clé de contact, et enclencha la première. La camionnette s’ébranla dans le parking souterrain, remonta la rampe, et déboucha dans la nuit parisienne.— Où est-ce qu’on va ? demanda-t-elle.— À l’entrepôt, répondit Amir. Celui de la rue de Charonne. Il est désaffecté, personne ne viendra nous y chercher.— Et ensuite ?— Ensuite, on lui parle. Vraim

  • Sœurs de sang, Sœurs de lit   CHAPITRE 170 – L’enlèvement de Lambert

    — Je ne toucherai à personne. Je ne suis pas comme toi. Mais les hommes pour qui tu travailles, eux, sont comme toi. Pire que toi. Tu crois que Charles Delcourt hésiterait une seconde à utiliser ta fille contre toi, s’il apprenait son existence ? Tu crois que Jacques Servin aurait le moindre scrupule à s’en prendre à elle pour te faire obéir ?Lambert ne répondit pas. Ses poings s’étaient serrés, ses mâchoires contractées. Il regardait Amir avec une intensité nouvelle – non plus de la méfiance, mais de la peur. Une peur viscérale, animale, qui le rendait dangereux.— Qu’est-ce que tu veux ? demanda-t-il d’une voix rauque.— Ton témoignage. Contre Jacques Servin. Contre Charles Delcourt. Dis-moi ce qui s’est passé il y a trois ans. Dis-moi qui a ordonné la mort de Clara Moreau, et qui l’a exécutée.— Tu sais très bien ce qui s’est passé.— Je le sais. Mais j’ai besoin de l’entendre de ta bouche. J’ai besoin d’une preuve. Un enregistrement, une confession, un témoignage devant un juge.

  • Sœurs de sang, Sœurs de lit   CHAPITRE 169 – L’enlèvement de Lambert

    Le mardi soir arriva plus vite qu’Éléonore ne l’aurait voulu. Les jours précédents avaient été consacrés aux préparatifs – repérage des lieux, synchronisation des montres, mise en place d’un système de communication crypté entre les membres de l’équipe. Simon avait fourni des photos récentes de l’immeuble de Lambert, des plans du quartier, des itinéraires de fuite en cas d’imprévu. Rebecca avait révisé le fonctionnement du Taser qu’elle comptait utiliser si les choses tournaient mal. Amir, lui, avait passé des heures à répéter son discours, à peser chaque mot, chaque argument, chaque menace voilée.Et maintenant, ils étaient là.Le parking souterrain de la place de la République était désert à cette heure tardive. Les néons blafards jetaient une lumière crue sur le béton humide, et l’écho des gouttes d’eau qui tombaient du plafond rythmait le silence. La camionnette d’Amir était garée près de la sortie, tous feux éteints. À l’intérieur, Éléonore était assise au volant – c’était elle q

  • Sœurs de sang, Sœurs de lit   CHAPITRE 168 – La planque de Lambert

    Simon sortit une dernière photo de sa sacoche. Une photo floue, prise de loin, probablement avec un téléobjectif. On y voyait Lambert debout devant la porte de son immeuble, en grande conversation avec un homme plus âgé, vêtu d’un costume sombre.— Charles Delcourt ? demanda Éléonore.— Non. Regardez mieux.Amir prit la photo et l’approcha de la lampe. L’homme sur le cliché était grand, mince, les cheveux grisonnants, le visage marqué par des années de pouvoir et de calculs. Il portait une cravate sombre sur une chemise blanche, et sa main gauche tenait une mallette en cuir.— Jacques Servin, murmura-t-il.— Lui-même, confirma Simon. Il est venu en personne, il y a trois jours. Il est resté une heure dans l’appartement de Lambert. Quand il est ressorti, il n’avait plus la mallette.— Il lui a donné de l’argent, dit Rebecca. Ou des documents. Ou les deux.— Ou un ordre, ajouta Éléonore d’une voix sombre. L’ordre de nous retrouver et de nous éliminer.Amir reposa la photo sur la table,

  • Sœurs de sang, Sœurs de lit   CHAPITRE 167 – La planque de Lambert

    — Tu veux qu’on l’aborde dans un bar ? demanda Amir.— Pas nous. Toi.— Moi ?— Tu l’as déjà rencontré, il y a trois ans. Il te connaît. Il sait que tu n’es pas un adversaire violent, mais un journaliste qui cherche la vérité. Si tu l’approches calmement, sans agressivité, il t’écoutera peut-être.— Et s’il refuse de m’écouter ?— Alors on passera au plan B.— Quel est le plan B ?Rebecca sourit – un sourire mince, presque féroce.— On transmet tout ce qu’on a au procureur, et on laisse la justice faire son travail. Mais ce serait mieux d’avoir son témoignage. Pour Clara. Pour toutes les victimes.Amir resta silencieux un moment, les yeux fixés sur la carte de Paris. Puis il hocha la tête.— D’accord. J’irai lui parler. Mais pas seul. Tu seras là, en retrait, au cas où les choses tourneraient mal.Quelque part dans cette ville, Lambert menait sa vie tranquille, ignorant que trois femmes et un journaliste déchu étaient en train de tisser leur toile autour de lui. Bientôt, il le saurait

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status