LOGIN02h30 - Mercredi 10 juillet 2002
Plaine des Palmistes- La kaz mémé Chambre de Jonathan - Suspendu dans le temps POV de Juliette On décide d'aller se coucher. Vicky me demande si ça me dérange qu'elle aille dormir avec Vince, mais qu'il faut que je la couvre. Bien sûr, j'accepte d'être la complice de ma chérie. On va en chambre et, au bout de 20 minutes, Vicky décide d'aller dans la chambre de son chéri en me faisant un gros câlin et un bisou pour me souhaiter bonne nuit. 3h00 du matin, je reçois un SMS de Jonathan : *Jouns : Tu dors ? Moi : Non, je sors de la douche mais ta sœur dort déjà, cette marmotte. Oh la menteuse que je suis ! et je rigole de ma connerie. Jouns : On peut continuer à parler ? Moi : Oui, si tu veux, mais je m'excuse d'avance au cas où je m'endors pendant la conversation. Jouns : Ça te dit de me rejoindre dans ma chambre pour discuter ? Ne t'inquiète pas, je vais pas te manger. Moi : D'accord ! Punaise, comment j'ai fait pour répondre aussi vite, oh la crevarde. En moins de 5 minutes, je me retrouve devant sa porte en espérant que personne ne m'ait vue, parce que j'ai jamais eu aussi peur de me faire choper... pourtant, j'en ai fait des conneries, mais là, c'est différent. J'ai l'impression que Jouns m'a entendue, car il ouvre la porte, me tend le bras et me fait entrer comme un éclair en vérifiant que personne ne nous voit. Jouns : Mon cafrine de miel, tu as peur qu'on te voit dans la chambre du beau Black ? Moi : Sinon, tes chevilles vont bien ? Jouns : Merci de demander, elles vont très bien mes chevilles. On rigole tous les deux, et bien sûr, maladroite comme je suis, je trébuche et tombe sur Jouns qui me rattrape juste avant que j'embrasse son parquet. Moi : Merci ! Jouns : De rien, mon *cafrine. Jouns m'invite à prendre place sur son lit en m'aidant à monter, car il est assez haut quand même. On parle de tout et de rien pendant au moins 30 minutes. Il me propose une canette de jus, car oui monsieur a un mini-frigo, mais aussi une salle de bain avec lavabo et WC, une télévision et son dressing dans sa chambre. *Jouns=Jonathan *cafrine : petit nom donné aux filles de la Réunion POV Inconscient Il existe des instants suspendus où le temps semble ralentir, où chaque geste, chaque sourire, prend une importance démesurée. Cette nuit-là, Juliette franchit une frontière invisible : celle qui sépare l’innocence de l’adolescence et la découverte troublante d’une complicité plus intime. Entre le risque d’être surprise, les rires maladroits et les confidences partagées, elle comprend qu’il y a des liens qui se construisent en silence, loin des regards. Dans la chambre de Jonathan, ce n’est pas seulement une discussion nocturne : c’est une promesse muette, celle qu’un jour peut-être, ce lien trouvera sa place. La morale, c’est que les plus beaux souvenirs naissent souvent de l’interdit, de ces moments où l’on ose sortir de sa zone de confort, où l’on se surprend à être soi-même, et où l’on découvre que parfois, la vraie magie de la vie tient en une porte fermée, deux âmes éveillées et un fou rire au milieu de la nuit.03h00 – Samedi 7 août 2004New York – Chalet au bord d’un lacDans la chambre de Liam – La passionPOV JulietteLa soirée dans ce chalet est incroyable. L’air est doux, l’ambiance électrique, et j’ai l’impression d’être loin de tout : de mes doutes, de mes hésitations. Apryle et Léa sont en folie, elles rigolent, dansent, m’entraînent avec elles. On se défoule, on rit, on saute, et ça fait du bien de sentir la vie pulser dans mes veines.Puis le DJ baisse le tempo. Une musique douce, sensuelle. J’ai besoin de souffler et je m’écarte un peu. C’est là que Liam arrive vers moi, sourire malicieux aux lèvres.—« Une danse, Juliette ? »Je ne résiste pas. Je prends sa main. Il danse bien, avec fluidité et douceur, sans jamais me brusquer. Son regard sur moi est apaisant, sincère. Sur cette musique, je me laisse aller. Tout le reste disparaît. La lumière tamisée dessine des ombres douces sur nos visages, il rapproche légèrement son corps du mien, toujours en respectant mes limites. So
2h00 – Samedi 7 août 2004New-York – Dans un pub branchéPub à Brooklyn – Une ambiance de foliePOV de JonathanLe pub est bondé, vibrant, bruyant. On passe la porte et direct, tous les regards se tournent vers nous. Surtout vers les filles. Faut dire qu’elles envoient ce soir. Et Juliette… putain. Juliette, elle capte la lumière. Sa robe, son sourire, sa démarche. Elle irradie sans faire exprès.On repère notre table dans un coin un peu plus au fond. Paul, Ryan et deux autres gars qu’on connaît de leur fac sont déjà là, bières à la main. Même Sandy et deux autres filles du campus sont présentes, bien installées, en train de papoter. Sandy nous fait signe de venir, le sourire large, un peu trop content de nous voir débarquer.On se fraie un chemin, je me retourne pour voir si Juliette suit… Elle est juste derrière moi, en train de rire avec Apryle. Je sens déjà que la soirée va me mettre à rude épreuve.À peine arrivé, Ryan lève les yeux et scanne Juliette de haut en bas, sans
17h00 – Vendredi 6 août 2004New York- Appartement J&VVisite guidée – Croquer la vie a pleine dentPOV JulietteDepuis qu’il m’a sorti son “j’ai envie de te faire l’amour sur la terrasse” avec son air sérieux, intense et brûlant, je l’évite. Carrément. Genre stratégie d’évitement niveau expert. Je fuis son regard, je me déplace à l’opposé de la pièce dès qu’il entre. Bref, j’essaie de sauver ma peau.Sauf que mon corps, lui, n’est clairement pas d’accord avec ce plan. À chaque fois que je le frôle, c’est comme une décharge électrique. Mes bras frissonnent, mon ventre se contracte, et j’ai chaud. Trop chaud. Le pire dans tout ça ? C’est que monsieur a compris. Et il en joue. Le salopard. Il se penche trop près quand il me parle, il me frôle « sans faire exprès », il me regarde comme s’il pouvait lire dans ma tête… et ça me rend folle.Là, on est de sortie avec Apryle et Léa, ses potes. L’ambiance est bonne, elles sont cool. On est en train de visiter la ville, direction la statue
18h00 – Vendredi 30 juillet 2004New York- Appartement J&VDans le salon – Soirée avec des colocataires fousPOV JonathanDepuis notre conversation à cœur ouvert, les choses entre Juliette et moi se sont doucement apaisées. On peut enfin se parler sans crier, sans se déchirer. C’est fragile, mais c’est déjà ça.Elle me regarde parfois. Me sourit. Mais il y a toujours cette distance, cette frontière invisible qu’elle garde entre nous. Et je n’ai pas encore le droit de la franchir. Pas de baiser, pas de gestes tendres, pas même de main effleurée sans que ce soit mesuré, retenu. Et pourtant, mon corps tout entier la réclame.Juliette me rend fou. D’envie. De frustration. D’amour aussi.Je la frôle parfois. Un contact léger, innocent en apparence : une main sur son épaule, un frôlement dans son dos, un regard qui traîne trop longtemps. Et chaque fois, je capte un frisson, un souffle retenu, un battement de cils. Elle n’est pas indifférente. Elle résiste, mais je le sens : une part
14h00 – Mercredi 28 juillet 2004Appartement – New YorkSalon – Fou moi la paixPOV JulietteAprès le petit-déjeuner, je suis remontée dans la chambre pour me reposer. Vicky et Vincent sont sortis déjeuner tous les deux. Jonathan ? Je ne sais pas où il est, et honnêtement… je ne veux pas le savoir. Pas maintenant.J’ai passé un moment au téléphone avec mes parents. J’ai mis mon masque de « tout va bien », comme une pro. Un ton enjoué, des réponses brèves, rien de suspect. Mais quand j’ai raccroché, le silence est revenu. Et avec lui, le vide.Une heure plus tard, mon ventre me rappelle à l’ordre. Je descends me faire un sandwich. Quand je passe dans le salon, je vois Jonathan. Il regarde la télé, mais dès qu’il m’aperçoit, il coupe le son, puis l’écran. Je l’ignore. Je trace vers la cuisine.Il finit par me suivre. Je le sens dans mon dos pendant que je prépare à manger. Pas un mot. Je m’installe, je mange. Lentement. Il ne bouge pas. Puis, alors que je me lève pour nettoyer, il
10h00 – Mercredi 28 juillet 2004 New York - Appartement des garçons Cuisine – Un réveil difficile 3h12 du matinPOV Vicky Je suis restée plantée là, dans cette cuisine silencieuse, pendant que Juliette s’est enfermée dans la chambre aménagée pour elle, et que Jonathan s’est éclipsé sans un mot.La lumière du frigo éclaire faiblement la pièce. Mes mains tremblent autour du verre d’eau que je n’arrive même pas à porter à ma bouche. Je suis en colère. Contre lui. Contre moi aussi, un peu. J’aurais dû voir venir cette connerie. J’aurais dû insister pour qu’elle ne vienne pas. Ou au moins lui dire. Mais elle était tellement heureuse, tellement impatiente… Et lui, il savait. Il savait qu’elle allait venir. Et malgré ça, il a ramené cette fille dans son lit ?Putain, mais qu’est-ce qu’il lui a pris ?Je m’appuie contre le plan de travail, dos à l’évier. Le silence me pèse. J’entends les bruits étouffés dans la chambre. Les pas de Vincent qui va voir Juliette. Le grincement de la p







