Dans cette deuxième partie haletant, Léna plonge au cœur d’un labyrinthe d’ombres où amitié, amour et loyauté vacillent dangereusement. Sous les apparences familières, les masques tombent, révélant des vérités aussi douloureuses qu’inattendues. Trahie par celles et ceux qu’elle croyait proches, Léna découvre que le Collectif Miroir est plus insidieux et puissant qu’elle ne l’imaginait, prêt à tout pour contrôler leurs vies.Entre les révélations explosives sur Camille, espionne à double jeu, et les secrets lourds que Mathis porte pour la protéger, les relations se tendent, les alliances se fissurent, et la peur s’immisce jusque dans les cœurs. Chaque message, chaque regard devient un piège, chaque rencontre une épreuve.Au rythme des explosions et des silences, de la pluie et des nuits glaciales, Léna doit choisir en qui croire, alors que la guerre contre le Collectif s’intensifie. Un fragile espoir d’amour renaît, mais à quel prix ? Dans ce jeu dangereux où la vérité brûle, l’aube po
> "Parfois, ce n’est pas ce qu’on voit qui est inquiétant… c’est ce qu’on commence à ressentir sans pouvoir l’expliquer."---Le messageLéna n’a pas dormi cette nuit-là.Allongée dans son lit, les yeux ouverts dans le noir, elle fixait l’écran de son téléphone, comme si le message pouvait disparaître à force d’être regardé.> "Il y a un mensonge dans ton lit."Six mots. C’était tout. Mais chacun d’eux résonnait comme un écho dans sa poitrine.Elle avait vérifié plusieurs fois : le numéro était masqué, inconnu, sans nom ni photo. Aucun message précédent. Aucun autre après.La pièce était calme. Trop calme. Le genre de silence qui met mal à l’aise, comme si même l’air retenait son souffle.Elle avait d’abord pensé à Elias.Après tout, c’était le genre de message qu’il aurait pu envoyer. Troublant. Direct. Intrusif. Le genre de phrase qui ne laissait aucun espac
Dans cette deuxième partie haletant, Léna plonge au cœur d’un labyrinthe d’ombres où amitié, amour et loyauté vacillent dangereusement. Sous les apparences familières, les masques tombent, révélant des vérités aussi douloureuses qu’inattendues. Trahie par celles et ceux qu’elle croyait proches, Léna découvre que le Collectif Miroir est plus insidieux et puissant qu’elle ne l’imaginait, prêt à tout pour contrôler leurs vies.Entre les révélations explosives sur Camille, espionne à double jeu, et les secrets lourds que Mathis porte pour la protéger, les relations se tendent, les alliances se fissurent, et la peur s’immisce jusque dans les cœurs. Chaque message, chaque regard devient un piège, chaque rencontre une épreuve.Au rythme des explosions et des silences, de la pluie et des nuits glaciales, Léna doit choisir en qui croire, alors que la guerre contre le Collectif s’intensifie. Un fragile espoir d’amour renaît, mais à quel prix ? Dans ce jeu dangereux où la vérité brûle, l’aube po
---Vendredi soir.Léna fixa son reflet dans le miroir. Son cœur battait trop vite. Une fête de plus, une énième soirée dans ce lycée où les murs avaient des oreilles, et où les regards coupaient plus que les mots.Elle hésita à y aller. Encore. Mais cette fois, quelque chose était différent. Elle n’y allait pas pour fuir. Ni pour faire semblant. Elle y allait pour en finir.Dans le salon, Mathis l’attendait déjà, adossé au mur, les mains dans les poches. Quand elle apparut, il leva les yeux. Il la dévisagea longuement, puis hocha simplement la tête.— T’es prête ?— Non. Mais j’y vais quand même.Ils partirent ensemble, en silence. Marchant dans la nuit comme deux survivants d’un feu encore chaud. Leurs mains se frôlaient, mais ne se tenaient pas. Pas encore.---La maison où se déroulait la fête était pleine à craquer.Lumières tamisées, musique étouffée, rires trop forts pour être sincères.
---Le plan était simple.Trop simple, même.Piéger Inès. Lui tendre une rumeur inventée. Une fausse information, lâchée dans une conversation anodine, et observer. Attendre. Voir si elle la faisait circuler.Mathis s’en était chargé, avec un calme presque chirurgical. Dans la cour, devant deux élèves de première friands de ragots, il avait murmuré comme par accident :— Léna pense quitter le lycée. Elle va porter plainte pour harcèlement.Juste ça. Une phrase. Jetée comme une allumette dans une forêt sèche.Et deux jours plus tard… le feu avait pris.Partout dans les couloirs, dans les chuchotements, dans les regards trop appuyés, la rumeur circulait :« Tu sais qu’elle veut porter plainte ? »« Elle s’est fait harceler, apparemment. »« Elle va se barrer du lycée. »C’était elle. C’était forcément Inès.Elle seule avait pu faire circuler cette fausse info aussi vite, aussi pr
Le soir même, Mathis accompagna Léna chez elle. Il voulait s’assurer qu’elle n’était pas seule. Qu’elle allait bien.Dans la petite chambre aux murs crème, le silence se fit lourd. Léna le regardait du coin de l’œil. Elle ne savait plus si elle devait se méfier ou se rapprocher. Tout en lui criait de lui faire confiance, mais son esprit restait marqué par les trahisons récentes, par les silences qui avaient blessé plus que les mots.Mathis, lui, semblait lutter intérieurement. Il regardait autour, mal à l’aise. Peut-être parce qu’il n’était jamais venu ici auparavant. Ou peut-être parce que l’atmosphère entre eux avait changé. Comme si une frontière invisible avait été franchie.— Tu me plais, Léna. Depuis le premier jour. Mais je t’ai laissé à Elias, parce que… je pensais qu’il te méritait.Elle ne dit rien. Mais son cœur battait de plus en plus fort. Ce n’était pas ce qu’elle attendait. Pas ce soir. Et pourtant… une partie d’elle avait
---Léna n’alla pas en cours ce jour-là.Elle resta allongée, les yeux ouverts, le regard perdu dans le plafond fissuré de sa chambre. Elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Son téléphone vibrait parfois, mais elle n’avait plus la force de répondre. Plus d’énergie pour faire semblant. Elle était vidée. Hantée par les mêmes images en boucle :Le regard déçu d’Elias.Le silence de Mathis.Le message dans son casier.Et surtout… la voix.Cette voix féminine, glaciale, chuchotée à l’autre bout du fil, qui lui avait donné la nausée."Tu pensais vraiment pouvoir t’en sortir comme ça ?"La phrase résonnait encore dans son crâne. Inlassablement. Comme une gifle invisible.C’était une fille. Ce détail avait tout changé. Tout déplacé.Elle s’était focalisée sur Elias, sur Mathis, sur les garçons. Comme si les garçons détenaient le pouvoir. Comme si les garçons étaient la clef.Mais non. Il y avait une ombre fémini