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Chapitre 4

last update Data de publicação: 2026-09-27 19:20:04

Chapitre 4 

LE POINT DE VUE DE Valentina 

Nous restâmes allongés un long moment, sans parler, à écouter le silence et le bruit lointain de la fontaine. Je sentais encore son corps contre le mien, la chaleur de sa peau, le rythme de sa respiration qui peu à peu se calmait. 

Puis Sébastian releva la tête et me regarda, et dans ses yeux je vis quelque chose de nouveau, quelque chose que je n'arrivais pas à nommer, un mélange de faim et de tendresse qui me serra la poitrine.

 Il ne dit rien, il n'avait pas besoin de parler, il fit simplement glisser sa main le long de mon ventre, puis plus bas, et il écarta doucement mes cuisses.

Je le laissai faire, le souffle court, le cœur battant, et lorsqu'il descendit entre mes jambes, je sentis sa langue me trouver, chaude, précise, et je cambrai instinctivement les reins.

 Il me mangea avec une lenteur qui me rendit folle, sa langue tournant autour de mon clitoris, le suçant, le léchant, le mordillant à peine, tandis que ses doigts me pénétraient lentement, me préparant, me faisant gémir malgré moi. 

Je m'accrochai aux vêtements étalés sous moi, les poings serrés, la tête renversée en arrière, et je sentis monter en moi cette vague que je connaissais désormais, cette tension qui se concentrait dans le bas de mon ventre et qui menaçait de me submerger. 

Il ne s'arrêta pas, il continua, sa langue de plus en plus rapide, ses doigts de plus en plus profonds, et lorsque je basculai enfin, ce fut avec un cri que j'étouffai dans ma propre main, le corps secoué de spasmes, les cuisses tremblantes autour de son visage.

Il remonta alors sur moi, essuya sa bouche contre la mienne et m'embrassa, et je goûtai ma propre odeur sur ses lèvres, ce qui me fit frissonner de honte et de désir à la fois. Il ne me laissa pas le temps de reprendre mon souffle, il écarta de nouveau mes jambes et me pénétra d'un seul mouvement, et je le sentis s'enfoncer en moi, dur, épais, et je gémis contre son épaule. 

Cette fois, il ne prit pas son temps, il me baisa avec une urgence qui me coupa le souffle, ses hanches claquant contre les miennes, ses mains agrippées à mes hanches pour me maintenir en place, et je m'accrochai à lui de toutes mes forces, les ongles plantés dans son dos, les jambes nouées autour de sa taille. 

Le bruit de nos corps qui se rencontraient emplissait la nuit, et je n'arrivais plus à penser, je n'arrivais plus à réfléchir, il n'y avait plus que lui en moi, que cette sensation d'être remplie, possédée, prise comme je ne l'avais jamais été.

Il accéléra encore, ses poussées devinrent plus profondes, plus brutales, et je sentis une seconde vague monter en moi, plus forte que la première, et lorsque je basculai de nouveau, ce fut en serrant les dents pour ne pas hurler, le corps arqué contre le sien. Il continua quelques instants, puis il se raidit à son tour, enfonça son visage dans mon cou et jouit en moi, à l'intérieur, avec un gémissement sourd qui vibra contre ma peau.

 Il resta là, immobile, le souffle court, le poids de son corps sur le mien, puis il roula sur le côté sans se retirer complètement, et il m'attira contre lui, ma tête posée sur son torse, sa main caressant distraitement mes cheveux.

Je sentais sa semence couler le long de ma cuisse, je sentais la fraîcheur de l'herbe sous mon dos, je sentais la fatigue qui alourdissait mes paupières, et malgré tout cela, malgré la culpabilité qui commençait déjà à poindre quelque part au fond de moi, je me sentais bien, étrangement bien, comme si pendant quelques minutes, le monde avait cessé de tourner et que rien d'autre n'avait compté que lui et moi. 

Sébastian ferma les yeux, sa respiration devint plus lente, plus régulière, et je compris qu'il s'endormait, là, dans le jardin, sous les arbres, avec moi dans ses bras. Je me laissai aller moi aussi, bercée par le battement de son cœur, et je fermai les yeux.

Lorsque je me réveillai, il ne faisait pas vraiment jour, juste une lumière grise et pâle qui filtrait à travers les branches, l'aube qui pointait timidement à l'horizon. Je clignai des yeux, désorientée, et je mis quelques secondes à comprendre où j'étais. 

L'herbe était humide de rosée, l'air était froid, et je sentis un frisson me parcourir tout entière. Je me redressai lentement, les muscles endoloris, et je regardai autour de moi. J'étais seule. 

Les vêtements étalés sous moi étaient froissés, ma robe gisait à quelques pas, et Sébastian n'était plus là. Il était parti, sans un mot, sans un bruit, me laissant seule dans le jardin comme si rien ne s'était passé.

Je restai assise là, dans l'herbe froide, les genoux ramenés contre ma poitrine, et je sentis monter en moi une vague de honte si violente que j'eus envie de vomir. 

Putain, qu'est-ce que je venais de faire ? J'avais couché avec le fiancé de ma sœur, j'avais couché avec l'homme qui allait épouser Arianna dans moins de trois semaines, j'avais couché avec lui dans le jardin de la maison familiale, à quelques mètres de la chambre où ma sœur dormait. 

J'avais trahi ma sœur, j'avais trahi ma famille, j'avais trahi tout ce en quoi je croyais, et pour quoi ? Pour quelques heures de plaisir, pour une nuit volée, pour un homme qui m'avait laissée seule au petit matin sans même prendre la peine de me réveiller.

Je ramassai ma robe d'une main tremblante et je la serrai contre moi, mais je ne la mis pas tout de suite, je restai là, nue sous la lumière grise, à fixer le vide, et je sentis les larmes monter à mes yeux. 

Je pensai à Arianna, à son sourire, à sa confiance, à la façon dont elle m'avait pris le bras la veille en me disant qu'elle avait besoin de moi pour tout, et je me demandai comment j'allais pouvoir la regarder en face, comment j'allais pouvoir lui sourire, comment j'allais pouvoir continuer à faire semblant alors que je venais de commettre l'irréparable. 

Je pensai à Sébastian, à ses mains sur moi, à sa bouche, à sa queue en moi, et malgré la honte, malgré la culpabilité, je sentis mon corps réagir à ce souvenir, et cela me dégoûta encore plus.

Je finis par me lever, les jambes tremblantes, et je remis ma robe tant bien que mal, les boutons à moitié défaits, le tissu taché d'herbe et de terre. 

Je traversai le jardin en silence, longeant la terrasse, et je rentrai dans la maison par la porte de service pour ne croiser personne. Je montai les escaliers sur la pointe des pieds, je longeai le couloir, et je m'arrêtai devant la porte de la chambre d'Arianna. 

Je restai là, la main posée sur le bois, le souffle court, et j'écoutai. Rien. Pas un bruit. Elle dormait encore, paisiblement, sans savoir que sa sœur venait de passer la nuit dans les bras de son fiancé. Je fermai les yeux, je chuchotai un pardon que personne n'entendit, et je regagnai ma chambre.

Je me glissai sous la couette sans même me laver, je sentais encore son odeur sur ma peau, je sentais encore sa semence sécher entre mes cuisses, et je me recroquevillai en position fœtale, les yeux grands ouverts dans le noir, à fixer le mur. Putain, qu'est-ce que je venais de faire.

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