LOGINElle descendit à sept heures trente.
Elle avait dormi quatre heures, peut-être cinq, d'un sommeil sans profondeur qui l'avait laissée avec cette légèreté creuse derrière les yeux qu'elle connaissait bien maintenant. Elle s'était levée, habillée, coiffée avec une précision
À Stelvane, le jour avançait avec la lenteur particulière des journées d'hôpital.Rien de nouveau dans l'état de Darius. Les médecins parlaient de stabilité, de surveillance, de patience. Des mots qui disaient à la fois que rien n'empirait et que rien ne s'améliorait encore, cet entre-deux inconfortable où on ne pouvait que attendre et espérer.Elara attendait.Elle avait organisé l'essentiel avec Bastien dans la matinée. Une chambre dans un hôtel proche de l'hôpital où elle pourrait aller se changer et dormir quelques heures si nécessaire. Un contact direct avec l'équ
La réunion durait depuis deux heures et demie.Sébastien avait tenu. Il avait répondu à chaque question, démontré
À Val-de-Mont, il était neuf heures vingt.La salle de conférence du dix-septième étage de la tour Vane était pleine des huit partenaires internationaux assis autour de la grande table rectangulaire, leurs dossiers devant eux, leurs eaux minérales, leurs expressions de gens qui ont voyagé pour une réunion importante et qui attendent que cette réunion soit à la hauteur du voyage.Sébastien était debout devant eux, le pointeur laser dans la main droite, son dossier ouvert sur le pupitre à côté de lui, et il sentait la sueur froide dans son dos depuis exactement sept minutes, depuis le moment précis où Heinrich, le partenaire de Zurich, avait lev&eac
Bastien apparut depuis le couloir des soins intensifs, marchant vite avec cette efficacité silencieuse qui lui appartenait, cet homme dont le rôle était d'être utile avant
Une voix féminine, douce, modulée avec ce soin particulier de quelqu'un qui sait comment sa voix porte et qui la gère en conséquence. Une voix qui portait juste assez pour être entendue des gens proches sans avoir l'air de chercher à l'être des gens plus loin.La voix d'Ariane.Elara tourna la tête.Ariane était debout près d'une rangée de sièges en plastique bleu, face à un couple d'une quarantaine d'années et à une petite fille aux cheveux roux attachés en deux tresses dont l'une s'était à moitié défaite pendant la journée. La petite portait un manteau
L'avion atterrit à Stelvane à huit heures quarante-deux.Elara fut la première à se lever quand les portes s'ouvrirent, son sac de voyage sur l'épaule, son téléphone







