CHAPITRE 123 – FIN MargoLe printemps, cette fois, n’est pas un entre-deux. C’est un déferlement. Il explose dans le jardin avec une brutalité joyeuse, noyant les parterres de tulipes et de jonquilles, habillant les branches nues d’un vert si tendre qu’il en paraît liquide. L’air sent la terre réchauffée, l’herbe coupée, l’espoir.Et dans cette symphonie de renaissance, il y a le rire de Lysander. À deux ans et demi, c’est une tornade aux joues roses, un explorateur intrépide qui remue la terre à la recherche de vers, qui poursuit les papillons avec des cris de joie. Son monde est vaste et sûr. Il court sur la pelouse, trébuche, se relève, et son rire, clair comme une source, résonne jusqu’à la maison.Je le regarde depuis la véranda, une main posée sur la douce courbe de mon ventre. Dix-neuf semaines. Une petite fille. Nous l’avons appris il y a dix jours. Sur l’écran de l’échographe, un petit haricot frétillant, un cœur qui battait à un rythme fou, furieux de vie. L’échographiste a
ปรับปรุงล่าสุด : 2026-01-24 อ่านเพิ่มเติม