Chapitre 64 : Le trouble au bureauLe lendemain matin s'éveilla sur la villa, nimbé d'une brume légère que le soleil commençait à peine à percer de ses rayons obliques. Dans la cuisine, les domestiques s'affairaient déjà, et l'odeur du café fraîchement moulu se mêlait à celle, plus sucrée, des brioches tièdes que la cuisinière disposait sur un plat d'argent. Tout respirait le calme, l'ordre, la routine immuable de la maison Perrin.Pourtant, ce matin-là ne ressemblait à aucun autre.Christiane descendit l'escalier de marbre avec une lenteur prudente, une main posée sur la rampe en fer forgé. Elle portait une robe chemisier d'un bleu sobre, rehaussée d'un foulard de soie noué à son cou. Le médecin, la veille au soir, avait recommandé du repos, mais elle avait insisté pour retourner au bureau. « Je ne supporte pas l'oisiveté », avait-elle murmuré à l'intention de Miguel qui, depuis la porte de sa chambre, l'observait avec une attention muette.Il n'avait rien répondu, mais ses yeux
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