SofiaLes jours qui suivent notre trêve verbale tissent une nouvelle réalité, fragile comme la soie d’une araignée. L'espace qu'il m'offre n'est pas un vide, mais un territoire à explorer, peuplé de regards nouveaux, de silences différents. Je marche sur la plage, et son empreinte parallèle à la mienne se rapproche imperceptiblement chaque matin. Un jour, je m'arrête, je regarde l'horizon, et je sens son regard sur mon profil. Je ne me retourne pas, mais je ne bouge plus. C'est une invitation silencieuse.Il vient se tenir à mes côtés, sans un mot. Nous regardons la mer avaler le sable, reculer, revenir. Son épaule frôle la mienne. La chaleur de son corps, même à travers le lin léger, est un aimant, une brûlure douce. Je ferme les yeux, respirant l'air salin, et au lieu de la peur, c'est une tension électrique qui monte en moi, un courant qui coule de ce point de contact jusqu'au plus profond de mon ventre.— Le sable est encore froid, murmure-t-il enfin, sa voix plus grave que le gro
Terakhir Diperbarui : 2026-01-20 Baca selengkapnya