Chapitre 36 : Le goût du sang et de la patienceLE POINT DE VUE DE LEONARDO Une semaine.Sept jours d’immobilité forcée, de pansements stériles et de silences lourds.Le genre de semaine qui rend fou un homme habitué à tout contrôler.J’avais toujours cru que la douleur forgeait le caractère mais celle-là, sourde, lente, insidieuse, me rappelait surtout combien la vengeance était une meilleure anesthésie que n’importe quel MÉDICAMENT. Mon épaule me lançait encore, mais je pouvais bouger, marcher, respirer sans grimacer. Et ça me suffisait.La chambre d’hôpital, avec ses murs blanchis, avait fini par me donner la nausée.Le moindre bip de machine me rappelait que j’étais en vie par pur hasard et que quelqu’un, quelque part, avait voulu l’inverse.Alors, quand Matteo entra ce matin-là, l’air grave, un dossier sous le bras, j’ai tout de suite su que ce jour-là ne serait pas un jour comme les autres.— Tu marches déjà ? lança-t-il, me voyant debout, en chemise, un café à la main.— Je to
Last Updated : 2025-11-06 Read more