Le poumon gauche s'est partiellement affaissé, je l'entends au bruit de sa respiration, un sifflement humide caractéristique. L'hémothorax, peut-être un pneumothorax associé. Il faut drainer, évacuer le sang et l'air accumulés dans la cavité pleurale, sinon le poumon ne se regonflera pas et Silas suffoquera. — Scalpel. Drain thoracique. Bocal stérile. Je pratique une petite incision entre les côtes, insère le drain, le connecte au bocal. Le sang coule dans le tube, sombre, épais, près d'un demi-litre. Puis, lentement, le flux se tarit, et la respiration de Silas devient plus facile, plus profonde. Le poumon se regonfle peu à peu. — C'est bien, dis-je. Tu respires mieux. Reste avec moi, Silas. — Je suis là, murmure-t-il. Je suis toujours là. Mes doigts trouvent sa main, la serrent fort. Sa peau est froide, moite de sueur, mais ses doigts répondent à ma pression, faiblement mais sûrement. Il est
Last Updated : 2026-05-20 Read more