CéliaLe tremblement en moi ne s’est pas encore apaisé. C’est comme un écho lointain et doux, une vibration qui parcourt chaque veine, chaque nerf. Son poids sur moi est un ancre, un territoire connu. Je suis liquide et ouverte, offerte à la lenteur qui succède à la tempête.Léon ne se retire pas. Il reste en moi, comblé, le front contre le mien. Son souffle est profond, chaud sur mon visage. Il dépose un baiser, doux comme une brise, sur ma paupière, puis sur l’autre.— Tu vois, murmure-t-il, la voix un peu rauque, voilà ce que c’est, être rassasié et affamé en même temps.Il se retire enfin, avec une lenteur exquise qui me fait frémir. Mais il ne s’éloigne pas. Il roule sur le côté, se proppe sur un coude, et son regard parcourt mon corps comme s’il le redécouvrait. Le feu crépite, projetant des ombres mouvantes sur sa peau, sur la mienne.Sa main s’élève. Elle ne se précipite pas. Elle plane un instant, puis se pose sur mon sternum, à plat. La chaleur de sa paume semble irradier ju
Last Updated : 2026-01-29 Read more