ÉleniDeux semaines plus tard, nous rentrons.La voiture franchit le portail du domaine au ralenti. Le gravier crisse sous les pneus. Les arbres centenaires défilent, gardiens silencieux de notre refuge. La grande bâtisse apparaît enfin, majestueuse, immuable.Léandros est à côté de moi, le visage encore marqué par la fatigue, mais le regard vif. Il a insisté pour rentrer, contre l'avis des médecins. Il ne supportait plus l'hôpital, disait-il. Il avait besoin de retrouver son territoire, ses repères, sa vie.Notre vie.Je l'aide à descendre de voiture. Il s'appuie sur moi, fièrement, refusant la chaise roulante qu'on lui propose. Ses pas sont lents, précautionneux, mais il tient debout. Il marche.— Bienvenue à la maison, dit-il en franchissant le seuil.La maison. Pas le manoir, pas le domaine, pas la prison. La maison. Notre maison.Les domestiques nous accueillent en silence, avec des regards soulagés et des sourires discrets. Certains sont là depuis des années, attachés à Léandros
最後更新 : 2026-05-29 閱讀更多